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CONTRE L ETERNITE OGAWA MALLARME LACAN
ALLOUCH JEAN
EPEL
19,00 €
Épuisé
EAN :9782354270056
À l'origine de toute oeuvre, artistique ou autre: une mort. Et l'oeuvre est censée effectuer le deuil, telle est aujourd'hui la vulgate. On sait moins que la mort en est aussi le terme, non pas tant la mort physique de l'auteur, car son oeuvre lui survit, mais cette seconde mort à laquelle tout un chacun est promis lorsque le temps vient où plus aucune trace ne subsiste de ce qui a été réalisé. Une question s'ensuit, d'autant plus vive que l'oeuvre produite sera davantage reconnue "immortelle": comment se prêter à cette seconde mort, geste générateur de l'oeuvre, alors même que l'oeuvre en barre l'accès? Chacun à sa manière, une romancière, Yoko Ogawa, un poète, Stéphane Mallarmé, un psychanalyste, Jacques Lacan, a tenté de résoudre cette difficulté. Selon quels biais? Et comment se présenterait l'amour s'il devait, lui aussi, être délesté de son parfum d'éternité? Biographie de l'auteur Jean Allouch exerce la psychanalyse à Paris. Il a notamment publié: Erotique du deuil au temps de la mort sèche (Paris, Epel, 1997), La psychanalyse est-elle un exercice spirituel? (Paris, Epel, 2007), Les impromptus de Lacan (Paris, Epel-Mille et une nuits, 2009).
Chartier Pierre ; Allouch Jean ; Badiou Alain ; Ga
Résumé : Après la puissante poussée théorique des années 1960-1980, celle qu'on a saluée du dehors comme la French theory, à quel repli assistons-nous aujourd'hui? Devant quelles voies de recherche reculons-nous? Bref, quelles questions n'osons-nous plus affronter? Qui donc en est soulagé? La critique indigente mais ramifiée qu'a rencontrée récemment le travail entrepris par François Jullien ouvrant un vaste chantier à partir des pensées de la Chine et de l'Europe en est à sa façon un symptôme. Car construire dans la pensée, quand c'est l'extériorité de la Chine qu'on aborde, oblige à délaisser la comparaison facile où l'étranger est rangé dans des catégories dressées d'avance, et même qu'on ne soupçonne pas. Voilà qui contraint inéluctablement à dé- et re-catégoriser; appelle à dresser des figures d'altérité qu'on n'aura garde d'enfermer dans un binarisme simple mais qui éclairent aussi en retour notre inconscient théorique; force donc à revenir sur l'impensé auquel notre pensée reste adossée. L'enjeu de ce grand déplacement et dépliement via la Chine n'est pas moins que d'explorer de nouvelles configurations du pensable. Qui a donc peur de François Jullien ?
Chasseur alpin sur le front italien, mon père revint, après la débâcle, dans le village méridional qu'il habitait, seul juif en ce lieu consacré à la vigne et au vin. Il rassembla alors ceux qui avec lui voulurent faire parvenir en Allemagne, aussi régulièrement que possible, des colis aux prisonniers. J'avais deux ans, puis trois, puis quatre. Je prends ici le relais avec un premier colis aux prisonniers de Dieu. Deux autres suivront : Schreber théologien (L'ingérence divine II) et Une femme sans au-delà (L'ingérence divine III). Des fantômes du Dieu mort hantent certains lieux stratégiques de l'analyse, inhibent leur exploration, perturbent l'exercice analytique qui, par là, tourne court. On ne l'apprend ici qu'au prix de quelques détours, en allant visiter certains auteurs et artistes qui, tel Lacan, ne méconnaissent pas que "Dieu n'a pas encore fait son exit".
On savait depuis des siècles que l'homosexualité masculine était honorée ou pratiquée dans la culture arabo-islamique. Des voyageurs occidentaux l'avait évoquée, des romans ou des études l'ont parfois décrite ou y ont fait allusion, mais il n'y avait jamais eu jusqu'alors de recherche approfondie ou systématique sur le sujet. Par ce travail qui réunit un grand nombre de données issues de textes poétiques, théologiques, coraniques, historiques, juridiques et littéraires, Khaled El-Rouayheb comble une importante lacune de notre savoir sur l'érotisme masculin dans le monde arabo-islamique à l'aube de notre modernité. David M. Halperin. Le livre de Khaled El-Rouayheb est un très utile correctif aux interprétations de ceux qui ont ignoré, mal compris ou dénaturé les rapports de l'Islam prémoderne à l'homoérotisme. C'est de plus une contribution bienvenue à l'étude d'une période de ['histoire de la littérature arabe qui n'a pas toujours fait l'objet de suffisamment de recherches. C'est un travail éminemment recommandable, impudique, provocant et sérieux. Geert Jan Van Gelder.
Comment Marcel, le brillant mais stérile narrateur d'a la recherche du temps perdu, en est-il devenu l'auteur? Un tel passage à l'acte semble voué à rester une énigme. Cependant, la Recherche est ainsi construite qu'on peut induire l'idée dont Proust fut l'homme, celle qui lui a permis de réaliser sa «vocation invisible». Cette enquête lit Proust à la lumière de ce qu'il fait, souvent sans le dire, ou seulement à demi-mot. Elle montre que le lent accomplissement de sa destinée créatrice recèle une démonstration rigoureuse, aussi nouvelle dans ses principes ou dans ses fins que dans ses moyens romanesques. On ne songe guère à consommer de la philosophie dans Proust. À tort. Car, lorsqu'on relie le théorème du temps retrouvé à la structure profonde de la Recherche, l'idéalisme proustien apparaît alors comme une véritable leçon de créativité. Thierry Marchaisse est philosophe, éditeur, traducteur de philosophie anglo-saxonne (Quine, Rorty, Kripke). Il a publié avec François Jullien, Penser d'un dehors (la Chine), Le Seuil, 2000.