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Aristonomia
Akounine Boris ; Gauthier Yves
LOUISON EDITION
27,00 €
Épuisé
EAN :9791095454168
Aristonomia est le premier volet de la trilogie Album de famille, sorte de récit du XXe siècle russe au travers du prisme du destin d'une famille. Le premier volume est consacré aux années 1910, à la révolution et la guerre civile. Le second, aux années 1920 et le dernier aux années 1930. Mais Boris Akounine revendique également avec Aristonomia une entreprise littéraire expérimentale visant la synergie des deux vocations de l'écrivain : le dramaturge et l'érudit. Non pas un " projet commercial ", mais, dit-il, son " oeuvre la plus personnelle ", en gestation depuis son adolescence. D'affinité stendhalienne, cette oeuvre l'est d'autant plus qu'elle met en récit un Julien Sorel de la Russie du début du XXe siècle. Anton Kloboukov, personnage central écartelé entre les deux moitiés contradictoires de la nation : la rouge et la blanche, comme en écho à d'autres romans russes majeurs tels que Le Don paisible de Mikhaïl Cholokhov ou Le Docteur Jivago de Boris Pasternak. Avec, en filigrane, la quête philosophique d'un principe sublimatoire de la personnalité que le romancier-philosophe désigne par le terme d'aristonomie. Le roman s'ouvre à Petrograd, peu avant la chute de Nicolas II, pendant la révolution de février 1917. Le destin d'Anton Kloboukov, jeune étudiant en droit, fils d'un grand professeur, sera influencé par la rencontre avec deux anciens étudiants de son père : Pankrat Rogachov, bolchevique engagé, idéaliste, qui occupera des fonctions importantes dans la Tcheka, la police secrète de Dzerjinsky, et Piotr Berdichev, partisan de la cause blanche, fidèle au baron Wrangel, le dernier espoir des anticommunistes. Après la mort de ses parents, Anon vit une brève aventure avec Pacha, l'ancienne servante familiale. Mais leur relation passionnée s'achève lorsque, rentré après plusieurs semaines en prison, Anton est invité par elle à vivre dans un ménage à trois avec un de ses camarades bolcheviques. Il quitte la maison, cherche un emploi de gardien de nuit dans une maison aisée, mais il est soupçonné d'être un agent bolchevique. Avec l'aide de Berdyshev, vieil ami de la famille, Anton s'échappe en Finlande, passe par l'Allemagne et finit en Suisse. Il trouve du travail dans un hôpital à Zurich et gagne la confiance d'un chirurgien particulièrement talentueux qui le persuade de suivre une formation d'anesthésiste. Il tombe amoureux de Victoria, la compagne d'un jeune homme riche gravement malade, Laurence. Mais cette dernière l'éconduit. Il décide alors de rentrer, rongé par un sentiment de culpabilité. Il arrive à Sébastopol, au moment où l'Armée blanche est en retraite en Crimée et il y retrouve ses anciens amis. A leur contact, les convictions d'Anton vacillent et il finit par admettre que la force est parfois nécessaire et que les blancs auraient du mal à tenir tête aux rouges. Prisonnier des Polonais, il aidera un Cosaque rouge, grâce aux connaissances médicales acquises à Zurich. " C'est le moment le plus important dans ma vie ", pense Anton. La scène, très émouvante, n'est pas sans rappeler Platon Karataev et Pierre Bezoukhov dans Guerre et Paix, de Tolstoï. Peu de temps après, il assiste impuissant à un pogrome. Le roman s'achève sur une note de désespoir : Anton envisage une vie solitaire afin de se consacrer à rendre compte de ces événements tragiques. La construction du roman est particulièrement intéressante. Chaque partie " romanesque " (le roman d'Anton) est suivie d'une sorte de didascalie comprenant le point de vue de l'aristonome, sorte de pensée de l'" homme parfait " ; et le lecteur peut aisément faire lien avec Anton, le personnage central. C'est le moment où auteur et personnage ne font plus qu'un. Original, inattendu, risqué, le syncrétisme littéraire porté par l'auteur mérite à nos yeux de connaître un prolongement en version française.
Résumé : Eraste Fandorine a fait souche ! Le héros d'Azazel, La Mort d'Achille et Le Conseiller d'Etat, entre autres aventures, a eu un fils, dans des conditions mystérieuses... Né en Angleterre, sir Alexander Fandorine, devenu une sommité de la médecine, a été anobli pour services rendus à la Couronne et a lui-même engendré un fils, Nicholas. Plus anglais que bien des Britanniques de longue lignée, ce dernier a hérité de la fortune et du titre paternels à la mort accidentelle de son géniteur. Historien de formation, le jeune homme s'intéresse à certains secrets de sa famille, et en particulier à une moitié de parchemin que possédait sa grand-mère. Il décide donc d'aller chercher la seconde moitié du document dans le berceau des Fandorine, la Russie, sur les traces du fondateur de la lignée : un certain Cornélius von Dorn, mercenaire allemand du XVIIe siècle. Aventures trépidantes, dépaysement absolu, coups de théâtre spectaculaires, précision historique impeccable, érudition éblouissante, humour omniprésent : au-delà du clin d'?il évident au Nomde la rose, d'Umberto Eco, toutes les qualités qui ont révélé Boris Akounine au grand public sont là.
