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Anselm Kiefer. Biographie
Alvarez José
REGARD
23,00 €
Épuisé
EAN :9782841054060
1ère biographie consacrée à cet artiste Proche d'Anselm Kiefer depuis plus de vingt-cinq ans, étant son éditeur et ami, assidu de l'atelier, lieu favorable aux échanges multiples, mais aussi voyageant avec lui lors d'expositions ou autres séjours d'agrément, le moment m'a semblé favorable d'écrire sa biographie. Proche d'Anselm Kiefer depuis plus de vingt-cinq ans, étant son éditeur et ami, assidu de l'atelier, lieu favorable aux échanges multiples, mais aussi voyageant avec lui lors d'expositions ou autres séjours d'agrément, le moment m'a semblé favorable d'écrire sa biographie. Né en 1945, son enfance se déroula au milieu d'un champ de ruines. C'est dans le cadre de ses études en droit constitutionnel qu'il prit connaissance des vagissements du IIIe Reich. Cette révélation mortifère confortera, dès lors, sa liberté de penser et il n'aura de cesse de questionner ce qui a pu contaminer, dévoyer la kultur allemande. Ses recherches formelles seront dans un premier temps déterminées par la grande fracture du XXe siècle, l'infamie de l'holocauste, puis par un travail sur la spiritualité juive, la kabbale. S'ensuivra une production labyrinthique, guidée par la littérature, la poésie, la philosophie, l'histoire, l'étude des mythes, le destin des femmes, mais également le cosmos, le paysage... Kiefer n'en est pas moins un bâtisseur, un père de famille, un époux, un ami, un être au désespoir joyeux, dont la vie davantage que chez tout autre est intimement liée à son art, à son désir de s'inscrire dans le monde, de faire oeuvre, et dont l'aboutissement passera par une Fondation, afin de la pérenniser. Compte tenu des méandres de l'oeuvre, cette biographie n'emprunte pas les codes de la chronologie, mais s'arrête sur tel ou tel événement tout en suivant les différentes étapes, thématiques, afférant au parcours artistique de l'artiste.
Fils de cultivateurs alsaciens, Jean-Jacques Henner (1829-1905) a gravi tous les échelons qu'une carrière académique pouvait offrir à cet artiste singulier. Prix de Rome en 1858, il rapporte de son séjour à la villa Médicis de copies d'oeuvres des maîtres et de lumineux petits paysages dans la ligné de Corot. Fidèle à ses racines, il peint, après la défaite de 1870, L'Alsace. Elle attend, toile emblématique de la perte de sa province natale. Dès les années 1870 Henner est applaudi au Salon, cumulant commandes de portraits et achats de l'Etat. A côté des nymphes rousses et des scènes idylliques qui consacrent célébrité, il brosse de puissants tableaux religieux. Sa facture renouvelle l'art du modelé, entre ombres et lumières. Contemporain des impressionnistes, Henner a su imposer avec éclat un autre chromatisme moderne. L'exposition, la première à Paris depuis un siècle, regroupe plus d'une centaine d'oeuvres. Elle est organisée à partir des importantes collections du Musée national Jean-Jacques Henner, complétées du legs Jules Henner au Petit Palais et d'oeuvres provenant du musée d'Orsay, des musées de Mulhouse Colmar et Amiens, ainsi que de l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts et de la maison de Victor Hugo à Paris.Rodolphe Rapetti, directeur du Musée national Jean-Jacques Henner, a été conservateur au musée d'Orsay, puis directeur des musées de Strasbourg. Il est l'auteur de nombreuses publications et expositions consacrées à l'art du XIXe siècle, dont récemment Le Symbolisme (2005, réédition 2007) et le Journal d'Henri de Groux (2007). Daniel Marchesseau, ancien conservateur au musée d'Art moderne de la Ville de Paris et au musée des Arts décoratifs a publié de nombreux ouvrages et catalogues sur l'art du XXe siècle. A la direction du musée de la Vie romantique, il est l'auteur plusieurs textes sur le XIXe siècle. Isabelle Delannoy, spécialiste de Jean-Jacques Henner, a écrit plusieurs ouvrages sur sa peinture. Son catalogue raisonné de l'oeuvre peint sera publié fin 2007. Claire Bessède, conservateur du patrimoine au Musée national Jean-Jacques Henner depuis 2006, a été commissaire scientifique de l'exposition Puvis de Chavannes à Amiens (2005). Isabelle Collet,. chargée des collections de peintures au Petit Palais-musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, a publié de nombreux textes sur le XIXe siècle. Emilie Vanhaesebroucke, chargée de mission au Musée national Jean-Jacques Henner, prépare actuellement le catalogue des dessins du musée.
