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La Liturgie de l'Esprit
Aillet Marc
ARTEGE
7,75 €
Épuisé
EAN :9782360400782
Extrait de l'avant-propos Dans le motu proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007 et dans un esprit de réforme, le pape Benoît XVI a étendu la possibilité de célébrer la messe selon le missel de 1962, dernière édition du missel dit de Saint Pie V, publié avant le Concile par le Bienheureux Jean XXIII. Il donnait ainsi un cadre normatif précis à ce qu'il appelle désormais la «forme extraordinaire» de l'unique rite romain. Comme on l'a dit, le Saint-Père ne prétendait pas seulement, par ce geste, réparer une injustice: n'avait-on pas interdit l'usage d'un missel qui n'avait pourtant pas été juridiquement abrogé? Mais, avec pédagogie, il entendait réduire l'écart que l'on pouvait enregistrer dans la pratique, entre le missel tel qui avait été réformé par le pape Paul VI en 1969 et la créativité «à la limite du supportable» dont la mise en application était souvent le lieu, confirmant l'impression de rupture que «la nouvelle liturgie» pouvait donner à ceux dont Benoît XVI reconnaissait la «remarquable formation liturgique». C'est ainsi que, dans sa lettre aux évêques accompagnant le motu proprio Summorum Pontificum, le Pape souhaitait un enrichissement réciproque des deux formes d'usage du rite romain. Aussi il me semble que la cohabitation ainsi instaurée dans l'Église latine entre les deux Missels pourrait bien avoir pour conséquence pratique, par l'enrichissement mutuel qu'elle appelle, de mieux mettre en lumière leur continuité. Ces dispositions ne pourront que servir à la mise en application de la Constitution Sacrosanctum Concilium du Concile Vatican II sur la sainte liturgie, qui a précisément inspiré la réforme de 1969, en recueillant les fruits du Mouvement liturgique sagement guidé par les Pontifes romains, à commencer par saint Pie X et le vénérable Pie XII. Là où le missel réformé, préparé par la commission liturgique Concilium, n'échappait pas à travers ses innovations, à l'impression, fondée ou non, d'une certaine «fabrication», amplifiée par les choix multiples laissés à la discrétion du célébrant, et ouvrant la porte à une créativité qui s'avérera par la suite souvent arbitraire, l'ancien missel se présentait avec tout le poids de la tradition, c'est-à-dire d'une transmission vivante, car sujette au progrès, mais sans rupture. (...)
Résumé : "La crise de l'Eglise ne fait que commencer ! " affirmait déjà en 1969 Joseph Ratzinger, alors professeur de théologie. A plus de 50 ans de distance, ces paroles sont devenues prophétiques : derrière la crise des abus sexuels, existe une grave crise de la foi et de la morale qui affecte particulièrement le Peuple de Dieu. Cet ouvrage, sous la plume d'un successeur des Apôtres, soucieux, en communion avec le Pape et tous les évêques, de "garder fidèlement la foi catholique reçue des Apôtres" , a pour objet de donner une parole d'autorité pour fortifier la foi des fidèles, parfois ébranlée, sur le mystère de l'Eglise, le sacerdoce, la formation de laïcs et la mission prophétique de l'Eglise. La conviction qui traverse cet essai est d'abord que les vrais réformateurs de l'Eglise, ce sont les saints ! Parce que l'Eglise est un mystère de communion missionnaire, son avenir passera, non par une préoccupation excessive de ses structures et de son fonctionnement, ni par le souci de s'adapter aux évolutions du monde, mais par une pastorale renouvelée de la sainteté qui trouve son expression achevée dans le témoignage rendu à la Vérité. Mgr Marc Aillet est évêque du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron.
A l'aube du troisième millénaire, l'évêque de Bayonne propose un itinéraire puisant sa source au coeur de la Parole de Dieu. Les interrogations de l'homme d'aujourd'hui trouvent une réponse à l'intérieur même de la Tradition de l'église. Nouvelle évangélisation, prière, liturgie, vocations... s'enracinent dans une spiritualité de communion, à l'école de Notre-Dame. Mgr Marc Aillet s'adresse ainsi à tous les fidèles: "J'ai voulu laisser parler mon c ur de pasteur, en vous partageant les convictions qui m'habitent'. Le souci de la mission doit être au coeur de toute préoccupation pastorale. Oui, la Charité du Christ nous presse! Osons aller à la rencontre de ce monde qui attend, souvent sans le savoir, la Parole de Vie."
Le 7 juillet 2007, notre Saint-Père Benoît XVIdonnait à l'Eglise le Motu Proprio SummorumPontificum, accompagné d'une lettre explicative. Analysant les raisons du Motu Proprio, cet ouvrage met en lumière la continuité danslaquelle s'inscrit ce document pontifical. Fort de ses expériences de prêtre de laCommunauté Saint-Martin et de vicaire généraldu diocèse de Fréjus-Toulon, le Père Marc Ailletprésente la liturgie actuelle à la lumière duconcept de participation active développé dansla constitution Sacrosanctum Concilium duConcile Vatican II. Les richesses particulières que chacune dedeux formes du rite latin développe, sontétudiées dans un esprit de vérité et deréconciliation pour répondre à l'appel duMotu Proprio à un nouveau mouvementliturgique afin de sortir de la crise de la liturgie. Un travail de qualité éclairant les fondementsthéologiques de la liturgie.
