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Sexe : pourquoi on ment
Alonso Isabelle
PLON
18,50 €
Épuisé
EAN :9782259213134
Sondé(e)s en 2007 sur le nombre de leurs partenaires sexuels, les Françaises avouent en moyenne quatre amants alors que les Français claironnent douze maîtresses. Conclusion, les hommes en rajoutent et les femmes s'autocensurent. Tout le monde ment dans cette affaire. Mais pourquoi? Isabelle Alonso répond à cette question en 26 lettres d'un abécédaire du sexe, d'Aimer à Zahia en passant par Gamahucher, Libertinage, Nymphomanie et Youpi... Au gré de quelques témoignages croustillants, elle démonte la vieille assertion qui veut qu'un homme qui couche beaucoup est un Don Juan alors qu'une femme qui fait la même chose est une traînée. Comme à son habitude, Isabelle Alonso choisit l'humour pour détendre l'atmosphère et en finir avec le mensonge et les idées rances qui gâchent le plaisir. "Il est temps de ranger le sexe dans la catégorie cadeau de la vie au lieu de se prendre la tête avec Eros et Thanatos! Détendez-vous, ô rationneurs de frisson, peine-à-jouir et autres fesse-mathieux! Lâchez-nous la grappe! Que cesse enfin la conspiration contre la joie de vivre!"
Résumé : La peau de l'ours, on la vend sans l'avoir, comme le capitalisme déchaîné pille les ressources d'une planète qui ne lui appartient pas. Qui n'appartient à personne. Le néolibéralisme, à bout de souffle, génère des milliardaires, riches jusqu'à l'absurde, et des pauvres, de plus en plus démunis. Il détruit les équilibres naturels, génère de la violence sociale, cultive la cupidité. Triste bilan. Quel est le point commun entre un ours blanc sur son reste de banquise et une fille de rouge dans une gauche morcelée ? La déconfiture. Dans un monde en décomposition qui a désespérément besoin de valeurs humanistes, Isabelle Alonso se désole des incapacités d'une gauche qui oublie son devoir, son histoire, son héritage. Dans un plaidoyer pour l'union, elle tente de trouver des raisons d'espérer. Et reste de gauche, contre vents et marées. Romancière, essayiste, chroniqueuse, féministe et femme de gauche, Isabelle Alonso publie ici son septième essai. Ses romans sont le plus souvent inspirés par sa propre histoire. Ses essais par son engagement citoyen, féministe et humaniste.
Résumé : Il y a belle lurette que nul ne se hasarde à aller asticoter les Noirs, les Juifs ou les Arabes. Les laborieux du calembour foireux et de la plaisanterie crapoteuse parviennent merveilleusement à se retenir, du moins en public. Il faut dire que la loi les y contraint. Et c'est tant mieux. Pourtant, à l'heure où les luttes contre le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie apparaissent à juste titre comme légitimes, on en est encore à mettre en doute l'existence même du sexisme, ou à en sous-estimer l'ampleur. Le mépris des femmes se déverse quotidiennement dans la pub, les médias ou la littérature... Suivez-moi, je vous emmène faire un petit tour du côté des paroles glanées à la radio et à la télévision, des propos tenus par nos syndicalistes et nos hommes politiques, lus sur les publicités ou sous la plume d'un journaliste... Vous comprendrez pourquoi, un jour, je suis devenue Chienne de garde... Avec drôlerie, tendresse et humour, Isabelle Alonso nous promène dans le machisme franchouillard d'aujourd'hui, tellement banal, tellement ordinaire, que sa violence en est occultée et que même les femmes en ont pris l'habitude.
N'avez-vous jamais remarqué que : Un homme fort est un homme puissant. Une femme forte est une femme grosse. Un homme qui a une maîtresse la saute. Une femme qui a un maître écoute son enseignement. Un expert est un scientifique. Une experte s'y connaît au plumard. Un professionnel est un homme compétent. Une professionnelle est une pute. Un homme public est un homme connu. Une femme publique est une pute. Un homme de mauvaise vie, ça se dit pas. Une femme de mauvaise vie est une pute. Et encore, elle s'retient ! Alors que l'on croyait réglée la situation des femmes dans nos sociétés libérales, Isabelle Alonso relance la mode du féminisme avec humour et perspicacité : un féminisme ouvert, sans exclusion, qui repose les vraies questions et cherche la complicité des hommes de bonne volonté. Enfant, Isabelle Alonso voulait être la première femme présidente de la République. Elle visait trop haut ! Adulte, elle ne se contente pas d'être devenue une chef d'entreprise heureuse en affaires, elle revient à ses premiers centres d'intérêt : la politique et la cause des femmes.
