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Politiques de l'alternance. Sociologie des changements (de) politiques
Aldrin Philippe ; Bargel Lucie ; Bué Nicolas ; Pin
CROQUANT
24,00 €
Épuisé
EAN :9782365120784
L'alternance au pouvoir est devenue un phénomène politique courant, au point que son traitement médiatique comme académique s'est lui-même banalisé au gré des épisodes électoraux. Par contraste avec les analyses centrées sur l'explication du verdict électoral, ce livre collectif tente de réveiller la curiosité des observateurs et des chercheurs en interrogeant la pluralité des contextes politiques et des situations de concurrence, les reliquats d'incertitude et les calculs prospectifs qui traversent les sociétés quand le pouvoir est sur le point de changer de main. Les contributions réunies dans cet ouvrage replacent l'alternance dans une temporalité longue pour interroger les divers anticipations et investissements qui accompagnent les processus de changement de pouvoir, en amont comme en aval. En privilégiant une démarche empirique sur l'alternance, elles traitent de cas nationaux et locaux, démocratiques ou non, et revisitent notamment le paradigmatique "Mai-81" français. Ensemble, elles permettent de comprendre comment la notion d'alternance est devenue une catégorie usuelle de l'entendement du changement politique.
Lebaron Frédéric ; Michel Hélène ; Aldrin Philippe
L'entrée en récession, à la fin de l'année 2008, de l'économie française et européenne a rendu tangible, pour les salarié-e-s, la crise systémique du capitalisme financier qui, jusqu'alors, existait principalement dans les joutes publiques opposant acteurs de la finance, hommes politiques, éditorialistes et autres " experts ", au rythme des annonces, abstraites à force d'être faramineuses, des sommes destinées à secourir un secteur bancaire en perdition. L'explosion du chômage, la crainte pour celles et ceux qui ont encore un emploi de le perdre, l'appauvrissement des classes populaires et moyennes, l'exceptionnel mouvement syndical et politique de revendication dans les DOM-TOM semblent réinstaller durablement la question sociale au c?ur du débat public. Le récent sommet social a été salué par certains commentateurs comme emblématique du " virage social " d'un président de la République résolument " pragmatique " qui tournerait désormais le dos au " modèle " anglo-saxon qu'il avait pourtant embrassé pendant toute la campagne présidentielle. Le " modèle social " français, vilipendé depuis des années, est maintenant loué pour sa capacité à amortir le choc de la récession. Doit-on se réjouir de ce qui pourrait être interprété comme les signes de la rupture des élites avec l'économisme néolibéral ? Pas si sûr. Ce social par temps de crise, concédé à contrec?ur plus que revendiqué, occulte autant qu'il éclaire la véritable question sociale. L'urgence de la lutte contre le chômage tend à faire oublier que la société française entre dans cette récession déjà fortement éprouvée par plus d'un quart de siècle de néolibéralisme. Contre les tentatives d'instrumentalisation, par le gouvernement, du chômage afin de faire oublier son piteux bilan social, il faut rappeler que la crise sociale ne date pas d'octobre 2008. Surtout, ce social de crise coexiste paisiblement avec l'appel à " l'accélération du rythme des réformes ", néolibérales forcément. La compassion à l'endroit des " victimes " de la crise s'accommode parfaitement de la remise en cause des services publics et de nouvelles offensives contre les droits sociaux (chômage, santé, éducation). Comme si aucune leçon n'avait été tirée des causes profondes de la crise du néocapitalisme, lequel a poussé les plus pauvres et précaires à s'endetter pour vivre et se loger. Contre l'omniprésence politique et médiatique de ce " social de crise ", le dossier du prochain numéro de Savoir/Agir s'emploiera à explorer quelques facettes du " social en crise ", violemment percuté par les conséquences économiques dramatiques du bateau ivre de la finance dérégulée.
Cet ouvrage a pour intention de définir et d'expliciter l'espace professionnel occupé par les journalistes spécialisés en politique en Turquie. L'activité professionnelle journalistique des chroniqueurs existe depuis longtemps tandis que le devenir des grandes figures de journalisme s'est réalisé de plus en plus avec les années 1990. L'étude micro-sociologique de l'activité professionnelle des chroniqueurs politiques, a l'objectif de mettre en oeuvre l'énigme macro-sociologique qui réside au sein des relations d'interdépendance entre les médias et la politique en Turquie. Nous aurons recours, par cet ouvrage, à l'étude des trente dernières années de l'histoire politique de la Turquie (1980-2014) et à un apport à la sociologie politique du journalisme en utilisant les concepts de base : génération, champ et engagement politique.
