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Eros sans Thanatos ? Le déni de la pulsion de mort des pères du freudo-marxisme
Allali Sébastien
MJW
24,99 €
Épuisé
EAN :9791090590601
Bien des choses opposent Freud à deux de ses disciples : Otto Gross et Wilhelm Reich, les pères du freudo-marxisme. Ces derniers critiquent sévèrement le patriarcat, promouvant l'égalité des sexes et l'amour libre. Anarchistes radicaux, ils rejettent la religion et toute forme d'autorité. De même, tandis que, selon Freud, l'éducation doit inhiber, interdire et réprimer pour aider l'enfant à se civiliser, Gross et Reich, fidèles à Rousseau, font l'apologie d'une éducation sans contrainte. Freud se voit donc dans l'obligation de prendre ses distances avec des disciples de plus en plus indésirables. Les points de rupture concernent l'étiologie des névroses, la possibilité d'une "psychothérapie populaire", les modalités de la cure, les rapports entre psychanalyse et politique, la famille, l'éducation, la religion, le travail ou encore la création artistique. L'anthropologie freudo-marxiste et la pratique clinique de ses théoriciens reposent sur une critique du capitalisme et l'adoption d'un modèle inspiré d'hypothétiques sociétés matriarcales disparues. Réformer la société permettrait, selon eux, d'en finir avec la névrose. La pensée de Gross et celle de Reich ont eu un rôle de taille, non seulement dans l'histoire de la psychanalyse mais encore dans l'élaboration même de la pensée freudienne. Ils furent les premiers à insister sur la part essentielle de la misère économique et de la misère sexuelle dans l'origine des névroses. Toutefois, la radicalité de ce mouvement a entraîné son propre déclin. Les théoriciens freudo-marxistes furent confrontés à leurs propres contradictions : la sexualité débridée et le primat de l'Eros ne pouvaient, à eux seuls, rendre heureux les individus. En effet, peut-on refouler Thanatos sans nier le réel ?
Résumé : L'échapper belle signifie "se sortir de justesse d'une situation délicate". Cependant, prise au pied de la lettre, l'expression pourrait signifier "s'extraire d'une impasse d'une belle façon". Il s'agirait alors de la capacité à trouver des façons efficaces et élégantes d'échapper à des situations épineuses. Si l'échappée peut évoquer la fuite, voire la lâcheté, l'échappée belle relève du courage et du panache. Quelle sagesse recèle cette capacité à prendre la tangente en mariant le cran et le style ? Comment rendre l'échappée belle ? Cet essai examine la notion d'échappée belle sous ses différentes facettes en faisant appel à des exemples empruntés à la littérature, à l'histoire et à la pop culture. Inventivité et créativité, esquive et ruse, manipulations lexicales, voies détournées, subtilités et subterfuges, tout est permis pour qui veut l'échapper belle.
Résumé : Cet ouvrage s'inscrit dans une série de 4 tomes, intitulée La voix, s'adressant à tous ceux qui se préoccupent des problèmes vocaux, qu'il s'agisse de voix pathologique en quête d'un diagnostic et d'un traitement ou de voix normale en quête d'une meilleure pratique de la parole ou du chant. Cet ouvrage aborde l'étude des différents moyens thérapeutiques utilisables dans le traitement des troubles vocaux : médicaments, cures thermales, physiothérapie, kinésithérapie, prescriptions d'hygiène vocale, chirurgie, techniques rééducatives, traitements psychologiques. L'idée directrice est qu'il convient d'organiser avec objectivité une stratégie thérapeutique bien raisonnée envisageant chacun des moyens utilisables en les associant ou en les faisant se succéder dans le souci d'articuler le projet thérapeutique le plus efficace pour le patient. Une partie importante de l'ouvrage est consacrée aux techniques rééducatives comportant la description selon un plan rigoureux d'une grande quantité d'exercices exposant l'intérêt de chacun d'eux. Destiné aux orthophonistes, aux phoniatres et aux pédagogues de la voix parlée et chantée, il s'adresse aussi aux professionnels de la voix désireux de s'informer d'une façon approfondie. Il sera également utile aux étudiants en médecine et en particulier aux futurs spécialistes ORL et se révélera vite indispensable au laryngologiste intéressé par les problèmes phoniatriques.
