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Gouverner le crime. Les politiques criminelles françaises de la Révolution au XXIe siècle Tome 2, Le
Allinne Jean-Pierre
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782747569439
Le retour sur la scène politique de "l'insécurité" lors de la campagne présidentielle de 2002 rappelle que le champ du pénal est devenu le domaine d'une rationalisation politique, comme celui du social l'a été dans les années keynésiennes entre 1930 et 1980. Cette rationalisation ne va plus de soi. Autant des élites du XIXe siècle étaient soudées par "l'obsession créatrice" (Bernard Schnapper) de la récidive, autant celles du XXe siècle hésitent entre des politiques rétributives et des politiques réhabilitatives. Les premières privilégient la punition du coupable. Elle ressurgissent aujourd'hui régulièrement, dès que les tensions sociales s'approfondissent, alors que la violence de sang régresse régulièrement dans la longue durée. Les secondes consistent à privilégier l'individu plutôt que la société et à oeuvrer à sa réinsertion. Elles dominent le discours pénal depuis la Libération sous l'impulsion de l'école de la Défense sociale nouvelle. Le présent volume 2 retrace les configurations successives des deux types de politiques en un "temps des doutes" sur leur efficacité. Mais la fin du XXe siècle s'ouvre aussi à une troisième acception des politiques criminelles, celle de la prise en compte du trauma des victimes. Le XXIe siècle sera peut-être celui de la justice restaurative.
Résumé : Cc livre constitue un pari risqué : le premier risque résidait clans la tentation toute tocquevillienne et très française de décrire un processus linéaire d'intervention locale de l'Etat, depuis l'intendant jusqu'au préfet du XXIe siècle, en passant par la figure réputée intangible du préfet napoléonien. La secondé tentation était au contraire de valoriser à l'excès le " pouvoir périphérique " (Pierre Gémion), ces notables provinciaux qui ont tant marqué le XIXe siècle et qui régiraient à nouveau un développement plus contractuel qu'imposé. Les présentes contributions constituent de puissants remparts contre cette double tentation : historiens, politistes, juriste, économiste, sociologue, géographe, ont croisé ici leurs regards pour dessiner du préfet développeur une image plurielle, discontinue. Un acteur parmi d'autres de ce qu'on appelle aujourd'hui gouvernance.
Dans Paris, il y a une rue. Dans cette rue, il y a une maison... Zoom avant, zoom arrière, dans un décor de cinéma, pour un classique des cours d'école.
Le crime comme déviance inquiète depuis le XVIIIe siècle citoyens et gouvernants. Succédant à la résignation avec laquelle les populations accueillaient la violence depuis le Moyen Age, le "sentiment d'insécurité" devient au XIXe siècle un construit social. L'avènement du suffrage universel confère pour la première fois à la question de l'ordre public une dimension politique aux yeux des notables au pouvoir. Comme le remarquait Tocqueville, on ne tolère plus en démocratie les mêmes atteintes aux valeurs protégées que dans l'Ancienne société. La générosité affichée par les révolutionnaires (Lepeletier, "punir le coupable et le rendre meilleur") ne doit pas masquer la réalité d'un XIXe siècle qui a été certainement plus dur pour les classes populaires que ne l'était l'Ancien Régime, dont la police ne brillait pas par son efficacité. Ce livre aborde l'histoire du droit pénal et du traitement social de la violence au siècle de la Révolution industrielle. Mais il souhaite aussi analyser les "politiques criminelles" entendues plus largement, prévention, éducation, patronage, qui obsédaient la France des notables à la Belle Epoque. Le présent volume 1 invite à réfléchir sur les fondements politiques et économiques de l'histoire pénale française. Il souhaite mener le lecteur sur les voies fructueuses de la socio-histoire, riche de l'hybridation disciplinaire qu'elle propose. Il sera suivi d'un second volume consacré, dans cette même collection, au second XXe siècle (Le temps des doutes, 1920-2003)
La tradition du mécénat d'État a longtemps permis au secteur culturel d'échapper au secteur marchand. La globalisation de l'économie, la place grandissante de la communication, la consommation culturelle de masse font que le modèle à direction publique est aujourd'hui concurrencé par le modèle de l'entreprise privée et le paradigme libéral. Souvent confondu avec le parrainage ou avec les fondations, le mécénat avait mauvaise presse. Il pose de fait le délicat problème du statut des dons et de la nécessaire déontologie à observer dans la gestion des équipements culturels. Ce livre montre que les pratiques commencent à évoluer. La loi de 2003 a aligné la France sur le niveau de ses voisins européens quant à la défiscalisation des dons. Surtout, le mécénat en région permet à de petites entreprises de se grouper pour soutenir des projets originaux. Le présent ouvrage illustre le changement d'attitude des acteurs à travers trois questionnements: les mutations du modèle culturel français (I), la nouvelle trilogie État-collectivités-entreprises (II), les rencontres inédites entre fonds privés et contraintes publiques (III). Il concerne tant les professionnels du secteur culturel que les lecteurs attentifs à la mutation fondamentale qui affecte aujourd'hui la culture.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !