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L'économie politique du néolibéralisme. Le cas de la France et de l'Italie
Amable Bruno ; Guillaud Elvire ; Palombarini Stefa
ULM
9,00 €
Épuisé
EAN :9782728804757
La France et l'Italie connaissent des évolutions économiques et politiques comparables. Contrairement à l'opinion dominante, selon laquelle des obstacles d'ordre politique empêcheraient l'adoption de mesures économiques d'inspiration néolibérale qui seraient "indispensables", ce livre analyse la mise en oeuvre d'un programme économique néolibéral en France et en Italie comme une réponse aux crises politiques que connaissent les deux pays depuis plus de deux décennies. La dissolution des anciennes alliances sociales y a rendu nécessaire la reconstitution d'un bloc social dominant. Mais le "noyau dur" du bloc néolibéral constituant une minorité politique, la stratégie consiste à s'appuyer sur une coalition sociale élargie. En France, le programme de "rupture" de Sarkozy a été conçu comme une médiation entre d'une part les attentes du "noyau dur", et d'autre part celles de la majeure partie des salariés du secteur privé. En Italie, la stratégie de Berlusconi a été de former une alliance entre le "noyau dur" et les classes précaires et assistées. Quant à la participation à l'Union européenne, elle implique dans les deux pays une pression politique forte qui est favorable à la mise en place d'une stratégie néolibérale sous des formes politiques variées.
Ce guide "grand public" répond aux questions et donne tous les renseignements utiles aux centaines de milliers de personnes qui s'inquiètent pour leurs proches (parents âgés, enfants majeurs handicapés, ...), et qui cherchent des réponses à leurs questions : comment agir avec ou à la place de ce proche ? Faut-il une mesure de protection ou pas, et à partir de quand ? Comment s'y prendre ? Dois-je être tuteur, curateur, ou non ? Si oui, quelles contraintes, en serai-je capable ? A qui m'adresser ? Si non, comment fonctionner avec le mandataire professionnel nommé par le juge des tutelles ? ... Ce guide s'adresse également à ceux qui sont déjà chargés d'une mesure de protection d'un proche, et qui souhaitent être conseillés dans cette tâche. Il a aussi été écrit pour ceux qui, sans gérer eux-mêmes la tutelle ou la curatelle, veulent en comprendre le contenu et s'assurer que ceux qui l'assurent le font en respectant toutes les règles. Les services sociaux, de plus en plus concernés par des situations vécues par des personnes à protéger, trouveront aussi là des conseils et outils précieux. Ecrit par deux praticiens, ce guide pédagogique et pragmatique comprend toutes les références des formulaires officiels, ainsi que les modèles et exemples de courriers nécessaires. Il est à jour de la loi "Justice" du 23 mars 2019, qui a modifié sur de nombreux points les règles applicables aux mesures de protection.
Résumé : Les sciences sociales et l'économie politique sont menacées par le retour d'un moralisme qui nie le conflit social et discrédite l'opposition aux projets élaborés en vue d'un prétendu " bien commun ". Ce livre soumet à une critique raisonnée l'un des courants qui incarne le mieux ce phénomène : " l'économie des conventions ". Loin de proposer une construction scientifique, ce courant offre une validation éthique aux projets politiques (en premier lieu celui de la " troisième voie ") qui disqualifient l'idéal égalitaire en privilégiant une hypothétique égalité des chances par rapport à celle des résultats. Les économistes Bruno Amable et Stefano Palombarini proposent ensuite une théorie néoréaliste du changement institutionnel qui redonne toute sa place au caractère nécessairement sélectif du choix politique. Et qui permet de reconnaître, derrière la rhétorique du bien commun, la frontière entre intérêts dominants et intérêts dominés.
Les auteurs analysent le lien, négatif d'après des études empiriques, existant entre niveau de réglementation et productivité : une libéralisation des marchés de biens et services est nécessaire pour pouvoir innover. Mais le libéralisme n'étant pas bénéfique pour tous les secteurs, le soutien à l'innovation doit émaner de politiques publiques spécifiques.