En 1149 de l?ère chrétienne, une communauté juive importante, près de 20% de la population totale de la ville, vivait à Rodom, l?actuelle Rouen. Une yeshiva, école talmudique, accueillait une cinquantaine d?étudiants. La communauté disposait d?une grande et belle synagogue, d?un cimetière et d?institutions autonomes. Alors que l?on s?approche de Pessah, la Pâque juive, la belle Rachel Lévita, fille d'un d'un notable, promise à l?étudiant Haïm Bar Chelomo, est enlevée par des malfrats à la solde d? Adalbert Courteheuse, un lointain cousin du duc de Normandie. Ce personnage ignoble, physiquement et moralement, va être à l?origine d?un drame qui plongera la communauté juive tout entière dans la désolation. Un groupe d?étudiants se constituera en « Vengeurs », bien décidés à poursuivre les meurtriers de Rachel. Mais comment concilier la vengeance avec le respect de la Loi de Moïse
Universitaire, écrivain et journaliste, ancien rédacteur en chef de Tribune Juive, Jean-Pierre Allali est l auteur d une vingtaine d ouvrages dont plusieurs consacrés à la Tunisie. Vice-président fondateur de l ATPJT (Arts et Traditions Populaires des Juifs de Tunisie), il est membre du Bureau Exécutif du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France). Il a également publié un roman aux Éditions Glyphe: Les Vengeurs de la Maison sublime.
En amour, nous pensons être à l'abri de manipulations... la société est là pour s'en charger. L'auteur, ethnologue, enquête sur un événement qui provoque l'émotion dans ce village de nomades de la mer, les Badjos d'Indonésie. Il interroge les habitants, consulte les chamans, fini par découvrir une forme inhabituelle d'éthique, déterminante. Pourquoi cette société interdit-elle les désirs qui portent atteinte à l'ordre social, et malgré tout offre les moyens pour les réaliser ? Comment l'individu se retrouve-t-il ? Bientôt, à la fois les lettres de son amie et sa vie dans le village, le conduisent à une introspection : comment ne plus être complice des règles imposées par l'amour ? Lentement, l'ethnologue se fait explorateur du psychisme dans ces deux civilisations, si loin l'une de l'autre. Les conclusions de son enquête sont étonnantes. S'y révèle un chefd'oeuvre de l'art badjo : celui de créer une société équilibrée et solidaire. Avec justesse, et non sans subjectivité, à travers des situations de la vie quotidienne, l'auteur réussit à nous transmettre l'âme de cette culture unique. L'ouvrage ouvre sur des questions, qui sont les nôtres : quelle place une société donne-t-elle aux contraintes de l'amour ? La conscience morale peut-elle cohabiter avec le vice et la tentation ? La magie avec le marivaudage ?
Dans ce recueil de nouvelles, l'auteur, ancien psychiatre dans ces institutions, décrit le parcours de patients de l'hôpital psychiatrique, de pauvres hères pensionnaires d'un hospice départemental ou de résidents d'un foyer d'hébergement. Toutes les situations décrites ont été réelles, l'histoire des personnages est largement romancée. Michaël Guyader dénonce vivement les effets délétères sur ces êtres humains de leur placement dans ce qu'il convient d'appeler des circuits d'exclusion et du sadisme ordinaire le plus souvent exercé sous les oripeaux de la bien pensance et à l'aune de l'ordre moral. Il s'agit aussi pour lui de louer le génie relationnel de ceux qui soignent, prennent soin, font accueil à la détresse de leurs semblables. C'est là enfin un témoignage ému de l'aptitude qu'ont, tout exclus qu'ils soient, ceux qui sans relâche inventent des manières de vie digne dans des lieux qui sans ces créations pourraient n'être que des cimetières sans raison.