Sept femmes parlent de l'homme qu'elles ont aimé, pour lequel elles ont tout donné et parfois tout quitté. Sept femmes, sept histoires, sept manières de se laisser emporter. Sept femmes... mais le même homme. Un homme qu'on ne voit jamais et qu'on entend à peine. En homme en filigrane, qui a bouleversé sept existences. Par amour? Par désir de conquête? Par volonté de contrôle? Audrey, Ana, Claude, Violette, China, Joy et Patty, chacune tente de trouver les mots pour raconter le désir, la plaisir, le bonheur et la chute. Ensemble, leurs paroles forment une cruelle symphonie sur les extases et le pièges de l'amour.
Dans un monde politiquement bouleversé, des milliers d'enfants, abandonnés à eux-mêmes, ont trouvé refuge dans les égouts. Regroupés en hordes où règnent la violence et la loi du plus fort, leur quotidien se réduit à voler dans la ville pour survivre, et à échapper à la police ainsi qu'aux autres hordes. Irielle a dix-sept ans. Arrivée dans les égouts à l'âge de dix ans, elle a refusé la loi sauvage des enfants-rats. Elle vit seule avec _Iode, un petit garçon de cinq ans qu'elle a trouvé bébé dans une poubelle et à qui elle a appris à lire et à écrire... En ce début de printemps, deux rencontres vont bouleverser leur vie... Françoise Jay traite son sujet avec beaucoup de finesse et propose ici un roman vibrant de tendresse et d'humanité. Une grande réussite! À mettre entre beaucoup de mains, d'adolescents, mais aussi d'adultes.
Résumé : Lors d'une conférence à la Sorbonne, le 9 avril 2005, ayant pour thème "Qu'est ce que la philosophie ?", Luc Ferry définit celle-ci comme une sotériologie, c'est-à-dire une "doctrine du salut". Il entend par doctrine du salut l'ensemble des réponses proposées aux grandes questions existentielles : quel est le sens de la vie puisque nous sommes mortels ? Comment, "sauver sa peau", non en évitant la mort puisqu'elle est inéluctable, mais en vivant, pour le temps qui nous est donné, de manière satisfaisante ? Et dans ce cas, quelle est cette manière satisfaisante et comment la trouver ? La philosophie est en cela concurrente, voire adversaire des grandes religions, puisqu'elle nous invite à trouver par nous-mêmes la réponse à cette question existentielle au lieu d'accepter l'enseignement d'autorité des religions. Selon Luc Ferry, une philosophie commence à être pleine et entière lorsqu'elle s'éloigne de Dieu. Plus une philosophie est athée, plus elle correspond à la définition de la philosophie. Mais dans ce cas amputée volontairement d'une direction de pensée. La philosophie n'est donc pas seulement une réflexion critique, car la démarche scientifique par exemple requiert aussi ce type de réflexion, la philosophie n'est pas non plus seulement une rhétorique séduisante, mais bien une recherche de la sagesse.
Extrait Extrait du préambule Ma vie n'aurait pas le même sens si je ne m'étais pas initié à la vision des pianistes, tentant inlassablement de percevoir comment ces grands fous ont réfléchi, construit et incarné des oeuvres aussi belles et profondes que la dernière sonate de Schubert ou les Préludes de Debussy. Courageuse ascension solitaire vers une vérité inaccessible qui se révèle par fulgurances, l'art des valeureux interprètes éclaire le mystère de l'existence et apaise le désordre du monde. L'instrument piano me fascine en ce qu'il suffit pour contenir toute la musique, mais plus encore la prodigieuse littérature écrite à travers lui au cours des siècles. Je ne serais pas non plus le même si je n'avais pas écouté les sonates de Beethoven avec la même passion qu'en lisant À la recherche du temps perdu pour tenter de saisir les forces essentielles, souterraines et impalpables qui conduisent toute destinée humaine. À peu près ignare sur le plan de l'harmonie, du contrepoint et des lois qui régissent l'organisation des sons, j'ai appris la musique comme on parle peu à peu une langue étrangère en habitant dans un pays étranger, mais sans partager tout à fait les habitudes et les réflexes des autochtones. En rêvant ce langage plus qu'en le vivant, en le sentant plus qu'en l'étudiant, en l'aimant plus qu'en cherchant à le comprendre et à le maîtriser. C'est ainsi que j'ai développé de manière empirique une sensibilité à la musique sans passer par l'analyse. Probablement par paresse, mais surtout par une inclination fondamentale de ma nature qui tend à contourner chaque chose, comme un chat qui, bien qu'attaché à sa maison, demeure éternellement vagabond et préfère se réchauffer près d'un poêle que de le posséder. Je joue du piano chaque jour comme je cuisine chaque jour : en connaissant fort peu de règles, mais en y prenant un plaisir fou. Entrer quotidiennement, fraternellement, dans les nerfs d'un nocturne de Chopin, d'un impromptu de Schubert ou de la Fantaisie en ut mineur de Mozart m'aide à vivre. Ce ne sont pas des morceaux «faciles», mais ils me font assez tourner la tête pour que je trouve le temps et l'envie de les fréquenter intimement avec passion, repoussant ainsi les limites d'une technique rudimentaire. J'aime la sonorité du piano plus que tout autre instrument. Trois notes d'un vilain piano dans une chanson à deux sous suffisent à me faire tendre l'oreille, m'entraînent dans un monde à la fois infini, lointain et très familier. Je ne pourrais pas lire sans écrire ou écouter sans jouer, même imparfaitement, cela ne me semblerait pas complet dans un monde où tout est si douloureusement incomplet. Et, par quelque bizarrerie, obsession, je ne peux me résoudre à écrire sur autre chose que la musique, ce qui constitue une sorte d'impossibilité consubstantielle. Mettre des mots sur la musique ? Autant danser sur l'architecture ! pouffait Frank Zappa. Et peut-on réellement décrire ce qu'on aime depuis si longtemps et expliquer pourquoi on l'aime ?