La gauche de gouvernement a abandonné les classes populaires en menant une politique de " réformes structurelles " néo-libérales liées à l'intégration européenne. A l'opposé, le pôle " souverainiste ", hostile à l'UE et à l'euro, protectionniste, doit répondre à des attentes contradictoires en matière d'emploi et de protection sociale. Ce livre montre que le modèle français est menacé par une crise de représentation politique profonde, dont l'issue est encore très incertaine.Jusqu'aux années 1980, la politique sous la Ve république s'est caractérisée par l'opposition entre deux blocs, respectivement de gauche et de droite. Depuis, la vie politique française est en situation de crise : ces blocs se délitent. L'éloignement des partis de gouvernement de l'ensemble des classes populaires semble inexorable qui laisse sur la touche, d'un côté, artisans, commerçants, très petits entrepreneurs déçus par une droite jugée trop timide dans la réforme libérale et, de l'autre, ouvriers et employés, hostiles aux réformes dont est porteuse une unification européenne d'inspiration libérale à laquelle le parti socialiste est farouchement attaché.La présidence Hollande n'est ainsi pas une anomalie dans l'histoire de la gauche de gouvernement mais la vaine tentative poursuivie depuis les années 80 de constituer un Bloc bourgeois enraciné dans la pensée " moderniste " et l'abandon des classes populairesEn réaction, le pôle " souverainiste ", hostile à l'UE et à la monnaie unique, plutôt protectionniste, est traversé par des contradictions majeures portant principalement sur le marché du travail et la protection sociale.Les perspectives de la politique et de l'économie française, et même l'avenir du " modèle français ", dépendent donc de l'issue d'une crise politique qui n'est donc pas liée à des querelles d'appareils et encore moins de personnes, mais à la difficulté de former un nouveau bloc dominant. Elle est loin d'être terminée.Table des matières : Introduction1 La crise politique : l'absence d'un bloc social dominant1.1 Caractérisation théorique de la crise politique1.2 Les classes populaires sans représentation politique1.3 D'où vient la crise de représentation des classes populaires : la rupture des anciennes alliances1.3.1 Les deux blocs sociaux1.3.2 Les difficultés du bloc de droite1.3.3 L'éclatement du bloc de gauche1.4 Stratégies " réformistes " et crise politique2 L'identité du PS au c?ur de la crise2.1 Les racines du " tournant " : néolibéralisme et modernisme2.2 La victoire idéologique de la deuxième gauche2.3 Le projet européen au service du tournant socio-libéral2.4 La présidence Hollande, fin de trajectoire3 Le bloc bourgeois : un nouveau bloc hégémonique ?3.1 Victoire idéologique des modernistes et construction européenne : la fin du bloc de gauche3.2 Les transformations du rapport salarial au c?ur de l'évolution du capitalisme3.3 La difficile émergence du bloc bourgeois3.4 La France sur les traces de l'Allemagne ?4 Recompositions politiques4.1 Restructuration de l'offre politique, une conséquence de la crise politique4.2 L'éclatement de la gauche sur la question européenne4.3 Le transformisme du Front national4.4 Dans le nouvel espace, huit projets politiquesConclusion
Tous les combats politiques de Simone Weil (dans le syndicalisme ouvrier, aux côtés des Républicains en Espagne, à Londres auprès de la France libre) se sont accompagnés d'une intense activité d'écriture, à la fois tentative d'agir sur la conjoncture politique et travail moral d'accommodation avec le monde. Cette écriture est à l'image d'un engagement impossible et nécessaire: sans illusion mais imposé par l'expérience du déracinement, en particulier dans l'épreuve de la guerre. Les lectures présentées ici, centrées sur les années 1937-1943, suivent les différentes formes que prend une oeuvre écrite au contact du malheur, une écriture en guerre, déchirée et critique.
Si la vie sociale est orientée par une diversité de valeurs, parfois conflictuelles, celles-ci deviennent visibles dans les choses que fabriquent, échangent et collectent les individus. Comment la diversité des valeurs s'insère-t-elle dans l'hétérogénéité de la matière pour lui donner une consistance sociale ? En quoi la matérialité d'un objet donne-t-elle prise à plusieurs formes de valorisation ? Ces questions ouvrent un champ d'étude au croisement de l'anthropologie des arts et de la culture matérielle. A partir d'enquêtes de terrain menées sur tous les continents, ce livre collectif élabore une réflexion commune dans le cadre du musée du quai Branly, en l'ouvrant à d'autres espaces dans lesquels les choses sont conservées et exposées avec des valeurs différentes. Les matérialités analysées dans ces études peuvent servir à la fabrication d'objets d'apparat (maisons, parures, statues) ou résulter de dégradations organiques (restes d'humains ou d'oiseaux) ou apparaître dans des infrastructures technologiques (séance de cinéma). En les inscrivant dans des biographies culturelles au cours desquelles les valeurs se transforment, l'étude de ces matérialités permet de suivre la genèse de valeurs que leur exposition dans un musée peut faire voir comme contradictoires. En revenant sur leur provenance, elle en dessine des futurs possibles.
Résumé : " Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.