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Abá Vol. 8
Amabiamina Flora ; Njoh Kome ferdinand ; Pygmies É
PYGMIES
10,99 €
Épuisé
EAN :9789956459339
Huit des dix contributions de ce volume mettent en image l'Etat, et plus particulièrement celui du Cameroun, pour illustrer les valeurs qui contribueraient à sa transcendance : l'horizontalité dans son modèle de gestion, la transparence de ses institutions, la reconnaissance mutuelle entre les communautés, et la clarté de sa mémoire historique. Ces principes de transformation sociétale sont accompagnés d'un renouvellement épistémologique de la science centrée sur l'Occident, en interrogeant la consécration d'objets au centre de débats intenses ou controversés, comme il en est d'enseigner le Cours de linguistique générale de Ferdinand de Saussure, pensée inachevée de l'éminent linguiste ou de la déconstruction des représentations érigeant l'homme en maître de la nature pour exalter un monde du divers où coexisteraient de manière pacifique et égalitaire toutes les espèces vivantes.
Ce numéro présente un panorama de peintures de femmes dans la littérature camerounaise. Dans leur majorité, les articles ont pris le parti d'analyser des textes nouveaux dont certains n'ont pas encore nourri l'intérêt de la critique. Les études établissent la continuité ou la rupture par rapport aux mythes, idées reçues, représentations collectives sur la femme. Les aspects sociologiques, sociopolitiques, socio-économiques, socio-historiques et socio-culturels ont formé le socle des analyses mettant en relief une réalité : les imaginaires et les cultures informent profondément les appréhensions de la femme.
Tout le monde s'accorde à reconnaître le tournant marqué par la colonisation dans l'évolution des valeurs, des normes et des pratiques en Afrique. La rationalité binaire, modernité/tradition, caractéristique de l'Afrique postcoloniale, ne relate pas suffisamment la complexité des mouvements de rupture ou de renforcement, les insécurités et les espérances propres à l'hybridation des peuples, des formes et des normes dans le continent. Les langages de cet in-betweeness sont des appropriations monstrueuses parfois, originales souvent, toujours à la recherche d'un sens dans le chaos de son environnement. C'est ce sens que tentent de reconstruire des chercheurs en sciences politiques, en sciences du langage et en littérature à travers des productions langagières issues de contextes divers.
Ce livre analyse le contexte d'émergence d'une parole féminine au Cameroun dans les domaines artistiques. Nombreuses, en effet, sont les femmes qui exercent aujourd'hui les métiers d'écrivaine, de chanteuse et de comédienne. Ceux-ci leur permettent de parler d'elles-mêmes et des autres, notamment des hommes, et de proposer un discours nouveau sur la sexualité. Désormais, leurs textes peuvent s'inscrire dans la littérature de la jouissance. Une révolution découle de cette prise de parole aux senteurs politiques. Elle pose le problème de la femme dans la société ; du mutisme à elles imposé par les puissances dominatrices ; de la logique patriarcale qui repose sur des stéréotypes définissant la femme et ordonnant ses modes d'être, de faire et d'agir. En exprimant leurs désirs et en clamant leur droit au plaisir, tout en minorant parfois le rôle de l'homme dans son acquisition, les femmes s'affichent en maîtresses de leur sexualité, voire en expertes capables d'assujettir l'homme. En violant de la sorte un ordre institué, elles ne font pas que l'inverser ; elles le travestissent. Reste à savoir si cette parole sexuée et sexuelle améliore l'appréhension de la femme camerounaise. Cette étude se veut également une lecture des moeurs dans la société camerounaise.
Dans un contexte socio-économique où la communication est essentielle à la cohésion interne et, par extension, à la réalisation des objectifs organisationnels, et considérant que jusqu'à présent seule la dimension formelle des interactions était reconnue, il est devenu impératif de considérer l'individu au sein de l'organisation comme un être spontané, capable d'offrir le meilleur de lui-même sans la pression de contraintes normatives. Cet ouvrage initie une étude approfondie et une analyse de la communication authentique et spontanée, afin d'évaluer son ampleur, son importance et son impact sur la cohésion interne des organisations. Il trace également la voie pour une réelle intégration de cette dimension dans l'élaboration des stratégies de communication. Il s'adresse aux entrepreneurs, aux experts en communication ainsi qu'aux étudiants comme aux autres observateurs et analystes des questions de communication des organisations.
Cet ouvrage examine de près un phénomène culturel complexe et dynamique. La position de l'auteur peut être considérée comme osée dans la mesure où il propose une redistribution des aires culturelles du Cameroun alors qu'un consensus semble s'être dégagé autour des catégorisations actuelles. L'analyse s'appuie sur les migrations à l'origine de la configuration sociolinguistique du pays de même que sur le critère géolinguistique et permet de comprendre comment les mouvements humains ont façonné la diversité culturelle d'une nation multiethnique, multiculturelle, plurilingue. Ce livre est donc le fruit d'une exploration approfondie des migrations cristallisées par la colonisation européenne, d'autres mouvements de populations observés pendant et après la colonisation et des tendances anthropologiques qui en découlent. Son objectif est de dévoiler les mécanismes complexes capables de sous-tendre la redistribution des aires culturelles du Cameroun, en partant du rôle central de la langue dans ce processus.
Près de deux siècles après l'abolition définitive de l'escalvage, il peut paraître surprenant de voir surgir, dans les esprits, la problématique esclavagiste. Pour les contemporains, l'expérience de l'eclavage semble tellement lointaine qu'ils ont du mal à imaginer ce qu'elle a été. La preuve en est que la tragédie de la colonisation, qui lui est corrélée, et qui pourtant nous est proche, se dissipe de plus en plus dans les mémoires. Les générations africaines actuelles, du moins celles qui ont moins de soixante ans, n'ont vécu ni la colonisation ni l'esclavage et, par conséquent, peuvent se représenter ces expériences historiques comme des faits de légende. Leur évocation donne ainsi l'impression qu'on veut réveiller de vieux fantasmes. Dans cette optique, l'ouvrage que nous propose Jean Bernard Evoung Fouda sur le roman de l'esclavage peut apparaitre comme un réveil des consciences endormies et qui croyaient s'être débarrassées de leurs démons. Il nous remet en face d'une réalité que nous croyions lointaine, mais qui pourtant survit dans la gouvernance mondiale. Cet ouvrage nous montre bien que, malgré la première et la deuxième abolitions, l'esclavage est resté vivace, tout au moins dans certains esprits, et a nourri une abondante littérature jusqu'au dix-neuvième et au vingtième siècle.