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COMMENT MARCEL DEVIENT PROUST ENQUETE SUR L ENIGME DE LA CREATIVITE
MARCHAISSE T
EPEL
19,00 €
Épuisé
EAN :9782354270087
Comment Marcel, le brillant mais stérile narrateur d'a la recherche du temps perdu, en est-il devenu l'auteur? Un tel passage à l'acte semble voué à rester une énigme. Cependant, la Recherche est ainsi construite qu'on peut induire l'idée dont Proust fut l'homme, celle qui lui a permis de réaliser sa «vocation invisible». Cette enquête lit Proust à la lumière de ce qu'il fait, souvent sans le dire, ou seulement à demi-mot. Elle montre que le lent accomplissement de sa destinée créatrice recèle une démonstration rigoureuse, aussi nouvelle dans ses principes ou dans ses fins que dans ses moyens romanesques. On ne songe guère à consommer de la philosophie dans Proust. À tort. Car, lorsqu'on relie le théorème du temps retrouvé à la structure profonde de la Recherche, l'idéalisme proustien apparaît alors comme une véritable leçon de créativité. Thierry Marchaisse est philosophe, éditeur, traducteur de philosophie anglo-saxonne (Quine, Rorty, Kripke). Il a publié avec François Jullien, Penser d'un dehors (la Chine), Le Seuil, 2000.
L'Homme spéculaire tente de faire pour l'épistémè occidentale tout entière ce que Michel Foucault avait fait pour l'épistémè du XVIIème siècle dans Les Mots et les Choses. C'est dire l'ambition et l'ampleur de cet ouvrage. La métaphore fondamentale que Rorty découvre - et dont il démonte les effets - au sein de notre culture, est celle de l'Homme Miroir de la Nature. De là, découlent des pseudo-évidences séculaires dont nous ne sommes toujours pas affranchis : à commencer par l'existence de quelque chose comme l'esprit ; puis la définition de la philosophie comme théorie de la connaissance ; et la version occidentale de la vérité comme correspondance du reflet-dans-le-miroir à ce qu'il reflète. Mais l'apport de Rorty n'est pas seulement historico-critique. La philosophie ainsi délivrée du complexe du miroir ouvre sur le programme d'une nouvelle sophistique dont le modèle emprunte à la fois à Wittgenstein, à Heidegger et au pragmatisme. Et ce n'est pas une des moindres importances de ce livre que la rencontre qu'il amorce entre philosophies continentale et anglo-saxonne.
Résumé : Proust n'a cessé de répéter que la Recherche était une " démonstration ". Cependant il s'est toujours bien gardé d'expliquer ce qu'il voulait prouver, selon quelle méthode, et pourquoi il laissait curieusement dans l'ombre cet aspect de son oeuvre, auquel il semblait tenir tant. Cet ouvrage est consacré à ces trois questions, prises sous un angle nouveau, d'ordre logico-cryptologique. Il montre que le récit de Proust est décryptable comme un raisonnement déductif, qui aboutit à un grand théorème final. Mais pour y accéder il faut se doter d'instruments appropriés, assez puissants pour craquer le code qui rend la démonstration proustienne aussi rigoureuse qu'imperceptible. Une telle cryptanalyse de la Recherche transforme radicalement notre lecture de l'oeuvre. Elle permet de résoudre le mystère de ce que Proust appelait sa "construction" et de comprendre comment et pourquoi son récit cache une dimension logique.
Je suis réquisitionné pour transporter les premières victimes. Quelques heures seulement après l'explosion du réacteur. II y a cet homme au fond du bus. Cet homme qui reste assit tout droit les mains sur les cuisses tandis que les autres pompiers vomissent et râlent et crachent du sang autour. J'accélère pour abréger le trajet jusqu'à l'hôpital. Je croise son regard dans le rétroviseur : la peur. Au lointain : la masse rouge de la centrale en fusion, et là dans mon dos, hors de leurs orbites, les yeux de cet homme. Dans les yeux de cet homme une grande peur : sa langue est tombée. Je ne suis pas certain de lire de la douleur ou quelque chose comme ça sur sa figure, mais une peur oui, une peur absolue qui le dévaste : sa langue vient de tomber de sa bouche et gémit, stupéfaite, sur son pantalon.
Depuis plus d'un an, la Covid 19 fait des ravages dans le monde. Le Gouvernement français souhaite imposer le pass sanitaire coûte que coûte. Pourtant, même les personnes vaccinées peuvent être porteuses du virus. Comme il n'y a aucune restriction de circulation pour les personnes possédant un pass sanitaire, ces dernières diffusent le virus à grande échelle. Aujourd'hui, il est nécessaire de demander des comptes à ceux qui nous imposent un mode de vie différent et qui licencient les personnes qui ne partagent pas le même point de vue.
Alors qu'il entend dire l'essentiel de l'homme en tant qu'animal rationnel, le mot sujet sert aussi bien à désigner un cadavre en anatomie. De la liberté à la servitude, son spectre sémantique est si large qu'il frise l'homonymie. Le droit, la politique, la médecine, les lettres, les arts ne sauraient s'en passer. Sa carrière philosophique? Prestigieuse! Jacques Lacan en a fait d'emblée un leitmotiv de son enseignement. En lançant par la suite sa formule nouvelle d'un sujet représenté par un signifiant pour un autre signifiant, il ne lui a plus accordé identité ni réflexivité. Cette subversion, dont les étapes constitutives sont ici examinées, l'a placé dans de curieuses compagnies, tantôt avouées (Maine de Biran), tantôt inaperçues (averroïsme latin), parfois de circonstance (Foucault). En recoupant ces références disparates, le présent essai redonne à la trouvaille de Lacan son espace épistémique singulier. Et sa puissance d'appel.
Elisabeth Geblesco fut l'une des dernières analystes à rencontrer régulièrement Lacan. Elle ne faisait nullement mystère de cette analyse de contrôle, mais personne ne savait qu'elle en tenait le journal. Ses proches, comme ses élèves, ignoraient tout de l'existence des cinq cahiers ici publiés. Rédigés à chaud, après chaque rencontre avec Lacan, ils constituent d'abords un témoignage de première main sur l'élaboration incessante de la pensée lacanienne, sur les jeux du transfert et l'expérience du contrôle des cures analytiques. C'est aussi un mine d'informations sur la vie et la dissolution houleuse de l'Ecole freudienne de Paris.
Pour en avoir fait lui-même l'expérience et s'être par ailleurs engagé dans une pratique analytique, Sean Wilder interroge ici ce que la psychanalyse a pu dire de l'extase mystique. Freud, Lacan et Winnicott lui offrent des réponses diverses. Si chacun utilise le concept de moi, c'est en des sens très différents: Freud émet une condamnation qui assimile sentiment océanique et expérience religieuse; Lacan prête une oreille plus attentive aux élaborations mystiques et à leur mode de subjectivation; Winnicott forge te concept surprenant d'orgasme du moi pour désigner des états de non-intégration proches de ce que Henri Michaux - lui aussi convoqué - nomme le domaine du calme. Prenant un appui critique sur ces travaux, mais aussi sur sa pratique du zen, l'auteur revisite l'expérience mystique. Loin de ne concerner qu'elfe, sa contribution questionne ta consistance du savoir avec lequel l'analyste rend compte de sa pratique. Biographie de l'auteur Sean Wilder est américain, diplômé des Universités de Columbia et de Berkeley. Il vit en France depuis 1969. Il a acquis la nationalité française et exerce la psychanalyse à Montpellier.