Dans ces deux grandes nouvelles Boris Akounine manie avec maestria le burlesque et le tragique. Mais qui est donc cet Arsène Lupin russe qui ridiculise de richissimes notables en signant ses ingénieuses escroqueries "Le Valet de Pique " ? Et qui peut bien être l'auteur, surnommé " Le Décorateur " de ces crimes en série monstrueusement mis en scène qui terrorisent Moscou ? La police est aux abois, ses meilleurs limiers avouent leur impuissance. Eraste Fandorine se voit alors donner carte blanche pour mettre un terme aux méfaits de ces criminels qui ont pour seul point commun d'être hors normes : le premier est un seigneur de l'arnaque, le second un génie du mal. Fandorine va devoir faire appel à toutes les ressources de son intelligence - sagacité, puissance de déduction, intuition - pour commencer à cerner leur profil. Mais ces qualités suffiront-elles à les mettre hors d'état de nuire ?
Le septième volet des aventures d'Eraste Petrovicth Fandorine. A la fois roman historique et roman policier, cet ouvrage est un pur régal, tant pour les amateurs de récits linéaires que pour les connaisseurs de la littérature classique et de l'histoire politique russe.
Après Pélagie et le bouledogue blanc et Pélagie et le moine noir, le troisième et ultime volet de la trilogie de Boris Akounine ayant pour héroïne une rousse et malicieuse nonne orthodoxe, prompte à se travestir en femme du monde pour les besoins des enquêtes dont la charge son mentor, le sage évêque Mitrophane.
Eté 1966. Bob Dylan entre en dissidence de sa propre dissidence en refusant d'être le guide de sa génération. Vivant jusqu'alors en roue libre — Like a Rolling Stone — l'artiste, ébloui par le soleil d'un petit matin neuf à Woodstock, après trois nuits passées sans sommeil, zigzague sur sa moto et chute sur l'asphalte déjà tiède. Blessé aux cervicales, le chanteur est hospitalisé. Bientôt sevré de la drogue, il se met au vert dans les environs de New York, à Byrdcliffe. Donné pour mort, absent médiatiquement, cherchant à tout prix à fuir la célébrité pour honorer son mariage et devenir un bon père, Bob Dylan amplifie malgré lui sa légende. Nicolas Comment suit à la trace cet homme de vingt-sept ans en lutte contre son double. Au fil des pages, passent d'autres garçons sauvages, tels Brian Jones, Allen Ginsberg, The Band, Jimi Hendrix, ainsi que les silhouettes élancées de quelques femmes d'exception : Edie Sedgwick, Sally Grossman, et surtout, la "Dame aux yeux tristes des basses terres" de Blonde On Blonde : Sara. Pour elle, pour ses enfants, Dylan tente d'échapper à la "Société du Spectacle" au moment où il en devient un des mythes, par son absence même.
Qui fut Pierre Molinier ? L'artiste provincial qu'André Breton accueillit avec enthousiasme dans les sanctuaires parisiens du Surréalisme ? Le petit maître qui provoqua et choqua la bourgeoisie de Bordeaux, jusqu'à son suicide dans cette ville où il avait passé sa vie ? En tout cas, un être intempestif et excentrique, emporté et généreux, sorte d'énergumène sadien qui fit de son existence et de ses moeurs le scandale d'une oeuvre transgressive et singulière. Dans cet essai biographique Pierre Molinier apparaît comme un artiste qui refusa de séparer son oeuvre des fantasmes de sa vie intime : travestisme, exhibitionnisme, fétichisme, rêve de l'androgynie, célébration de la femme, culte de l'inceste jusqu'à l'extrême de l'amour avec soi-même... Autant de traits d'une sexualité exacerbée qu'Alain Fleischer éclaire et compare à ce que sont l'érotisme et la libido chez d'autres créateurs, y compris lui-même.
Mouriaux Pierre-François ; Bottlaender Eric ; Haig
Ouvrage grand public sur cinquante ans de collaboration entre Français, Russes et Américains dans l'espace.Il comprendra de nombreux encadrés (informatifs, racontant des anecdotes ou présentant des témoignages) et une riche iconographie, le tout avec une maquette dynamique et percutante.Le 12 avril 1961, un pilote soviétique de vingt-sept ans réalisait un rêve millénaire : quitter notre planète et tourner autour en évoluant dans le vide de l'espace. Sa révolution n'a duré que 108 minutes mais elle a suffi à le faire entrer dans l'histoire de son vivant.Depuis cinquante ans, malgré les dissensions et tensions géopolitiques, Américains, Russes et plus tard Européens, continuent cette aventure hors du commun. Actuellement, la politique semble mise entre parenthèses et on assiste à une collaboration qui comprend des lancements communs, la formation de cosmonautes, installation d'équipements et organisation d'expériences pratiques à bord d'engins russes, études spatiales fondamentales, etc.Dans la nuit du 17 au 18 novembre, le vaisseau russe Soyouz MS-03 s'envolait pour la Station spatiale internationale (ISS). À son bord, le commandant russe Oleg Novitskiy, l'américaine Peggy Whitson et le spationaute français Thomas Pesquet ont signé une nouvelle page de la collaboration spatiale internationale grâce à la mission Proxima.C'est le point de départ de l'ouvrage, conçu comme un panorama grand public de cette collaboration depuis ses débuts, en insistant sur l'actualité en cours.
