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Allégeances. Entre ciel et terre
Soulier Marie-Hélène
AD SOLEM
19,10 €
Épuisé
EAN :9782372981439
L'allègement, la gratitude et la fidélité constituent les clés discrètes de la partition textuelle d'Allégeances - comme sa feuille de route poétique. Allégeances croisées aux soirs et aux matins, au sable des chemins, à l'abondance des saisons, à l'orient des lectures, aux attaches du coeur, à la forme neuve des phrases qui se sont posées sur la page. Gratitude des commentaires, à l'épreuve du temps et des vies consacrées, que cantiques et liturgies rassurent et ennoblissent. Fidélité à la terre et au Ciel qui s'incline vers nous, constellant le silence de chants d'oiseaux et de prophéties forestières. L'agencement de ce recueil suit ainsi un mouvement ascendant, depuis la haie aux passereaux jusqu'aux apostiches du rite byzantin. Un livre dédié aux oraisons agrestes qui se voudrait, comme à voix basse, un livre d'heures.
Avec acidite ? et humour, et en reprenant les e ? le ? ments iconiques du conte de Perrault ou de l'adaptation qu'en fit en son temps Jacques Demy (l'a^ne qui crotte des pie`ces d'or, l'absence de me`re, le cake d'amour, la demande en mariage, les robes couleur du temps, de lune...), Marie Dilasser tisse une fable d'aujourd'hui, une histoire ou` les jeunes filles sortent du silence et s'allient pour prendre possession de leur corps et de leur vie. Ici, pas de bons, ni de me ? chants. Pas de he ? ros, ni d'he ? roi ? nes. Ici, deux vies, dans des re ? alite ? s et contextualite ? s diffe ? rentes. Deux vies que la filiation pourrait re ? unir, devraient re ? unir. Mais que finalement la filiation va de ? truire. Ici pas de roi et d'infante. Mais un pe`re coupable, et une fille qui, telle une Antigone, prend les armes. Pas celles qui ensanglantent, percent et tranchent. Celles de la parole et de l'acte poe ? tique qui re ? ve`lent, re ? parent, et rendent justice.
Résumé : Certes, prendre son temps c'est bien, mais agir au bon moment, c'est mieux ! La procrastination nous déconcentre, nous éparpille et nous fait prendre du retard sur tout. Qu'est-ce que procrastiner ? C'est un comportement qui consiste à remettre à plus tard une action qui pourrait être ou devrait être réalisée immédiatement. Cette posture est présente dans des domaines bien spécifiques de notre vie personnelle ou professionnelle. Ainsi, arriver systématiquement en retard, différer sa déclaration d'impôts ou l'établissement de ses feuilles de sécurité sociale, de ses notes de frais, ou, encore, reporter des démarches administratives... sont des comportements typiques de la procrastination lorsqu'ils sont récurrents. Si certains comportements peuvent prêter à sourire, d'autres nous mettent dans des situations difficiles. Cet ouvrage, illustré de nombreux témoignages, donne toutes les clés pour sortir de cette dépendance comportementale pesante. De la prise de conscience à la prise de décision, et grâce à de nombreux exercices, vous arriverez à vous réapproprier librement votre temps, donc votre vie.
Extrait «Les écrivains, disait Freud, sont de précieux alliés et il faut placer bien haut leur témoignage, car ils connaissent d'ordinaire une foule de choses entre le ciel et la terre dont notre sagesse d'école n'a pas encore la moindre idée. Ils nous devancent beaucoup, nous autres hommes ordinaires, notamment en matière de psychologie, parce qu'ils puisent là à des sources que nous n'avons pas encore explorées pour la science.» Parmi ceux-ci, le poète ne va-t-il pas plus loin, dont la tâche propre est, selon R. M. Rilke, de «traduire une sensibilité à l'immédiat, à l'intime, à l'obscur», de «rapprocher la pure intériorité de la pure extériorité afin que se rassemble ce que nous ne cessons de diviser en étant là», afin d'obtenir que «dans un appel magique - le chant - telle ou telle face plus cachée de l'existence demeure, dans l'espace d'un poème, tournée vers nous» ? À l'éternelle question au centre de l'existence humaine : «Comment est-il possible de vivre quand les éléments de cette vie nous sont insaisissables ? Quand nous sommes toujours insuffisants en amour, hésitants devant la décision et incapables face à la mort, comment est-il possible d'exister ?». le poète répond en «faisant des choses avec de l'angoisse», en transformant l'angoisse en choses qui «soient sorties du temps et confiées à l'espace» - en poèmes. La poésie, finalement, c'est cette possibilité d'insérer la plainte - ou l'excès d'enthousiasme - dans une totalité qui la résorbe. Pourquoi alors, un éditeur de sciences humaines soucieux de «l'amélioration de la condition» de ces «hommes ordinaires» dont parlait Freud se priverait-il de publier des textes contribuant à ce but ? La collection PO&PSYse propose de faciliter l'accès à des oeuvres poétiques selon l'axe qui vient d'être défini, sans limitation d'époque ni de lieu, privilégiant des formes ou anthologies brèves dans la seule exigence de la qualité des textes et de leur présentation.
PRUNE. - Jamais j'aurais pensé que vous aviez fait la guerre ! MARIE-ROSE. - Oh non, elle s'est faite sans moi, la guerre... Moi, c'était la Résistance. PRUNE. - Je croyais qu'y avait que des mecs, chez les résistants. Au cinéma, on voit que des mecs. MARIE-ROSE. - Pardi, dans l'Histoire comme ailleurs, les hommes ont l'habitude de prendre toute la place. PRUNE. - Ca c'est bien vrai ! Et même au lit. Mon copain, il a la manie de dormir en diagonale. Comment il veut que je respire ? J'ai beau lui dire... Ca fait rien, il s'y remet... Bon, bref... Et ça vous est venu comment, la Résistance ?
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
La manière dont on conçoit l'éducation varie du tout au tout selon que l'on défend la possibilité de l'erreur et de la vérité du jugement moral, et l'universalité de la raison pratique - ce que C. S. Lewis désigne par le terme de voie, ou "Tao", dans ce livre de 1943. Pour ceux qui sont à l'intérieur de la voie, l'éducation consiste à favoriser la naissance de ces réactions au monde qui sont justes en elles-mêmes, indépendamment du fait qu'on les éprouve ou non - ces réactions dont la possibilité définit l'humanité même. Ceux qui sont étrangers au Tao doivent par contre, s'ils sont logiques, regarder tous les sentiments comme également irrationnels, comme des sortes de buées qui nous cachent la réalité. Ce n'est pas que ce soient des hommes mauvais : ce ne sont plus des hommes du tout. En sortant du Tao, ils sont entrés dans le vide. Quant à ceux qu'ils dominent, ils ne sont pas forcément malheureux ; ce ne sont pas des hommes non plus : ce sont des produits fabriqués. La victoire finale de l'homme ce n'est pas un affranchissement de I'"ordre naturel" ; c'est au contraire un retour à la nature, mais qui s'affranchit de toute médiation culturelle. Aujourd'hui, cette libération s'appelle "écologisme" et "transhumanisme n. Ce sont les autres noms de l'abolition de l'homme.