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LE CRITERE DE DISTINCTION ENTRE L ISLAM ET L INCROYANCE
AL-GHAZALI
VRIN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782711622160
Depuis la Grande discorde (al-fitna al-kubra ), l'islam eut ses schismes et ses divergences aux conséquences redoutables : la pénalisation de fait de l'interprétation, ce qui soulève aussi le grave problème de l'exclusion. Le Critère de distinction entre l'islam et l'incroyance de Ghazali ne suspend pas les dispositions légales du dogme, mais se veut une approche éclairée de la divergence doctrinale. Sans prôner la coexistence libérale des sectes, Ghazali affirme que le désaccord n'est pas incroyance et que le nazar (analyse théorique) est l'antidote du fanatisme. En élargissant le champ interprétatif, devenu coextensif aux cinq catégories d'existence (essentielle, sensible, imaginaire, rationnelle et métaphorique), Ghazali eut indéniablement un projet " consensuel " dont les philosophes, les sitfïs anomiques et les batinites étaient néanmoins écartés. Si l'on juge que sa rigueur vis-à-vis des incroyants véritables est suffisamment tempérée par son exaltation de la miséricorde infinie de Dieu, on peut estimer que Ghazali se tient au seuil de la reconnaissance d'autrui. Méticuleusement vocalisé, le Faysal jouit d'une parfaite lisibilité : l'islamologue peut apprécier le style de Ghazali et analyser son lexique, et l'arabisant utiliser le texte pour la grammaire et les versions.
Née en 1968 au Liban d'une mère libanaise chiite et d'un père journaliste et écrivain syrien farouchement laïc, rebelle à toute oppression, Darina al-Joundi raconte la folie de la guerre civile qui a ravagé le Liban durant dix-sept ans et qui lui a donné à vivre ses plus belles amours et ses pires désillusions.
Al-Ghazâlî Abû-Hâmid ; Borrmans Maurice ; Hirsch M
Résumé : Ghazâlî (1058-1111), le plus grand penseur musulman du Moyen Age qui enseigna à l'université de Bagdad et que le monde des lettres et des sciences reconnaissait comme l'un des meilleurs experts de son temps en matière de droit (fiqh), de philosophie (falsafa), d'exégèse (tafsîr) et de théologie (kalâm) avait finalement renoncé aux incertitudes tant de la philosophie que de la théologie pour comprendre qu'il n'y a de " délivrance " que dans l'expérience ascétique et mystique qui mène à la sagesse spirituelle et à la proximité (qurb) de Dieu. Maladies de l'âme et maîtrise du c?ur est la traduction du livre XXII d'une ?uvre magistrale intitulée " Revivification des sciences de la religion ", composée de quarante livres et considérée comme une référence auprès de très nombreux musulmans qui y cherchent de quoi nourrir leur expérience religieuse auprès de celui qu'une tradition unanime appelle, depuis lors, l'" Argument de l'Islam " (Hujjat al'Islâm). L'auteur y propose à tous un programme de réforme morale et spirituelle en vue de donner à la cité terrestre un " supplément d'âme ". Dans ce livre consacré aux préliminaires nécessaires à toute expérience spirituelle, Ghazâlî fait preuve de ses profondes connaissances de la psychologie humaine et de son art de pédagogue dans l'éducation de ceux qui désirent entreprendre quelque effort d'ascèse en vue de se consacrer à la recherche de Dieu. La présente traduction a l'avantage de faire découvrir une méthodologie assez typique de l'éducation religieuse en contexte musulman. Le disciple y est invité à recourir d'abord aux enseignements du Coran et aux " dires " ou " faits et gestes " du Prophète de l'Islam, puis à s'inspirer de l'exemple des grands personnages de l'histoire de sa tradition religieuse ou des traits de sagesse qu'ont transmis les grands témoins de la pensée humaine. Le chrétien y découvre avec stupeur qu'un certain Jésus y est parfois présenté comme un maître spirituel. Dans son souci incontestable d'orthodoxie, ce livre qui a marqué des générations de musulmans fervents s'adresse à tout croyant sincère, désireux d'engager sa vie sur la voie de Dieu et d'y progresser aussi loin que possible.
Le jeûne est le quart de la Foi conformément aux nouvelles prophétiques (hadith) suivantes : "Le jeûne est la moitié de la constance", et "La constance est la moitié de la Foi". De plus, le jeûne a été spécialement distingué par le rapport qu'il garde avec Allâh, parmi les autres obligations cultuelles fondamentales [de l'Islam] . En effet, Allâh a dit, selon ce que rapporte de Lui Son Prophète "Toute bonne oeuvre aura sa récompense de dix fois sa valeur et même jusqu'à sept cent fois, sauf le jeûne, car il est à Moi et Moi je rétribue par lui". Allâh n'a t'Il pas dit : "En vérité, les Constants recevront salaire sans compter" (Coran 3 : 10).
Résumé : Au pays du Commandeur, nul ne peut ignorer qui est le maître : son image est partout, les lieux publics portent son nom, des livres sont écrits à sa gloire. Au pays du Commandeur, tout le monde lui est redevable, chacun chante ses louanges, dans sa cuisine ou en public, mais sur les toits-terrasses des maisons il se raconte de drôles d'histoires. Au pays du Commandeur, on se méfie de l'aveugle au coin de la rue, de sa secrétaire, de son voisin, de son conjoint. Tiraillé par des sentiments contradictoires, un écrivain venu d'un Etat voisin de l'Irassybie observe. Quelqu'un soufflera-t-il un jour sur les braises de la révolte ? Une fable grinçante sur l'asservissement au pouvoir politique, qui aborde non sans humour des sujets essentiels et brûlants d'actualité.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.