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Contre Julien. Tome 4, (Livre VIII-IX), Edition bilingue français-grec ancien
ALEXANDRIE CYRILLE D
CERF
64,00 €
Épuisé
EAN :9782204145480
Le Contre Julien de Cyrille d'Alexandrie (? 444) est une réfutation monumentale de l'ouvrage de polémique antichrétienne rédigé par l'empereur Julien en 362-363. Ce traité, qu'il est d'usage d'appeler Contre les Galiléens, est conservé presque exclusivement par les citations qu'en donne Cyrille. Le livre VIII, très spécifique, ne réfute que trois fragments de Julien choisis de manière à présenter un traité dogmatique sur la Trinité et l'Incarnation. Selon Julien, Moïse et les prophètes n'ont pas annoncé Jésus, et le début de l'Evangile de Jean prouverait que les chrétiens croient en plusieurs dieux. Pour lui répondre, l'Alexandrin expose sa théologie trinitaire à partir de ses fondements scripturaires et grâce à une longue séquence de citations philosophiques - certaines ne sont transmises que par Cyrille - visant à établir que Platon, Numénius, Plotin, Porphyre et le Corpus hermétique ont eu connaissance de la Trinité. Pour le volet sur l'Incarnation, il cite le philosophe Amélius, qui aurait "su qu'un Verbe s'était fait homme" . Le livre IX poursuit l'exposé christologique avec l'exégèse de textes aussi mystérieux que célèbres : Genèse 6 sur l'union des "fils de Dieu" avec les filles des hommes, et Lévitique 16 sur le bouc émissaire. Contre Julien, pour qui le christianisme a trahi le judaïsme, il défend aussi, en citant encore Porphyre, la signification figurative de la Loi et sa valeur pour les chrétiens. Marie-Odile Boulnois est Directrice d'études à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (Patristique grecque et histoire des dogmes). Spécialiste de Cyrille d'Alexandrie, elle a publié Le paradoxe trinitaire chez Cyrille d'Alexandrie, Paris 1994. Elle a collaboré aux t. I et III des Lettres festales de Cyrille (SC 372 et 434) et a dirigé le Contre Julien III-V (SC 582). Jean Bouffartigue, décédé en 2013, était Professeur émérite de grec à l'Université Paris X Nanterre. Spécialiste de l'empereur Julien, il a publié L'Empereur Julien et la culture de son temps, Paris 1992, et édité Porphyre, De l'abstinence I-II, CUF, 1977. Il a collaboré à l'Histoire ecclésiastique de Théodoret de Cyr (SC 501) et au Contre Julien III-V (SC 582).
Résumé : Ces cinq Lettres Festales annoncent la date de Pâques pour les années 419 à 423. Cyrille accomplissant ce devoir annuel qui incombe à l'évêque d'Alexandrie, insiste, évidemment, sur les éléments fondamentaux du kérygme : l'incarnation du Verbe, Fils unique de Dieu, la rédemption de l'humanité par la mort et la résurrection du Christ ; mais ses Festales tiennent aussi compte des problèmes rencontrés par leurs destinataires, qui sont, avant tout, les chrétiens d'Egypte. En 418 et 419, les calamités naturelles qui frappent le pays, et la famine qui s'ensuit, provoquent des troubles sanglants dans les campagnes : embuscades, crimes, pillages, où les chrétiens eux-mêmes sont impliqués. Cyrille doit rappeler que l'amour et le partage sont une règle d'or pour le chrétien. D'un autre côté, face à ceux qui mettent en cause l'unité des deux natures dans le Christ, ou à ceux qui hésitent encore entre Dieu et les "faux-dieux", Cyrille doit aussi intervenir pour expliciter le contenu de la foi orthodoxe : les titres de "Monogène" et de "Premier-né" conviennent au seul et même Christ. En outre, il faut choisir sans duplicité : on ne peut être à la fois chrétien et idolâtre. Appelés à se conformer au Christ, en triomphant du péché et en vivant dans l'amour mutuel, les chrétiens seront rétablis dans l'incorruptibilité avec le Christ, dans sa gloire.