Ce Tome 6 est consacré en majeure partie à la dépression, ou plutôt aux dépressions. "La vie faute de mieux, les déprimés" est un texte ayant pour but de faire connaître au plus grand nombre une pathologie très banale de nos jours dans notre société et qui sera probablement de plus en plus fréquente du fait de la rapidité des changements du mode de vie imposés par les progrès technologiques. La dépression peut n'être qu'une démission passagère dans une situation difficile mais parfois peser sur toute une vie et même conduire, en particulier lorsqu'il s'agit de mélancolie, à un acte suicidaire. Sans érudition excessive mais sans simplification exagérée, est ainsi présenté l'essentiel de ce qu'il faut savoir sur les dépressions, les apports de la biologie, de la psychologie et de la psychanalyse, les traitements utilisables mais aussi le vécu des déprimés et ce qu'attendent ces patients de leur entourage et de leurs médecins, généraliste et psychiatre. Dans un autre texte, "Les pratiques de la dépression : étude critique" , suivi d'une analyse par Pr D. Widlöcher, Arthur Tatossian montre comment sont considérés le déprimé et la dépression par le grand public, par le généraliste et par le psychiatre, ce qui l'amène à étudier les rapports et intrications entre théorie et pratique clinique, l'intérêt du diagnostic catégoriel et celui du diagnostic dimensionnel, le rôle des facteurs psychologiques et sociaux sur la vulnérabilité dépressive et les différences entre la pratique du généraliste et celle du psychiatre ; ces praticiens ne voient pas les mêmes malades ce qui explique des modalités de prise en charge et de traitement différentes. Cela conduit l'auteur à formuler le souhait - c'était en 1985 - que l'étudiant en médecine bénéficie d'une meilleure formation quant à l'origine des troubles psychiques et à leur prise en charge par le généraliste, facilitée par la mise à disposition de psychotropes de plus en plus maniables, avec peu d'effets secondaires graves. Il insiste toutefois sur le fait qu'il ne faut pas oublier que le plus important, à long terme, n'est pas la chimiothérapie mais la compréhension du vécu du patient et donc la communication confiante entre soigné-soignant, ce qui implique de savoir et pouvoir consacrer du temps au patient par l'écoute et une approche psychothérapique au sens large du terme. Des questions sont ensuite posées et discutées avec humour telles : Avons-nous tous besoin d'un psychiatre ? Ou encore Quelle est la place des benzodiazépines dans le traitement des dépressions ? Enfin, sont présentées la notion d'évènement chez des éthyliques chroniques et des recherches qui ont permis de distinguer, chez ces derniers, ceux qui peuvent bénéficier de mesures préventives pouvant leur éviter une rechute.
Il est des lieux où souffle le vent du malheur et de la déshérence ; il est des lieux où souffle le vent salvateur de l'ironie et de la rage. Il est des lieux où l'on perd la tête et où l'on est censé plus ou moins essayer de la retrouver... A partir de quatorze variations sur le séjour en hôpital psychiatrique, Le Vent noir évoque les limites ? oues entre la folie et la normalité, le désespoir et la révolte, l'emprisonnement et la liberté ; car on peut être prisonnier des murs de l'asile, prisonnier de sa propre tête, et laisser souffler en soi, comme un éclat de rire, un vent démystificateur. Alternant récits de vie bousculées par la maladie mentale et saynètes du quotidien hospitalier, Le Vent noir tente de poser des mots sur le sentiment de décalage, l'impression de n'être pas tout à fait d'ici, et sur le regard distancié qu'une telle position, bien que subie, permet de poser sur les petites et grandes absurdités du réel.