Résumé : Ils ont à peine vingt et un ans de moyenne d'âge. Ils forment une tribu de la table rase, une famille de la démolition sans précédent. Dans le Saint-Germain-des-Prés de l'après-guerre, ils rejettent les mirages des Trente Glorieuses : le bonheur, le travail, la réussite. Ils ne veulent ni être heureux, ni travailler, ni réussir et ils ne se préoccupent pas de l'avenir. Ils veulent renverser le monde. Ces enfants perdus se prénomment Michèle (Bernstein), Ivan (Chtcheglov), Asger (Jorn), Gil (J. Wolman), Ralph (Rumney), Eliane (Papal), Jean-Michel (Mension), Serge (Berna), Kaki (Harispe), Jean-Claude (Guilbert), Vali (Myers) - et tous gravitent autour de Guy (Debord). La secrète entreprise de subversion dans laquelle ils se lancent se nommera plus tard le situationnisme. Pour l'instant, ils sont jeunes et vivent cette aurore comme un chef-d'oeuvre. Dans cet essai biographique kaléidoscopique, au fil des portraits, Frank Perrin restitue le magnétisme mystérieux d'une jeunesse affolée dont Guy Debord a été la boussole.
Résumé : Ce sont les récits des dix dernières années. Parmi eux, des oeuvres très développées, telles que La Salle n° 6, Trois années, etc., que gouverne toujours l'irrésistible simplicité tchékhovienne. Même lorsque se sent l'influence du théâtre - La Maison à Mezzanine aurait pu faire une excellente pièce, et le cinéma a "visualisé" sans peine La Dame au petit chien -, subsiste la règle d'or de la discrétion et de la vérité.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Zamiatine Evguéni ; Cauvet-Duhamel B ; Semprun Jor
«...On nous attacha sur des tables pour nous faire subir la Grande Opération. Le lendemain, je me rendis chez le Bienfaiteur et lui racontai tout ce que je savais sur les ennemis du bonheur. Je ne comprends pas pourquoi cela m'avait paru si difficile auparavant. Ce ne peut être qu'à cause de ma maladie, à cause de mon âme.» Ainsi parle D-503, un homme des siècles futurs. Il vit dans une société qui impose fermement l'Harmonie sous la direction du Guide. Or D-503 qui participe activement à l'expansion de cette organisation à l'échelle interplanétaire en arrive à l'autocritique, à la dénonciation , au rééquilibrage psychique. C'est en 1920 que le Soviétique Eugène Zamiatine a conçu cette politique-fiction. Il y aborde, pour la première fois, les mécanismes de l'Utopie au niveau existentiel. Jusque-là, tous les organisateurs de sociétés futures, sous la bannière de Platon et de saint Thomas More, se contentaient d'une description monomaniaque de leurs structures. Zamiatine introduit l'homme vivant dans ces souricières. La porte poussée, Aldous Huxley et George Orwell vont s'engouffrer dans le corridor. Quel extraordinaire prophète que ce Zamiatine, écrivain, mathématicien et ingénieur. Il y a soixante ans, la dissidence n'était pas encore une maladie mentale traitée à l'halopéridol. Le règne du père génial de tous les peuples, Staline, et de ses épigones n'avait pas commencé. Et les pieux des camps de rééducation n'étaient pas encore systématiquement plantés. Pourtant, le ver était dans le fruit, et même à cette époque pas encore totalement occultée, l'ouvrage ne fut pas publié. L'oracle Zamiatine scrutant les brumes de l'Histoire de demain pousse un hurlement solitaire. Lui-même, en nos temps de surdité, condamné au silence et à l'exil, étouffé par l'angoisse, mourra à Paris, en 1937, à l'âge de 53 ans.» Yvon Hecht.Notes Biographiques : Eugène Zamiatine est né en 1884 à Lebedyan dans la province de Tambov. En sa qualité d'architecte naval il se rend en Angleterre pour la première fois en 1916 et y séjourne jusqu'en 1917. La même année il quitte le Parti bien qu'il fût dans sa jeunesse un bolchevik convaincu. Entre 1908 et 1913 il publie deux nouvelles, mais son prochain livre est interdit par la censure en 1914. Nous autres, écrit en 1920, ne sera jamais publié en U.R.S.S. et à la suite d'incessantes persécutions il écrit en 1931, désespéré, une lettre ouverte à Staline. Ce dernier, après l'intervention de Gorki, lui permet de quitter le pays. Zamiatine, accompagné de sa femme, se rend à Paris où il vit jusqu'à sa mort en 1937.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Faust - Excursion dans les Grands-Bois - Assia - Nid de gentilhomme - À la veille - Premier amour - Père et fils - Apparitions - Assez - Le Chien - Fumée.