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L'archipel ibadite : une histoire des marges du Maghreb médiéval
Aillet Cyrille
CIHAM
45,00 €
Épuisé
EAN :9782956842644
Cette enquête inédite revisite l'évolution du Maghreb médiéval à partir de ses marges. Elle dévoile l'histoire de l'ibadisme, une minorité aujourd'hui invisible dans l'océan du sunnisme, mais qui a puissamment façonné le Maghreb. Héritiers des dissidents kharijites soulevés contre le califat, les Ibadites animent les révoltes qui détachent la région de l'Empire. Ils jouent un rôle crucial dans l'émergence d'un discours en faveur des Berbères, chez qui ils recrutent en masse. Ces contestataires développent une doctrine politique singulière, hostile à la tyrannie et favorable à une souveraineté fondée sur l'élection, la consultation et la collégialité. Pour les Ibadites, cet idéal s'incarne dans l'Etat qu'ils fondent vers 761 près de Tiaret, dans l'Algérie actuelle. Dirigé par une dynastie d'imams persans, il symbolise pour eux un véritable âge d'or. Sa disparition brutale sous les coups des Fatimides en 909 constitue un traumatisme collectif. Elle oblige les fidèles à se redéployer sous la forme d'un archipel de communautés autonomes, dispersées entre la Méditerranée et le nord du Sahara. Après l'échec des derniers soulèvements berbères face à l'Empire, la nécessité de coexister avec les pouvoirs dominants s'impose. L'autorité des notables et des oulémas se substitue localement à l'Etat pour assurer la cohésion collective. Le commerce transsaharien tisse des relations entre ces communautés et assure la fortune des marchands-lettrés qui traversent le désert jusqu'à Ghana, Gao ou au lac Tchad. Ils en rapportent de l'or et des convois d'esclaves, revendus dans les oasis et les cités de Méditerranée. La poussée des intérêts rivaux et l'expansion religieuse du malikisme et du soufisme achèvent toutefois d'éroder, puis de désarticuler, l'archipel ibadite. A la fin du Moyen Age, il n'en subsiste que les bastions actuels du Mzab, de Tripolitaine et de Djerba. La mémoire de cette communauté oubliée nous plonge au coeur même de la genèse de l'Islam et du Maghreb.
Chevallier Marielle ; Aillet Cyrille ; Gaillard Cé
Un ouvrage de synthèse unique sur l'histoire des croyances et des grandes religions, de la Préhistoire à nos jours. Sous la forme d'un récit chronologique illustré, entrecoupé de dossiers thématiques. Pour tous ceux qui s'intéressent au fait religieux. Un panorama complet - L'ouvrage dresse un panorama de l'histoire de tous les grands systèmes religieux : au premier chef, les trois religions monothéistes - judaïsme, christianisme et islam -, mais aussi les religions de l'Antiquité, les sagesses orientales (hindouisme, bouddhisme, taoïsme), les nouvelles religions du XXe siècle, etc. - Le récit commence avec les premières sépultures du Paléolithique, qui peuvent être interprétées comme les formes les plus anciennes de croyances, et se termine avec un tableau des religions dans le monde aujourd'hui. - Déroulant en parallèle l'histoire des différentes religions, il permet de mettre en évidence la singularité de chacune mais aussi les interactions et points de convergence. Sous la forme d'un récit chronologique illustré L'entrée dans cette histoire, complexe, se fait à travers une sélection de 130 dates clés. A chacune est associée le récit illustré de l'événement fondateur, des encadrés thématiques apportant un complément d'information sur un personnage, un rite, un lieu de culte, une expression artistique, etc. Intercalés dans le récit, 20 dossiers thématiques offrent des synthèses précieuses sur chacun des grands systèmes religions abordés dans l'ouvrage.
