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LA GESTION DU DESORDRE EN ENTREPRISE. Edition 1999
Alter Norbert
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782738481719
L'innovation tire parti des incertitudes : elle se loge dans les espaces mal définis, méconnus ou tumultueux des entreprises et de leur marché. Elle ne se programme pas et ne se décrète pas. L'organisation a au contraire pour but de réduire l'incertitude du fonctionnement des entreprises, de programmer, de planifier et de standardiser. L'une et l'autre sont complémentaires, Et pourtant elles sont en concurrence. Ce livre décrit la rencontre conflictuelle entre ces deux logiques. Il s'intéresse au quotidien des activités professionnelles des opérateurs qui sont également des innovateurs. Il retrace les enjeux économiques et culturels de cette capacité de création collective. Il en trace également les limites et les coûts humains : la bureaucratie étouffait ses acteurs, la logique de l'innovation les épuise. Plus largement, il présente les entreprises contemporaines comme des univers marqués par le désordre, cette incapacité à définir des règles sociales stables et légitimes. Il illustre et explique l'ambiguïté d'entreprises et d'acteurs tiraillés entre la nécessité de planifier et celle de vivre l'aventure.
Initialement publié en 1985, ce livre analyse l'émergence de la micro-informatique dans les entreprises. Sa valeur est aujourd'hui historique. Il permet de comprendre la manière dont les grandes organisations de la fin des années soixante-dix ont été érodées, modifiées et parfois bouleversées par les usages et les utilisateurs de cette nouvelle technique. Mais sa valeur demeure également sociologique : il éclaire les phénomènes d'apprentissage en les opposant à ceux qui constituent la résistance au changement, il analyse la sortie des "cercles vicieux bureaucratiques", il décrit les limites subjectives de l'exercice du pouvoir. Et surtout, cet ouvrage centre l'analyse sur les petits innovateurs du quotidien, sans lesquels rien ne changerait jamais. Il participe finalement à un grand courant de pensée qui consiste à comprendre que la manière dont une nouveauté se diffuse dans le corps social dépend des capacités collectives des acteurs.
Ce manuel développe à partir d'approches variées une " lecture " globale du travail en tant qu'activité menée dans les entreprises, les associations, les mouvements collectifs, les professions libérales, les institutions, les politiques publiques, et dans la sphère privée du travail domestique. Les deux premières parties reprennent les travaux fondateurs de la sociologie du monde du travail. Ils montrent également l'actualité des modèles d'organisation classiques : taylorisme et bureaucratie se transforment, plus qu'ils ne disparaissent. La troisième partie présente les travaux articulant le social, l'économique et les sujets : on ne peut plus sérieusement penser qu'une relation de travail est purement " sociale " ou " économique ", elle articule toujours ces deux dimensions. La dernière partie s'intéresse aux grandes évolutions actuelles, caractérisées par l'émergence de nouveaux acteurs et par la crise des régulations traditionnelles.
Résumé : Les entreprises contemporaines se caractérisent en premier lieu par le mouvement, résultat d?un flux permanent d?innovations produisant à la fois engagement et lassitude, remise en ordre et déviance. Cette expérience bouleverse les cadres sociaux convenus et amène les acteurs à se mettre à distance de leurs investissements cognitifs et affectifs. En choisissant d?agir ou de se mettre en retrait, ceux-ci deviennent ambivalents. Le sociologue, quant à lui, cherche à comprendre, non plus le fonctionnement des entreprises, mais ce qui leur permet de " tenir " dans ces transformations et contradictions permanentes.
« Si la différence ne tue pas, elle permet d’envisager plus librement le monde. Mais surtout, l’expérience de la différence construit plus souvent notre identité qu’on ne le suppose ». Riche d’une étude sociologique longitudinale, Norbert Alter nous livre des fragments de l’histoire de Pierre, un jeune garçon issu d’un milieu social défavorisé, à qui un destin sombre ouvrait les bras. Épris par la scolarité et le monde qui l’entoure, sa vie oscille entre désillusions et espoir. Loin d’oublier son passé, il compose avec ce dernier dans le but ultime de peut-être enfin trouver sa place, et entrer dans une case, comme tous les autres bien-pensants.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !