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Sociologie de l'entreprise et de l'innovation
Alter Norbert
PUF
12,17 €
Épuisé
EAN :9782130474913
Depuis une dizaine d'années, la sociologie appliquée au monde du travail porte son regard sur l'entreprise, en tant que lieu de rationalité économique et de sociabilisation. L'ouvrage présente ces réflexions selon trois axes théoriques : l'action, la culture, et la rationalité. Ce manuel, structuré de manière pédagogique, explique et classe les acquis de la sociologie du travail, de l'organisation et de l'entreprise à propos du fonctionnement et de l'évolution des firmes. Il définit également les relaions entretenues par l'entreprise avec son enrironnement politique, économique ou culturel. Associant à la sociologie d'autres disciplines (histoire, économie, gestion, psychosociologie), l'ouvrage explique la manière dont se construisent, selon un processus complexe, et souvent inattendu, les contraintes et les acteurs de l'entreprise. Les travaux présentés soulignent la relation à la fois complémentaire et antagonique entre l'organisation et l'innovation. Ils illustrent et expliquent l'effort collectif mis en ?uvre dans les entreprises pour parvenir à articuler, jamais de manière durable et pacifique, ces deux logiques.
Ce livre aborde la principale énigme du monde du travail : la coopération. Elle est nécessaire au bon fonctionnement des entreprises, mais ne repose que sur la volonté de donner : on donne aux autres parce que donner permet d'échanger et donc d'exister en entreprise. Coopérer suppose en effet de créer des liens sociaux, par l'intermédiaire desquels circulent des biens, des informations, des services, des symboles, des rites ou des émotions, comme circulaient les dons dans les sociétés " primitives ". Mais ces échanges ne peuvent être réduits à une série de comportements altruistes et pacifiques : donner représente également le moyen d'obliger, d'obtenir, de trahir ou de prendre. Et ce " commerce " se réalise au nom d'un tiers, qu'il se nomme métier, mission, projet, réseau ou entreprise. Loin de reconnaître ces générosités, celui-ci dénie l'existence du don et privilégie les modes de gestion " modernes ", qui préfèrent que salariés et employeurs soient quittes plutôt que mutuellement endettés. Norbert Alter met ainsi en évidence un phénomène paradoxal, qui prend à rebours les discours du management ordinaire : le problème des organisations ne consiste pas à " mobiliser les salariés ", mais à tirer parti de leur volonté de donner.
L'innovation tire parti des incertitudes : elle se loge dans les espaces mal définis, méconnus ou tumultueux des entreprises et de leur marché. Elle ne se programme pas et ne se décrète pas. L'organisation a au contraire pour but de réduire l'incertitude du fonctionnement des entreprises, de programmer, de planifier et de standardiser. L'une et l'autre sont complémentaires, Et pourtant elles sont en concurrence. Ce livre décrit la rencontre conflictuelle entre ces deux logiques. Il s'intéresse au quotidien des activités professionnelles des opérateurs qui sont également des innovateurs. Il retrace les enjeux économiques et culturels de cette capacité de création collective. Il en trace également les limites et les coûts humains : la bureaucratie étouffait ses acteurs, la logique de l'innovation les épuise. Plus largement, il présente les entreprises contemporaines comme des univers marqués par le désordre, cette incapacité à définir des règles sociales stables et légitimes. Il illustre et explique l'ambiguïté d'entreprises et d'acteurs tiraillés entre la nécessité de planifier et celle de vivre l'aventure.
Ce manuel développe à partir d'approches variées une " lecture " globale du travail en tant qu'activité menée dans les entreprises, les associations, les mouvements collectifs, les professions libérales, les institutions, les politiques publiques, et dans la sphère privée du travail domestique. Les deux premières parties reprennent les travaux fondateurs de la sociologie du monde du travail. Ils montrent également l'actualité des modèles d'organisation classiques : taylorisme et bureaucratie se transforment, plus qu'ils ne disparaissent. La troisième partie présente les travaux articulant le social, l'économique et les sujets : on ne peut plus sérieusement penser qu'une relation de travail est purement " sociale " ou " économique ", elle articule toujours ces deux dimensions. La dernière partie s'intéresse aux grandes évolutions actuelles, caractérisées par l'émergence de nouveaux acteurs et par la crise des régulations traditionnelles.
Ce livre aborde la principale énigme du monde du travail: la coopération. Elle est nécessaire aubon fonctionnement des entreprises, mais ne repose que sur la « bonne volonté » des opérateurs. Lacoopération ne s'explique en effet ni par l'intérêt économique, ni par la contrainte des procédures, nipar les normes de métier. Elle repose largement, au bout du compte, sur la seule volonté de donner:on donne aux autres parce que donner permet d'échanger et donc d'exister en entreprise. Coopérer suppose en effet de créer des liens sociaux, par l'intermédiaire desquels circulent des biens, des informations, des services, des symboles, des rites ou des émotions, comme circulaient les donsdans les sociétés « primitives ». Mais, hier comme aujourd'hui, ces échanges ne peuvent être réduits à une série de comportements altruistes et pacifiques: donner représente également le moyen d'obliger, d'obtenir, de trahir ou de prendre. Et ce « commerce » se réalise au nom d'un tiers, qu'il se nomme métier, mission, projet, réseau ou entreprise. Celle-ci tire donc parti de cette ingéniosité collective qui se donne à elle, permettant le changement et le mouvement. Pour autant, loin de reconnaître ces générosités, elle dénie l'existence du don et privilégie les modes de gestion « modernes », qui préfèrent que salariés et employeurs soient quittes, plutôt que mutuellement endettés. Norbert Alter aboutit ainsi à la mise en évidence d'un phénomène paradoxal, qui prend à rebours les discours du management ordinaire: le problème des organisations ne consiste pas à « mobiliser les salariés », mais à tirer parti de leur volonté de donner.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.