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La véritable histoire de Matias Bran Tome 1 : Les Usines Weiser
Alba Isabel ; Ortuno Michelle
CONTRE ALLEE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782917817322
Extrait Madrid, 2010. Matias Bran sort le pistolet de sa boîte à outils. Une faible lumière pénètre par la fenêtre ouverte. Un jour froid, chargé de pluie, touche à sa fin. Matias Bran s'allonge sur le canapé et met le canon dans sa bouche. Dans la rue un chien aboie. Matias Bran a soixante-cinq ans, il possède un téléviseur ainsi que cinquante-deux cahiers de notes. Il y a inscrit toutes les phrases, les citations, les devises et les graffitis qui ont attiré son attention tout au long de sa vie. Matias Bran est à court de phrases personnelles. Matias Bran n'est pas grand mais il est large d'épaules et ses jambes sont fermes et musclées. Il porte les cheveux très courts. Il les coupe lui-même à la tondeuse. Matias Bran a un nez épaté, de grosses lèvres, des sourcils droits peu fournis et de petits yeux noisette que la fatigue a laissés sans éclat. Matias Bran ne ressemble ni à son père ni à son grand-père. Matias Bran ne se fait jamais remarquer nulle part. C'est un homme réservé. Habitué à ne pas exprimer ses sentiments, à ne pas donner son opinion. Matias Bran n'a pas beaucoup d'amis, il se sent en sécurité quand il est seul, et à l'aise en présence exclusivement d'animaux. Matias Bran est électricien. Il a passé la majeure partie de sa vie à tendre des câbles et à installer des sources de lumière. Matias Bran aime la lumière et déteste les ombres. L'outil de travail de son grand-père était une lampe qui dessinait de faibles faisceaux dans l'obscurité. Le grand-père de Matias Bran était ouvreur dans un cinéma. Matias Bran a regardé les choses passer sur l'écran de sa vie. Il a réagi devant elles avec une émotion contenue; de marbre, en apparence, et sans jamais quitter son fauteuil. Son père, lui, s'était levé de son fauteuil. Isabelle aussi s'est levée, elle a pris les rênes de sa propre vie. Matias Bran ne l'a pas suivie. Isabelle a aimé Matias Bran mais elle n'est pas à ses côtés lorsqu'il sort le pistolet de sa boîte à outils et le met dans sa bouche. Matias Bran est seul. Trop d'ombres cachent la lumière. Matias Bran caresse la détente du pistolet. Il la presse avec précaution. Il retire son doigt, enlève le canon de sa bouche et regarde le pistolet, le serre dans ses mains. Il a trouvé ce pistolet alors qu'il faisait une installation électrique dans un immeuble en rénovation, sous le parquet. Il l'a caché dans sa boîte à outils, tout au fond, entre les pinces et les tournevis cruciformes. Il ignore à qui il appartenait. Matias Bran n'a pas de paillasson. Il enlève toujours ses chaussures avant de rentrer chez lui. Quand il se sera tué avec son arme à feu et que la police arrivera, les agents laisseront des traces de pas humides sur le sol de son appartement. Dans une heure, quand la police arrivera, il fera nuit et la pluie aura repris. Comme Matias Bran n'a pas de paillasson, les agents laisseront des traces de pas dans l'entrée.
Résumé : Une jeune femme, illustratrice, observe le monde depuis la fenêtre de son appartement, dans un immeuble d'un quartier populaire. Enfermée chez elle, comme le reste du monde, elle subit de plein fouet la violence de l'isolement. Mais le chez-soi des uns et des unes n'est pas le chez-soi des autres, et le confinement marque les inégalités. A travers le regard et la sensibilité de la narratrice, Isabel Alba nous invite réfléchir au pouvoir que confère l'espace. Avec un sens du récit qui lui est propre, et une langue tout en économie, Isabel Alba livre un roman au style percutant qui rend avec force, page après page, les émotions qui submergent la narratrice.