Résumé : Face aux négations ariennes, Cyrille défend que Dieu doit intervenir pour diviniser l'homme : il faut un Fils pour faire des hommes des fils. Cyrille marque l'importance des personnes où les Trois collaborent chacun sous un aspect original à une action infrangiblement une.
Cyrille d'Alexandrie (mort en 444) poursuit sa réfutation du Contre les Galiléens de l'empereur Julien amorcée dans les livres I et II (SC 322). Il cite textuellement son adversaire, ce qui constitue quasiment notre unique source sur cette grande oeuvre de polémique antichrétienne rédigée dans l'hiver 362-363. L'une des forces de Julien est sa bonne connaissance de la Bible il entend la discréditer en montrant qu'elle est, soit assimilable à la mythologie (arbre de la connaissance du bien et du mal, serpent qui parle, tour de Babel), soit réductrice (le Dieu des Hébreux n'est qu'un dieu national), soit blasphématoire (Dieu est présenté comme méchant, jaloux ou impuissant). Pour le réfuter, Cyrille d'Alexandrie recourt non seulement à l'exégèse et à la théologie trinitaire, mais aussi à la philosophie et à la littérature grecques qu'il cite en abondance. Il est ainsi la source unique de plusieurs passages d'Alexandre d'Aphrodise et de Porphyre. Ces livres III-V voient s'opposer deux conceptions du divin : le néoplatonisme exige une distinction entre les niveaux du divin, et le christianisme défend l'idée d'un Dieu suprême unique, créateur et administrateur du monde. Marie-Odile Boulnois est Directrice d'Etudes à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes en patristique grecque et histoire des dogmes. Spécialiste de Cyrille d'Alexandrie, elle a publié, en 1994, Le paradoxe trinitaire chez Cyrille d'Alexandrie, collaboré aux volumes 1 et 3 des Lettres Festales de Cyrille d'Alexandrie (SC 372 et 434), et dirige la publication du Contre Julien. Jean Bouffartigue, décédé en février 2013, était Professeur émérite de grec à l'Université Paris X Nanterre. Spécialiste de l'empereur Julien, il a publié, en 1992, L'Empereur Julien et la culture de son temps, et préparait l'édition du Contre les Galiléens de Julien pour la Collection des Universités de France. Pierre Castan est professeur agrégé de lettres classiques à la retraite. Christoph Riedweg est Professeur de philologie classique à l'Université de Zürich et a publié le premier tome de l'édition critique du Contre Julien I-V (GCS NF 20).
Commentaire sur Jean. Livre I Cyrille d'Alexandrie nous a légué l'un des plus gros et des plus riches commentaires sur l'Evangile de Jean que l'Antiquité chrétienne ait produits. Il commente, verset par verset, l'intégralité du quatrième évangile, avec une attention permanente à ses dimensions trinitaire, christologique et sotériologique. On voit s'y déployer ses grandes intuitions : tout ce que fait Jésus, c'est le Verbe qui le fait en lui c'est Dieu qui naît, Dieu qui souffre, Dieu qui sauve. Peu de théologiens ont autant que lui le sentiment de la présence de Dieu au monde, un Dieu tout puissant qui accepte en Jésus de recevoir ce qu'il a toujours possédé : l'adoption filiale, l'Esprit, la Vie même. Le livre I (sur douze) publié dans ce premier volume commente les versets 1 à 29 du premier chapitre. Tout en cherchant à montrer constamment contre les ariens que Jean atteste la divinité du Verbe, Cyrille dépasse une visée purement polémique pour montrer la richesse du texte johannique et sa singularité d'évangile du Verbe. Bernard Meunier, chercheur au CNRS, a consacré sa thèse à Cyrille (Le Christ de Cyrille d'Alexandrie, Beauchesne 1997) et a participé à la traduction des Lettres festales du même Cyrille dans la collection (SC 372, 434).