Ceux qui désirent ardemment la mort constituent à leur insu une société secrète qu'assemblent l'amour du dépassement et une lassitude sans âge. Ils forment une constellation de vies brèves, silencieuse et lumineuse.". José Alvarez.
Jérémie Nassif appartient à une génération qui a assisté au décloisonnement des champs et des pratiques de la photographie, à la profusion exponentielle des images produites par l'industrie de masse, des images-sans-art qui ont eu pour conséquence le renoncement de nombreux artistes à la production de nouvelles images. Après avoir été photographe de plateau - certaines de ses photos donneront lieu à un livre consacré à Mazeppa, film de Bartabas et ses chevaux -, portraitiste, auteur de courts métrages, Nassif se consacre depuis quelques années à une photographie qui sublime le mouvement. On pourrait être tenté de rapprocher les photographies de Nassif d'un pictorialisme contemporain qui perpétuerait les mêmes enjeux que son homologue du dix-neuvième siècle : valoriser le geste de l'art, exalter la subjectivité créatrice. Tout l'art de Nassif, et plus précisément dans les portraits, réside dans l'acte de maîtrise de la manipulation des images, du " montage ". Ainsi peut-on affirmer qu'il s'agit non plus de créer au sens démiurgique et romantique du terme, mais de " construire " un objet, tel que le fait un monteur de film. S'agit-il pour autant de renier la mythologie propre à l'artiste et s'aligner sur la pratique du technicien ? Rien n'est moins sûr, et il faut apprécier dans ce travail l'utilisation rigoureuse et inventive des nouvelles technologies.
Résumé : L'art peut-il se passer de formes jusqu'à devenir invisible ? L'art peut-il être ? et jusqu'à quel point ? ? imperceptible ? Cet ouvrage propose une série de réponses à ces questions qui hantent l'histoire de l'art depuis ses origines et sont particulièrement prégnantes au XXe siècle comme dans la production à plus récente. Le terme inframince inventé par Marcel Duchamp, jusqu'à présent très peu étudié par l'historiographie, cristallise ces interrogations et les opérations artistiques qui leur sont liées. Il sert ici de point d'ancrage à une analyse au cas par cas d'oeuvres particulièrement exemplaires du devenir imperceptible de la plasticité. Ce livre, qui puise dans de nombreux exemples modernes et contemporains la matière de ses analyses (Piero Manzoni, Robert Barry, Ian Wilson, Max Neuhaus, Jiri Kovanda, Roman Ondák...), est cependant tout sauf encyclopédique : il propose une étude des singularités formelles et des disruptions qu'elles produisent sans souci d'exhaustivité. Comment l'oeuvre peut-elle être là sans insister sur sa présence ? Comment la disparition peut-elle devenir l'autre nom de la manifestation ? Autant d'interrogations auxquelles ces pages donnent une résonance théorique et historique. De l'inframince donc ou comment construire des intensités par soustraction.
On reconnaît immédiatement une photographie d'Helmut Newton. Comme s'il avait inventé un monde, le sien, à nul autre pareil, et une écriture photographique singulière, totalement maîtrisée, apollinienne, presque froide. Et, de Newton, l'imaginaire collectif a retenu une iconographie triomphante, solaire, faite de femmes en gloire, athlétiques, puissantes et désirantes, d'un érotisme glacé, de piscines californiennes à la David Hockney, de palaces fastueux, de fourrures et de bijoux. Bref, le monde des riches. Mais on sait moins le versant obscur, dionysiaque de l'oeuvre : la satire des riches et des puissants, l'élaboration d'un érotisme des ténèbres, où se jouent rituels SM, minerves, prothèses, enserrements du corps, et qui ouvre l'apollinisme apparent des images à la blessure dionysiaque. Jusqu'à la mise en scène des " doubles " à l'inquiétante étrangeté freudienne, des " écorchés ", des vrais-faux cadavres, des meurtres. Jusqu'à la cruelle lucidité, enfin, de son regard sur le vieillissement des corps - y compris le sien, qui fut confronté à la maladie. Surtout, et d'autant plus qu'il en a très peu parlé et s'est toujours refusé à en faire son fonds de commerce, on ignore que le jeune Helmut est d'abord un Juif berlinois rescapé de l'extermination nazie, dont la vie a sans cesse rejoué la figure mythique du Juif errant et qui trouva dans Paris, sa ville d'élection, le lieu où s'enraciner enfin, après Singapour, l'Australie, Londres et Los Angeles. Et c'est précisément à l'aune de cette judéité, jamais revendiquée comme telle mais douloureuse, que l'auteur a voulu réexaminer le corpus newtonien : en témoignent ces corps de femmes puissantes qui s'avèrent la réplique du corps aryen glorifié par le nazisme, le fétichisme des uniformes, du cuir et des casques, la présence obsédante des chiens, ou encore les portraits de Léni Riefensthal, l'égérie du Troisième Reich. Mais, de ce désastre " germanique ", Newton n'aura jamais fait la plainte amère ou rageuse : il a choisi, tout au contraire, de le magnifier. Premier essai consacré à l'oeuvre du photographe Helmut Newton.