Il fait tout pour l'approcher ; elle fait tout pour se protéger. Anaïs a des principes. Si elle fréquente beaucoup d'hommes, elle ne couche jamais deux fois avec le même - technique défensive qu'elle a mise en place pour préserver sa liberté et son indépendance. Car elle s'efforce depuis toujours d'être une femme forte qui n'a besoin de personne, surtout pas d'un homme. Grâce à ses entraînements de boxe, elle a aussi appris à se défendre seule et à ne jamais baisser la garde. Une habitude qu'Ange, le nouveau coach, met à rude épreuve. Face à cet adversaire redoutable, Anaïs se sent tout à coup bien trop exposée. Mais, plus que ses attaques, c'est surtout son regard sombre qu'elle redoute...
Cause déménagement, Maître sexy et solitaire à vendre. Urgent. " Elsa n'avait pas imaginé devoir faire, en catastrophe, un aller-retour Seattle-Paris avant les fêtes de fin d'année pour enterrer sa grand-mère, Danielle, décédée subitement. Encore moins tomber sur un jeune ami de celle-ci, Maxence, aussi troublant que sexy... Au premier regard, les étincelles crépitent : colère, incompréhension... et désir. Pour Elsa, c'est le début des complications surtout que le propriétaire leur laisse trente jours pour vider la maison de Danielle. Pas un de plus. Maxence, bien décidé à trouver un foyer pour les compagnons à quatre pattes de Dany, compte sur l'aide d'Elsa. Cette dernière, perdue, n'a qu'une idée en tête : rendre le clés, retourner à Seattle... et oublier sexy Maxence ! Et si la magie de Noël n'avait pas dit son dernier mot ?
Puisque j'étais occupé à rompre le lien organique qui m'unissait à Rougeville, nous serions sous peu appelés - la ville et moi - à nous installer dans une crise sans fin : moi dans une crise d'identité aux multiples rebondissements, pour cause d'impostures successives ; et la ville, de son côté, dans une longue agonie économique (suite à l'arrêt de l'exploitation de ses puits de mine au milieu des années 1970)."
Mon voyage intérieur vers l'Europe commença dès l'instant où, m'étant inscrite à un cours d'allemand à Tokyo, j'ouvris le manuel. Prononcer l'alphabet autrement que pendant les cours d'anglais eut un effet libérateur. Mozart sonnait enfin comme Mozart puisque je ne prononçais plus le z comme dans zéro, mais comme dans pizza, donc plutôt d l'italienne, et par conséquent à l'européenne. [...] Mon insolence juvénile me donnait l'illusion d'avoir parcouru déjà la moitié du chemin vers l'Europe."
LE MODULOR, UNE NOTION ARCHITECTURALE En 1945, Le Corbusier invente une notion architecturale : Le Modulor, silhouette humaine standardisée servant à concevoir la structure et la taille des unités d' habitation dessinées par l' architecte. Plusieurs habitations furent conçues sur ce mode. Parmi elles, l' Unité d' habitation de Firminy-Vert, près de Saint-Etienne. Le Corbusier décédé avant de pouvoir faire aboutir ce projet, la piscine prévue pour l' Unité d' habitation de Firminy-Vert est fi nalement pensée et construite entre 1969 et 1971 par André Wogenscky, sur les mesures du Modulor. DIALOGUE DES NORMES L' odeur de chlore est le récit d' une femme dont le corps aura évolué, année après année, dans cette piscine aux normes de l' homme parfait. La narratrice dessine son propre parcours aquatique, avec ce corps réaliste qui est le sien. Au cours de brefs chapitres, cette femme, ce "je", dialogue avec l' eau, mais aussi avec Le Modulor.
La traduction n'est pas seulement mon travail alimentaire. C'est mon métier, et je suis attachée à ce mot avec tout ce qu'il connote de soin, de savoir faire, de travail minutieux sur la trame de l'écrit. La traduction est mon métier, elle a forgé ma personnalité, y compris en tant qu'autrice ; j'écrirais sans doute autre chose et autrement, si je ne passais pas une partie de mon temps à traduire depuis deux langues étrangères, si j'étais ancrée dans une seule langue, une seule culture, un seul territoire. Cesser de traduire, ce serait renoncer à ce qui m'a faite telle que je suis.