Celte, romaine, puis wisigothique, musulmane et chrétienne, théâtre de l'Inquisition, première puissance coloniale du monde à la Renaissance, patrie du Cid, de Cervantes, de la corrida et de la movida, l'Espagne est le berceau d'une histoire d'une extraordinaire richesse. Ce pays si voisin du nôtre et apparemment si familier a connu un destin singulier en Europe. La présence prolongée de l'Islam en son coeur, la force séculaire des identités régionales, la forme sombre et exclusive que le catholicisme y a prise à la fin du Moyen Age, l'incapacité de la monarchie à se réformer, la guerre civile qui s'étend du début du XIXe siècle jusqu'à ce que nous appelons la guerre d'Espagne, la transition démocratique imposée de manière quasi autoritaire par le roi Juan Carlos à partir de 1975 : autant de traits qui ont modelé l'Espagne et que ce livre explore en compagnie des meilleurs spécialistes, français et espagnols.
Parmi les courants qui composent l'islam, l'ibâdisme est l'un des plus méconnus. Aujourd'hui réduit à une minorité infime - sans doute pas plus de trois millions de personnes -, il n'a survécu qu'à Oman, le seul pays où il est dominant, sur la côte orientale de l'Afrique (principalement Zanzibar) et au Maghreb. En Libye, les Ibâdites sont implantés dans le Djebel Nafûsa, en Tunisie sur l'île de Djerba, et en Algérie à Ouargla et dans le Mzâb, leur principal bastion. Des flux migratoires parfois anciens ont rajouté des points d'ancrage à cet archipel dynamique, à la fois sincèrement attaché à ses îlots de culture traditionnelle et profondément soucieux de développer son insertion dans des réseaux internationaux. Bien qu'ils récusent cette parenté, les Ibâdites sont les derniers descendants de la troisième branche de l'islam, le khârijisme, naguère singularisée par sa contestation d'un califat héréditaire et absolutiste réservé aux seuls Quraysh. L'apparition de l'ibâdisme à Basra, vers la fin du VIIe siècle, est indissociable de la recherche d'une solution de compromis et de coexistence avec les autres courants de l'islam. Ses pères fondateurs - parmi lesquels figurait peut-être le mystérieux Ibn Ibâd - récusaient en effet l'intransigeance des Azraqites, dont la politique de terreur et l'activisme militaire sont à l'origine de la légende noire qui entoure le khârijisme. L'ibâdisme n'en a pas moins hérité du khârijisme une vision élective et collégiale du pouvoir qui met en avant le choix de la communauté et l'exemplarité religieuse du gouvernant, dont la destitution est jugée légitime en cas de rupture du pacte initial. Dans le contexte actuel des révolutions arabes, les Ibâdites aiment d'ailleurs à se définir comme des "démocrates de l'Islam". Au Maghreb, l'historiographie communautaire rappelle volontiers la participation du mouvement aux révoltes qui secouèrent l'empire omeyyade finissant, son rôle actif dans la propagation de l'islam en milieu berbère et en Afrique noire, l'engagement de ses intellectuels dans la Nanda et la contestation anticoloniale dès la fin du XIXe siècle, ainsi que la lutte contre le "tyran" Kadhafi. Du côté d'Oman, pays devenu la vitrine mondiale de l'ibâdisme, l'historiographie officielle vante la "renaissance" impulsée, grâce aux ressources de l'or noir, par le sultan Qâbûs, mais aussi l'esprit de "tolérance" qui caractériserait la société locale. Ce volume tisse une réflexion sur la façon dont cette minorité s'est façonnée au coeur de l'Islam et met l'accent sur ses modèles fondateurs, des origines à l'époque contemporaine, et sur ses lieux et enjeux de mémoire.
L'histoire des "mozarabes" a suscité des débats acharnés, mais qui convergent vers l'image d'une communauté fossile, maintenue sous perfusion après le le siècle. Pourtant, la geste des martyrs de Cordoue ne constitue pas le chant du cygne, mais au contraire l'origine même du mozarabisme en péninsule Ibérique. La formation d'une culture arabo-chrétienne dans la seconde moitié du IXe siècle témoigne de l'avancée du processus d'islamisation, mais aussi de la profondeur de l'arabisation dans la société. Cet ouvrage s'interroge sur l'échec de ce mouvement d'acculturation, qui se mesure au rôle social et culturel marginal que joue le christianisme arabisé en al-Andalus à partir du XIe siècle. Parmi les facteurs d'explication avancés, des migrations continues disséminent dans les terres de marges du nord de la Péninsule des noyaux de populations chrétiennes arabisées, contribuant à faire de cette "situation mozarabe" un phénomène transfrontalier, prolongé à Tolède jusqu'au XIVe siècle.