«Convertissez-vous et croyez à l'Évangile!» C'est par ces mots qui constituent, d'après saint Marc, le coeur de la prédication de Jésus, que je voudrais commencer cette deuxième lettre pastorale: «Les temps sont accomplis et le Royaume de Dieu est tout proche: convertissez-vous et croyez à l'Évangile» (Mc 1,15). Vainqueur de Satan, après l'épreuve de la tentation au désert, Jésus peut proclamer l'avènement du Royaume de Dieu, en ces temps qu'il dit être les derniers, preuve qu'il a une conscience claire de sa mission de porter à son achèvement l'histoire du salut. Cet avènement passe par la conversion du coeur et l'adhésion à l'Évangile. Il ne s'agit pas tant ici d'une conversion morale que d'une conversion à la foi, tant il est vrai que croire à l'Évangile signifie ici adhérer à Jésus qui est lui-même l'Évangile, comme saint Marc le suggère dans son introduction: «Commencement de l'Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu» (Mc 1,1), où il faut entendre: commencement de l'Évangile qui est Jésus-Christ, Fils de Dieu! La foi consiste précisément à centrer notre vie sur la personne de Jésus, au-delà des valeurs et des idées qu'il a promues.En cette année de la foi, où nous sommes appelés à faire une vraie démarche de conversion, je vous invite à laisser résonner dans vos coeurs cette parole de l'Évangile, pour que nous soyons toujours davantage une Église de disciples et de missionnaires capables de relever les défis de la nouvelle évangélisation.
Une mère et son enfant. Un mystère de l'histoire, une source de divisions entre chrétiens, un apport à la réflexion sociale de notre temps et pourtant le c?ur de la foi chrétienne. Une méditation qui va de la mère à l'enfant et de l'enfant à la mère. Ce livre est un parcours : biblique d'abord, ecclésial ensuite, sociohistorique et ?cuménique enfin. Un livre en quatre parties : vingt méditations au gré des lectures bibliques et des fêtes liturgiques, pouvant aussi servir de pistes et de trames d'homélies ; études de quatre sujets controversés : Maternité divine, Immaculée conception, Virginité, Assomption ; évolution des formes de la piété mariale ; mise au point interconfessionnelle dans une perspective ?cuménique.
Première lectureIsaïe 2, 1-51 Le prophète Isaïe a reçu cette révélation au sujet de Juda et de Jérusalem:2 II arrivera dans l'avenir que la montagne du temple du SEIGNEURsera placée à la tête des montagneset dominera les collines.Toutes les nations afflueront vers elle,3 des peuples nombreux se mettront en marche, et ils diront:«Venez, montons à la montagne du SEIGNEUR,au temple du Dieu de Jacob.Il nous enseignera ses cheminset nous suivrons ses sentiers.Car c'est de Sion que vient la Loi,de Jérusalem la parole du Seigneur.»4 II sera le juge des nations,l'arbitre de la multitude des peuples.De leurs épées ils forgeront des socs de charrue,et de leurs lances, des faucilles.On ne lèvera plus l'épée nation contre nation,on ne s'entraînera plus pour la guerre.5 Venez, famille de Jacob, marchons à la lumière du SEIGNEUROn sait que les auteurs bibliques aiment les images! En voici deux, superbes, dans cette prédication d'Isaïe: d'abord celle d'une foule immense en marche; ensuite celle de toutes les armées du monde qui décident de transformer tous leurs engins de mort en outils agricoles. Je reprends ces deux images l'une après l'autre.La foule en marche gravit une montagne: au bout du chemin, il y a Jérusalem et le Temple. Le prophète Isaïe, lui, est déjà dans Jérusalem et il voit cette foule, cette véritable marée humaine arriver. C'est une image, bien sûr, une anticipation. On peut penser qu'elle lui a été suggérée par l'affluence des grands jours de pèlerinage des Israélites à Jérusalem.Car, chaque année, il était témoin de cette extraordinaire semaine d'automne, qu'on appelle la fête des Tentes. On vit sous des cabanes, même en ville, pendant huit jours, en souvenir des cabanes du séjour dans le désert du Sinaï pendant l'Exode; à cette occasion, Jérusalem grouille de monde, on vient de partout, il y a même des étrangers; le livre du Deutéronome, parlant de cette fête, disait «Tu seras dans la joie de ta fête avec ton fils, ta fille, ton serviteur, ta servante, le lévite, l'émigré, l'orphelin et la veuve qui sont dans tes villes. Sept jours durant, tu feras un pèlerinage pour le Seigneur ton Dieu... et tu ne seras que joie» (Dt 16, 14-15).
Quarante ans après, cette étude sur les diaconesses reste une référence. Par la notoriété de son auteur, mais surtout par la qualité inégalée du dossier ici réuni dont l'influence s'étendra jusqu'au document de la Commission théologique internationale de 2003 sur le diaconat. La question de l'ordination des femmes au diaconat fait débat depuis longtemps. Depuis l'ouvrage de Martimort, les travaux sur le sujet n'ont pas manqué, sans faire avancer pour autant le dossier. On peut craindre que dans ce domaine, l'idéologie ne l'emporte ici sur la prudence scientifique, comme en avertit Martimort dans le dernier paragraphe de cet ouvrage. Or les femmes méritent mieux qu'une hypothèse de théologiens fondée sur des ambiguïtés de l'histoire. Qu'on en suive ou non ses conclusions, la contribution d'Aimé-Georges Martimort reste irremplaçable pour déterminer avec quelque précision la place qu'occupaient les diaconesses dans la Tradition. Cette enquête historique est l'occasion d'un passionnant voyage au coeur de l'Eglise des premiers siècles.