Bordeaux vu par l'artisan de son renouveau. "Je ne suis pas né à Bordeaux. Ma ville natale est Mont-de Marsan, le chef-lieu du département des Landes, à 120 km environ au sud de Bordeaux. J'y ai vécu toute mon enfance et mon adolescence. Et Bordeaux dans tout cela ? Mes grands-parents paternels habitaient Bordeaux. Nous leur rendions visite, mes parents, ma soeur et moi, de loin en loin. J'en garde peu de souvenirs. A chaque rentrée scolaire, ma mère nous traînait, ma soeur et moi, chez Mod, la boutique "chic" de la place de la Comédie où elle nous habillait pour l'hiver. Elle n'aimait pas vraiment Bordeaux. Nous nous sommes installés à Bordeaux, Isabelle et moi, en 1994. Nous trouvâmes la maison de nos rêves, dans un vieil immeuble de l'impasse des Tanneries. Nous y fûmes heureux. J'ai sottement vendu cette maison en 2004, sur un coup de tête. J'étais sous le choc de ma condamnation et j'avais besoin de rupture. Nous voici aujourd'hui en plein coeur de ville, entre deux sites stratégiques : la librairie Mollat et le Palais Rohan. Quel bonheur d'aller à pied, chaque matin, à mon bureau de l'Hôtel de Ville. Je repense à la ville telle qu'elle était il y a plus de deux décennies. Elle était certes déjà belle mais elle s'était assoupie. "La belle endormie", disait-on. Les touristes qui la traversaient sur le chemin du sud lumineux la trouvaient noire et ne s'y arrêtaient pas. Elle était noire en effet. Elle y mettait une sorte de coquetterie. Quand j'ai lancé ma première campagne de ravalement, je me souviens qu'un écrivain bordelais s'est affligé, dans la presse, de voir s'effacer la ville de suie... et sa poésie très particulière. Bien vite les Bordelais se sont aperçus que ravaler, c'était aussi restaurer des bâtisses qui en avaient souvent besoin ; que c'était surtout révéler les détails d'une architecture dissimulés sous la crasse. La contagion a vite joué et les Bordelais ont redécouvert leur ville. En présentant mon premier projet urbain, j'avais deux idées directrices : d'abord doter l'agglomération d'un transport collectif moderne et puissant pour prévenir la congestion naissante des déplacements ; et reconquérir ou conquérir les deux rives de la Garonne pour ouvrir résolument Bordeaux sur son fleuve. La rive gauche avait été désertée par le port qui n'y avait laissé que des hangars en ruine. Quant à la rive droite, c'était encore, pour les Bordelais "classiques", un espace quasiment inconnu, un autre monde qu'on ne fréquentait pas. "Obscur tabou ? Loi non écrite ?" se demande J.M. Planes dans son opuscule sur les Quinconces. Les temps ont changé. Le tramway est devenu une sorte de cordon ombilical entre la rive gauche et la rive droite qui n'est plus "le rognon racorni" dans le méandre du fleuve dont parlait J.M. Planes dans un autre texte. Le pont de pierre désormais réservé aux transports en commun et aux déplacements doux accueille jusqu'à 10 000 cyclistes par jour et une nuée de piétons. L'aménagement des quais est plébiscité. Il a transformé un no man's land en lieu de vie quotidiennement fréquenté tant par les habitants de la ville et de la métropole que par les touristes. Quel bonheur pour moi d'y rencontrer des citoyens heureux, et fiers de leur ville !".