L'étude des oeuvres d'al-???i? (mort en 255/869) et Ibn Qutayba (mort en 276/889) permet de cerner le thème de la Šu??biyya, en mettant l'accent sur le mythe des Arabes de la période antéislamique et en participant à la construction identitaire de l'individu musulman au sein d'un véritable projet politico-idéologique. Tout en revenant sur le thème de la Šu??biyya, l'auteur met ici l'accent sur le patrimoine culturel de la ??hiliyya à travers le mythe des Arabes de la période antéislamique, de l'adab anti-Šu??biyya. L'étude des oeuvres majeures de deux auteurs arabes prolixes du IIIe/Xe siècle, al-???i? (mort en 255/869) et Ibn Qutayba (mort en 276/889), permet de mettre en évidence le changement de paradigme dans leur approche respective de l'arabité, via des modalités argumentatives cherchant à influencer le regard sur les Arabes et les ?a?am (non-Arabes) de leur époque. Revisiter les écrits de ces deux grands polygraphes permet de dévoiler les mécanismes d'une pensée participant à la construction identitaire de l'individu musulman et d'étudier les éléments discursifs et les formes de récit permettant cette réorientation du sens de l'" arabité " en faveur d'une communauté musulmane unifiée et forte. Repenser ainsi la Šu??biyya, c'est en remodeler la vision par un contre-discours (anti-Šu??biyya) en vue de l'inscrire dans une perspective politique au service d'une communauté consolidée et débarrassée des maux générés par les revendications d'appartenance à une ethnie ou à un clan différent.
Charansonnet Alexis ; Gaulin Jean-Louis ; Hélary X
Annexion, rattachement ou réunion ?? Le bon terme n'est pas facile à trouver, tant le processus qui a conduit les Lyonnais à devenir de bons et fidèles sujets du roi de France a été long et tortueux. Les mots latins du droit (permutatio, annexio, superioritas, imperium, potestas, auctoritas...) employés par les médiévaux eux-mêmes accentuent encore cette difficulté. Une chose est sûre ? : jusqu'au début du XIVe siècle, la ville relève sans aucun doute possible de l'Empire - séquelle des lointains partages qui ont divisé l'empire de Charlemagne. Mais, depuis saint Louis, les Capétiens ont mis à profit les querelles incessantes qui opposent l'archevêque et les bourgeois de Lyon pour intervenir dans les affaires de la ville. C'est sous Philippe le Bel (1285-1314) que la mainmise se fait plus pesante. En 1307, les "? Philippines ? " fondent la souveraineté du roi sur Lyon ? ; en 1310, l'armée royale vient à bout des velléités de résistance de l'archevêque ? ; à partir de 1313, Lyon est le siège d'une sénéchaussée royale nouvellement créée. Tout s'est joué en quelques années. Philippe le Bel et ses conseillers ont montré leur opiniâtreté. Quand la mauvaise foi et la duplicité n'ont pas suffi, ils n'ont pas reculé devant l'usage de la force. A la mort du "? Roi de fer ? ", les Lyonnais sont français. C'est pour mieux comprendre l'entrée de Lyon dans le royaume de France qu'une vingtaine d'historiens ont joint leurs efforts. Il leur a paru nécessaire, en effet, de reprendre la réflexion sur la situation particulière de Lyon à partir du IXe siècle et de la conduire jusqu'au début de l'époque moderne, quand la ville accueille les rois de France sur le chemin des guerres d'Italie. Grâce à leurs contributions, c'est l'histoire toute spéciale d'une ville-frontière, entre France et Empire, qui se trouve éclairée d'un nouveau jour.