Monique Frydman, artiste française, est un peintre incontournable de l'abstraction. En 1966, comme de nombreux artistes engagés en Europe, Monique Frydman arrête la peinture, pratique considérée comme bourgeoise, pour se consacrer au militantisme. Elle rouvrira son atelier à Paris en 1977. A cette époque la peinture n'est regardée que si elle est déconstruite, telle celle qui est représentée par les artistes de Support-Surface. Or dans ce contexte, Monique Frydman fait un travail différent, voire à contre courant. Toutes ses créations dont on perçoit les échos avec d'autres artistes tels que Rothko ou encore Joan Mitchell, sont le fruit d'une pensée où s'entrecroisent les audaces et les hésitations, leur conférant une gravité et une exemplarité indéniables. " Dans une certaine mesure son travail est la résultante directe d'une quête étroitement personnelle et chez elle plus que pour quiconque, la peinture est l'instrument privilégié de ce questionnement intime. " Monique Frydman nous fait partager son éblouissement, sa capacité d'extase pour la couleur, sa dynamique propre. Ainsi révélé, l'espace mouvant, chatoyant du tableau se démultiplie, se complexifie, introduisant un silence qui le fige en un instant précieux qui lui confère son caractère unique, vulnérable. Mais avant tout Monique Frydman est l'artiste de la couleur, de sa visibilité, de son poudroiement. Ainsi de ces jaunes d'or s'opposant à l'acidité du vert, de la délicatesse des roses et la flamboyance des carmins, des nuances nacrées, des bleus, des mauves ou des noirs profonds aux nuances irisées, iridescentes, veloutées. lumières sombres, chargées d'une incandescence nocturne. En octobre 2013 Monique Frydman présente au Louvre dans le Salon Carré une ouvre monumentale, " Polyptyque Sassetta " en écho au polyptyque du peintre primitif siennois du XVème siècle, Sassetta. Cet événement donne lieu à un entretien de Dominique Thiébaut avec Monique Frydman.
Résumé : Né en 1952 à Minerviu en Corse, Ange Leccia est un photographe, plasticien et cinéaste français. Ses ouvres sont exposées à travers le monde dans les plus musées les plus réputés (Guggenheim Museum de New-York, Centre George Pompidou à Paris, City Art Museum à Hiroshima, etc.). Après des études à la Sorbonne et des premières créations cinématographiques, la carrière de Leccia prend véritablement son essor dans les années 80. Tout en continuant ses recherches visuelles, il met au point ce qu'il nomme lui-même des " arrangements " - face à face d'objets industriels, réflexions sur l'image filmée ou photographique, relectures de l'art Duchampien du ready-made - qui témoignent du " point juste de la relation entre les objets " d'où peut naître l'ouvre d'art. A l'image de sa photographie, ses vidéos, poésies admirables de l'errance et de la solitude contemporaines, louvoyant admirablement entre représentation et abstraction, intériorité et extériorité, expriment la volonté de Leccia d'assimiler son art à un engagement politique et une dénonciation sociale. L'identité, l'imaginaire, l'ambiguïté et la violence sont les piliers sur lesquels se fonde son expression. Ancien pensionnaire de la villa Médicis et enseignant des écoles des Beaux-Arts de Grenoble et Cergy Pontoise, Ange Leccia dirige actuellement le laboratoire de création du Palais de Tokyo. Son travail fait l'objet cette année de trois expositions en France.