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Maladies de l'âme et maîtrise du coeur. Livre XXII de l'"Ihyâ' 'Ulûm al-dîn"
Al-Ghazâlî Abû-Hâmid ; Borrmans Maurice ; Hirsch M
CERF
35,00 €
Épuisé
EAN :9782204080910
Ghazâlî (1058-1111), le plus grand penseur musulman du Moyen Age qui enseigna à l'université de Bagdad et que le monde des lettres et des sciences reconnaissait comme l'un des meilleurs experts de son temps en matière de droit (fiqh), de philosophie (falsafa), d'exégèse (tafsîr) et de théologie (kalâm) avait finalement renoncé aux incertitudes tant de la philosophie que de la théologie pour comprendre qu'il n'y a de " délivrance " que dans l'expérience ascétique et mystique qui mène à la sagesse spirituelle et à la proximité (qurb) de Dieu. Maladies de l'âme et maîtrise du c?ur est la traduction du livre XXII d'une ?uvre magistrale intitulée " Revivification des sciences de la religion ", composée de quarante livres et considérée comme une référence auprès de très nombreux musulmans qui y cherchent de quoi nourrir leur expérience religieuse auprès de celui qu'une tradition unanime appelle, depuis lors, l'" Argument de l'Islam " (Hujjat al'Islâm). L'auteur y propose à tous un programme de réforme morale et spirituelle en vue de donner à la cité terrestre un " supplément d'âme ". Dans ce livre consacré aux préliminaires nécessaires à toute expérience spirituelle, Ghazâlî fait preuve de ses profondes connaissances de la psychologie humaine et de son art de pédagogue dans l'éducation de ceux qui désirent entreprendre quelque effort d'ascèse en vue de se consacrer à la recherche de Dieu. La présente traduction a l'avantage de faire découvrir une méthodologie assez typique de l'éducation religieuse en contexte musulman. Le disciple y est invité à recourir d'abord aux enseignements du Coran et aux " dires " ou " faits et gestes " du Prophète de l'Islam, puis à s'inspirer de l'exemple des grands personnages de l'histoire de sa tradition religieuse ou des traits de sagesse qu'ont transmis les grands témoins de la pensée humaine. Le chrétien y découvre avec stupeur qu'un certain Jésus y est parfois présenté comme un maître spirituel. Dans son souci incontestable d'orthodoxie, ce livre qui a marqué des générations de musulmans fervents s'adresse à tout croyant sincère, désireux d'engager sa vie sur la voie de Dieu et d'y progresser aussi loin que possible.
Al-Sulamî Abd al-Rahman ibn al-Husayn ; Skali Faou
En Islam comme dans le monde chrétien médiéval, l'esprit de chevalerie était loin de se réduire à une éthique militaire. Au contraire, la futuwah, c'est-à-dire l'ensemble des traditions, coutumes et pratiques qui constituaient le code de la vie chevaleresque musulmane au Moyen Âge, s'entendait avant tout au sens spirituel et éthique. Véritable initiation, la futuwah amène l'individu à suivre la noble voie du service divin ; elle forme le sommet de la démarche soufie. Le présent livre, traduction d'un texte arabe dû à un auteur d'origine persane du Xe-XIe siècle, Abû Abd al-Rahman ibn al-Husayn al-Sulamî, est commenté par Faouzi Skali, l'un des auteurs de langue française les plus lus sur le soufisme. Futuwah fait partie de ces grands classiques de la spiritualité universelle que l'on relit sans cesse.
Depuis la Grande discorde (al-fitna al-kubra ), l'islam eut ses schismes et ses divergences aux conséquences redoutables : la pénalisation de fait de l'interprétation, ce qui soulève aussi le grave problème de l'exclusion. Le Critère de distinction entre l'islam et l'incroyance de Ghazali ne suspend pas les dispositions légales du dogme, mais se veut une approche éclairée de la divergence doctrinale. Sans prôner la coexistence libérale des sectes, Ghazali affirme que le désaccord n'est pas incroyance et que le nazar (analyse théorique) est l'antidote du fanatisme. En élargissant le champ interprétatif, devenu coextensif aux cinq catégories d'existence (essentielle, sensible, imaginaire, rationnelle et métaphorique), Ghazali eut indéniablement un projet " consensuel " dont les philosophes, les sitfïs anomiques et les batinites étaient néanmoins écartés. Si l'on juge que sa rigueur vis-à-vis des incroyants véritables est suffisamment tempérée par son exaltation de la miséricorde infinie de Dieu, on peut estimer que Ghazali se tient au seuil de la reconnaissance d'autrui. Méticuleusement vocalisé, le Faysal jouit d'une parfaite lisibilité : l'islamologue peut apprécier le style de Ghazali et analyser son lexique, et l'arabisant utiliser le texte pour la grammaire et les versions.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin