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Gérer la culture en région. Les pratiques des collectivités territoriales en France
Allinne Jean-Pierre ; Carrier Renaud
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782296015883
Consacré aux modes de gestion des services publics culturels, cet ouvrage permet de mettre en perspective les différentes solutions offertes par notre droit pour gérer le patrimoine culturel et muséal. Universitaires et praticiens, juristes, historiens, géographes, aménageurs ont croisé leur regard et leur expérience afin d'offrir au lecteur des pistes pour mieux comprendre les problématiques de la gestion de la culture. Leurs développements critiques et constructifs, étayés sur la réalité, permettent de mieux situer les enjeux de la gestion des services publics ayant une vocation culturelle au sens large. De la régie directe jusqu'aux récents aménagements législatifs de l'Etablissement public de coopération culturelle (EPCC), l'éventail des modes de gestion est présenté ici de façon quasi exhaustive, avec la préoccupation continue de rattacher la lettre de la loi à la pratique et au réalisme du terrain. Au moment où l'Etat semble se désengager du secteur culturel, il a finalement paru utile de souligner la créativité gestionnaire qui préside, plus qu'on ne l'imagine, aux expériences locales.
Allinne Jean-Pierre ; Gauvard Claude ; Jean Jean-P
La place du peuple en justice a profondément évolué tout au long des siècles de l'histoire. La fonction de juge s'est professionnalisée, même si des citoyens-juges élus exercent dans les tribunaux de commerce, les conseils de prud'hommes ou sont tirés au sort comme jurés de cours d'assises. D'autres participent activement au procès en tant que témoins ou experts. Mais la part que doit prendre le citoyen dans le système judiciaire français, comme juge et même comme témoin, continue de faire débat, et derrière la question de l'élection des juges, toujours présente depuis la période révolutionnaire, c'est celle de leur légitimité qui est posée. Pour mieux comprendre les enjeux, il fallait revenir au long terme de l'Histoire. D'abord sous la forme de la relation fondatrice que le peuple entretient avec la justice. Depuis l'Antiquité, "l'appel au peuple" des Romains garantissait l'effectivité de la justice. Au Moyen Age comme sous l'Ancien régime, c'est encore sous le regard du peuple que se prononcent et s'exécutent les condamnations. Mais la puissance des juges, qui affirment prendre leur décision "en ayant Dieu devant les yeux", s'impose jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. La Révolution française, en réaction contre une justice royale honnie, a voulu replacer le peuple au c?ur de la procédure. La justice populaire et l'élection des juges se sont imposées comme des évidences de la légitimité démocratique. Si ensuite la justice napoléonienne a marqué le retour en force de la professionnalisation d'une magistrature nommée par le pouvoir, le jury populaire est resté le symbole de cette justice démocratique. La participation des citoyens à la fonction de juger a fait l'objet de réformes ponctuelles et reste une question récurrente. Aujourd'hui, les juges rendent leurs jugements "Au nom du peuple français". Cet ouvrage permet de comprendre non seulement comment ils doivent en rendre compte aux citoyens, mais aussi comment ces derniers pourraient mieux participer à l'?uvre de justice.
Résumé : Cc livre constitue un pari risqué : le premier risque résidait clans la tentation toute tocquevillienne et très française de décrire un processus linéaire d'intervention locale de l'Etat, depuis l'intendant jusqu'au préfet du XXIe siècle, en passant par la figure réputée intangible du préfet napoléonien. La secondé tentation était au contraire de valoriser à l'excès le " pouvoir périphérique " (Pierre Gémion), ces notables provinciaux qui ont tant marqué le XIXe siècle et qui régiraient à nouveau un développement plus contractuel qu'imposé. Les présentes contributions constituent de puissants remparts contre cette double tentation : historiens, politistes, juriste, économiste, sociologue, géographe, ont croisé ici leurs regards pour dessiner du préfet développeur une image plurielle, discontinue. Un acteur parmi d'autres de ce qu'on appelle aujourd'hui gouvernance.
Le retour sur la scène politique de "l'insécurité" lors de la campagne présidentielle de 2002 rappelle que le champ du pénal est devenu le domaine d'une rationalisation politique, comme celui du social l'a été dans les années keynésiennes entre 1930 et 1980. Cette rationalisation ne va plus de soi. Autant des élites du XIXe siècle étaient soudées par "l'obsession créatrice" (Bernard Schnapper) de la récidive, autant celles du XXe siècle hésitent entre des politiques rétributives et des politiques réhabilitatives. Les premières privilégient la punition du coupable. Elle ressurgissent aujourd'hui régulièrement, dès que les tensions sociales s'approfondissent, alors que la violence de sang régresse régulièrement dans la longue durée. Les secondes consistent à privilégier l'individu plutôt que la société et à oeuvrer à sa réinsertion. Elles dominent le discours pénal depuis la Libération sous l'impulsion de l'école de la Défense sociale nouvelle. Le présent volume 2 retrace les configurations successives des deux types de politiques en un "temps des doutes" sur leur efficacité. Mais la fin du XXe siècle s'ouvre aussi à une troisième acception des politiques criminelles, celle de la prise en compte du trauma des victimes. Le XXIe siècle sera peut-être celui de la justice restaurative.
S'interroger sur l'oubli et le droit permet de réinterroger sous un autre angle l'Etat et sa Justice dans leur rôle de gardiens de la mémoire judiciaire, de questionner les usages et mésusages, et d'examiner les fonctions politiques et sociales de la conservation mémorielle du crime et du criminel. Dans un contexte particulièrement ambigu, où le droit à l'oubli sonne comme une revendication de plus en plus entendue, où les juridictions européennes sanctionnent les pays, comme la France, pour une collecte trop minutieuse et une conservation trop longue des passés judiciaires, mais aussi dans un contexte où l'Etat, mu par une dynamique qui lui est propre, cherche davantage à tracer, à suivre, à se souvenir, pour mieux poursuivre et contrôler, il n'est pas anodin de poser un regard rétrospectif sur cette dialectique mémoire/oubli dans le champ pénal pour mieux envisager sa construction et, partant, ses effets et ses fonctions à travers le temps. Peut-être avons-nous oublié les vertus d'un oubli que les Anciens savaient à l'occasion manier pour écarter les effets mortifères d'une mémoire infinie. A la croisée des regards (juridiques, historiques, anthropologiques, psychologiques et éthiques), l'oubli se déploie dans toutes ses dimensions sociales, politiques et judiciaires pour mieux mettre en valeur, par des études de cas et des réflexions au long cours, les ressorts d'un oubli pacificateur ou objet de luttes. Une large place est ainsi accordée aux pratiques de pardon et d'oubli au Rwanda, comme pour mieux signifier la permanente ressource qu'il offre. Enrichi des investigations menées dans le cadre d'une mission au Rwanda par des membres de l'Association française pour l'histoire de la justice, où rescapés et acteurs de la mémoire ont ; été écoutés, ce dossier se veut avant tout un questionnement scientifique de ce qui semble aller de soi : les vertus politiques de l'oubli judiciaire.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.