Résumé : Normal021falsefalsefalseFRX-NONEX-NONE / Style Definitions / table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal" ; mso-tstyle-rowband-size : 0 ; mso-tstyle-colband-size : 0 ; mso-style-noshow : yes ; mso-style-priority : 99 ; mso-style-parent : "" ; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt ; mso-para-margin-top : 0cm ; mso-para-margin-right : 0cm ; mso-para-margin-bottom : 8. 0pt ; mso-para-margin-left : 0cm ; line-height : 115% ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 12. 0pt ; font-family : "Aptos", sans-serif ; mso-ascii-font-family : Aptos ; mso-ascii-theme-font : minor-latin ; mso-hansi-font-family : Aptos ; mso-hansi-theme-font : minor-latin ; mso-font-kerning : 1. 0pt ; mso-ligatures : standardcontextual ; mso-fareast-language : EN-US ; } La seigneurie de Beaujeu fut, entre le Xe et le XIVe siècle, au premier rang de la chevalerie française et donna de grands seigneurs attirés par la croisade et l'aventure. Situé entre Cluny, Lyon, le comté de Forez, la Bresse savoyarde et le Dauphiné, le Beaujolais entretint des relations complexes tout autant avec ses puissants voisins qu'avec la royauté capétienne. Entre le Xe et le XIVe siècle, les seigneurs de Beaujeu se sont tenus au premier rang de la chevalerie française. Ces grands seigneurs sont des hommes de guerre : parfois un peu brigands, ils sont surtout attirés par la croisade et l'aventure, contre les Sarrasins ou les Albigeois. Maîtres du Beaujolais, ils doivent faire leur place entre les puissances qui les entourent : l'abbaye de Cluny, l'archevêque de Lyon, le comté de Forez, la Bresse savoyarde et le Dauphiné. Ils fondent des villes et des abbayes ; leur piété les pousse à se faire enterrer à Notre-Dame de Belleville ou à Cluny. D'abord réticents envers les Capétiens, ils comptent bientôt parmi leurs principaux soutiens ; un mariage heureux, à la fin du XIIe siècle, n'a-t-il pas rapproché les deux familles ? Au XIIIe siècle, les Beaujeu sont à leur apogée. Une branche cadette, les seigneurs de Montpensier, donne aux Templiers un de leurs derniers grands-maîtres, Guillaume de Beaujeu. En 1265, Guichard V meurt sans enfants. Sa fille Isabelle, qui a épousé le comte de Forez, exige que son fils cadet, Louis, relève la seigneurie, que ses descendants gouvernent jusqu'en 1400. Etrangement, les Beaujeu n'ont jamais été que des seigneurs : ils n'ont jamais reçu le titre de comte auquel ils auraient pu prétendre. A la fin du XVe siècle, Anne, la toute-puissante fille de Louis XI, la régente du royaume, n'est encore que la " dame de Beaujeu ". C'est sur sa figure que se clôt un volume qui entend relancer l'intérêt pour une famille sur laquelle il reste encore beaucoup à faire.
Une somme médiévale traite-t-elle forcément de théologie ? Un conseil émane-t-il nécessairement d'un juriste ? Les codifications en termes de genres dans la littérature sont chose courante et les écrits médicaux en relèvent aussi, au Moyen Age comme à l'époque moderne ; les formes en usage y sont nombreuses, et aux traités et commentaires, s'ajoutent les conseils et quaestiones, les compendia, les summae, les livres de recettes et antidotaires, les aphorismes, les practicae, les régimes, les reportationes, etc. Face à la pluralité des intitulés et des formes discursives, les auteurs de ce volume ont souhaité réfléchir à ce qui faisait le genre, dans le domaine médical : le critère est-il l'unicité de l'objet examiné? Une unité thématique ? Une forme d'écriture spécifique ? La manière dont le texte est désigné par son auteur ? Ou encore, pour le livre manuscrit comme pour les premiers imprimés, le classement proposé par des copistes, des lecteurs voire des éditeurs ? Enfin, peut-on appliquer au Moyen Age comme à l'époque moderne un outil méthodologique qui serait la notion de genre éditorial ? Autant de questions auxquelles onze contributions de spécialistes d'histoire de la médecine dans des aires géographiques et à des époques variées, de la tradition médicale antique jusqu'au XVIe siècle, tentent ici d'apporter chacune un élément de réponse.