Aldrin Philippe ; Fournier Pierre ; Geisser Vincen
A rebours d'une vision enchantée du savant tout entier animé par la découverte de la vérité, autant que du portrait sombre d'une recherche inféodée à la puissance publique ou aux lobbies, le travail des sciences sociales est pris dans une multitude de relations d'interdépendance, voire de dépendance . Employeurs, financeurs, qu'ils soient publics ou privés, peuvent exercer une forme ou une autre de tutelle sur les activités des chercheurs. Et ces derniers peuvent également subir la surveillance de leurs enquêtés, de leurs pairs et d'appareils bureaucratiques spécialisés dans le contrôle. Reposant sur des expériences concrètes de recherche, ce sont les principales facettes du régime de surveillance de ceux dont le métier est l'enquête que l'ouvrage analyse. Il fait ressortir trois formes de contrainte mettant les sciences sociales en danger : les injonctions managériales, la prégnance des enjeux judiciaires et la diffusion du paradigme sécuritaire.
Aldrin Philippe ; Hubé Nicolas ; Ollivier-Yaniv Ca
Comment l'Europe fabrique-t-elle sa légitimité politique ? ? L'analyse est trop souvent réduite aux commentaires qui, après chaque scrutin européen, vitupèrent contre la "?mauvaise ?" politique de communication de ses institutions. A rebours de cette antienne, cet ouvrage se propose d'examiner l'enracinement de l'idée européenne à travers les nombreuses médiations qui ont été historiquement construites entre l'Union européenne et les Européens. Les textes réunis étudient au concret les cadres et la genèse des débats autour du "?problème ?" de l'opinion, ainsi que les différentes catégories d'acteurs qui y sont engagés. En portant le regard sur l'historicité du processus, sur les gestes professionnels, les productions symboliques, les conditionnalités politiques et les expérimentations participatives de la politique européenne de l'opinion, les contributeurs apportent un éclairage original sur la pluralité des médiateurs de la cause européenne. En observant les concurrences et les coopérations entre des agents situés dans diverses arènes (administrations, académies, représentations d'intérêt, collectivités territoriales, médias, organisations politiques, etc.), ce livre désingularise cette politique européenne pour l'appréhender en tant que pièce d'un jeu qui se déploie simultanément sur plusieurs échelles du politique.
Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ? Qu'a-t-il obtenu et que lui reste-t-il a conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ? Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l'élection d'une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak ménera-t-il a une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l'ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ? Telles sont les questions que cet ouvrage tente d'éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.
Russie, Turquie, Brésil, Pologne, Venezuela, Nicaragua⦠La liste s'allonge des pays vivant un tournant autoritaire. Répression, restriction des libertés publiques et mise sous tutelle de nombreux secteurs sociaux participent d'un durcissement généralisé des modes de gouvernement, qui semble aujourd'hui affecter les démocraties les plus anciennes et les plus solides. L'ambition de cet ouvrage est de renouveler la question de l'autoritarisme, en repérant plutôt les processus qui font évoluer certains régimes de la démocratie vers un exercice brutal ou arbitraire du pouvoir. Les tournants autoritaires sont ici appréhendés sur le registre non de la rupture mais de la reconfigurationA : à la temporalité courte du basculement autoritaire (consécutif, par exemple, à un coup d'Etat), les différents cas historiques ou contemporains présentés substituent la temporalité moyenne d'une recomposition des régimes politiques dans et par laquelle il est possible d'abuser du pouvoir.
Non l'hôpital public n'est pas mort! Car il soigne toujours, et plutôt bien. L'immense majorité d'entre nous lui voue un attachement fidèle, tous les sondages en témoignent! Un chantier de mise en pièces de l'hôpital, dont les meilleurs morceaux sont promis au privé, est aujourd'hui interdit au public: interdit au secteur public d'y prospérer pour le bien de tous, interdit au citoyen d'y inscrire ses désirs en vertu de la loi d'airain de concepts idéologiques surannés qui ont fait ailleurs la preuve de leur inanité. Dans ce livre, des sociologues, des politistes, des médecins, des économistes, des psychologues sont à son chevet, non pour adoucir sa fin en d'improbables soins palliatifs, mais bien pour réanimer l'énergie nécessaire à tous les acteurs de la santé dans ce pays. Ils vous livrent les clés pour reconstituer le puzzle de la politique aujourd'hui en oeuvre, qui plutôt que guérir l'hôpital d'une maladie dont il souffrirait, hâte sa disparition en lui inoculant le virus sournois et malfaisant du néolibéralisme qui infecte les services publics. Cet ouvrage est dédié à chacun d'entre nous, décidé à sauver ce qui a été, est, ou sera une étape de notre destin.
Lorsqu'en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l'élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux. Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des Etats-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête. Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d'un rival avait trempé dans l'assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s'agissait de l'emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d'affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique. Trump ne l'emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d'une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l'extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg. La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur. La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l'inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d'une chute devenant de jour en jour plus prévisible.