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Les seigneurs de Beaujeu. Xe - XVe siècle
Hélary Xavier
CIHAM
26,00 €
Épuisé
EAN :9782958580902
Normal021falsefalsefalseFRX-NONEX-NONE / Style Definitions / table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal" ; mso-tstyle-rowband-size : 0 ; mso-tstyle-colband-size : 0 ; mso-style-noshow : yes ; mso-style-priority : 99 ; mso-style-parent : "" ; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt ; mso-para-margin-top : 0cm ; mso-para-margin-right : 0cm ; mso-para-margin-bottom : 8. 0pt ; mso-para-margin-left : 0cm ; line-height : 115% ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 12. 0pt ; font-family : "Aptos", sans-serif ; mso-ascii-font-family : Aptos ; mso-ascii-theme-font : minor-latin ; mso-hansi-font-family : Aptos ; mso-hansi-theme-font : minor-latin ; mso-font-kerning : 1. 0pt ; mso-ligatures : standardcontextual ; mso-fareast-language : EN-US ; } La seigneurie de Beaujeu fut, entre le Xe et le XIVe siècle, au premier rang de la chevalerie française et donna de grands seigneurs attirés par la croisade et l'aventure. Situé entre Cluny, Lyon, le comté de Forez, la Bresse savoyarde et le Dauphiné, le Beaujolais entretint des relations complexes tout autant avec ses puissants voisins qu'avec la royauté capétienne. Entre le Xe et le XIVe siècle, les seigneurs de Beaujeu se sont tenus au premier rang de la chevalerie française. Ces grands seigneurs sont des hommes de guerre : parfois un peu brigands, ils sont surtout attirés par la croisade et l'aventure, contre les Sarrasins ou les Albigeois. Maîtres du Beaujolais, ils doivent faire leur place entre les puissances qui les entourent : l'abbaye de Cluny, l'archevêque de Lyon, le comté de Forez, la Bresse savoyarde et le Dauphiné. Ils fondent des villes et des abbayes ; leur piété les pousse à se faire enterrer à Notre-Dame de Belleville ou à Cluny. D'abord réticents envers les Capétiens, ils comptent bientôt parmi leurs principaux soutiens ; un mariage heureux, à la fin du XIIe siècle, n'a-t-il pas rapproché les deux familles ? Au XIIIe siècle, les Beaujeu sont à leur apogée. Une branche cadette, les seigneurs de Montpensier, donne aux Templiers un de leurs derniers grands-maîtres, Guillaume de Beaujeu. En 1265, Guichard V meurt sans enfants. Sa fille Isabelle, qui a épousé le comte de Forez, exige que son fils cadet, Louis, relève la seigneurie, que ses descendants gouvernent jusqu'en 1400. Etrangement, les Beaujeu n'ont jamais été que des seigneurs : ils n'ont jamais reçu le titre de comte auquel ils auraient pu prétendre. A la fin du XVe siècle, Anne, la toute-puissante fille de Louis XI, la régente du royaume, n'est encore que la " dame de Beaujeu ". C'est sur sa figure que se clôt un volume qui entend relancer l'intérêt pour une famille sur laquelle il reste encore beaucoup à faire.
Contamine Philippe ; Bouzy Olivier ; Hélary Xavier
Après tant d'écrits historiques et littéraires sur Jeanne d'Arc, dans toutes les langues (car sa célébrité est internationale), l'état des sources, riches et complexes, et la curiosité des lecteurs appelaient une mise au point documentée et argumentée. Le "cas Jeanne d'Arc" exige en effet une approche multiple: impossible à son sujet de se contenter de réponses toutes faites ou réductrices. Pour nous permettre de mieux appréhender cette figure si singulière, cet ouvrage restitue l'environnement matériel et mental d'où elle a surgi - un tissu serré dont la trame est faite de malheurs et d'espérance. Ce livre s'attache de la même façon à examiner le "mystère de la vocation" et à relater le bref temps de la gloire, d'Orléans à Reims, suivi par les échecs, l'incompréhension, la prison, le procès et la mort par le feu. A l'évidence l'intervention, décisive, de Jeanne d'Arc bouleversa les calculs et les projets politiques de ses contemporains: il était logique qu'en un siècle où l'on croyait universellement à l'intervention de Dieu dans l'histoire des royaumes et des peuples, le débat politique s'appuie ou débouche sur un débat théologique. Tel est le fondement des procès de Jeanne d'Arc, illustrés par deux documents majeurs qui ont été conservés: celui relatif à la condamnation (1431), le plus émouvant, et celui concernant l'annulation de cette condamnation (1455-1456), le plus surprenant. Extraordinairement contrasté, le destin de Jeanne d'Arc fut aussitôt compris comme étant lié à l'histoire "providentielle" du royaume de France et de ses "Rois Très Chrétiens". D'où l'attention que "la Pucelle" ne cessa de susciter -, une attention faite d'admiration mais aussi, de façon minoritaire, de scepticisme et de raillerie.
Résumé : L'ordre du Temple a-t-il réellement disparu ? Et, avec lui, son fameux trésor ? La malédiction lancée par le dernier grand maître sur le bûcher doit-elle être prise au sérieux ? Les templiers sont-ils les ancêtres des francs-maçons ? Dès la première croisade, on trouve trace des templiers et des combats qu'ils ont menés en Terre sainte aux côtés des croisés. Pourtant, la naissance de l'ordre est aussi mystérieuse que sa déchéance. Du pouvoir réel qu'il a exercé au Moyen Age entre Orient et Occident - notamment grâce à la protection du pape - aux mensonges colportés par le roi de France Philippe le Bel pour entraîner sa chute, partez à la découverte du plus énigmatique, du plus célèbre et du plus fascinant des ordres militaires et religieux.
Pour raconter la pratique de la guerre des rois capétiens, Xavier Hélary s'intéresse d?abord au recrutement, à la composition et à l?organisation des armées: il s?agit de rendre compte du passage d?une armée féodale, dans laquelle les chevaliers servent parce qu?ils sont les vassaux d?un seigneur, à une arme soldée où tous les combattants sont retenus aux gages du roi. C'est ensuite l?évolution des formes de cette guerre qui est envisagé: Saint Louis privilégie la croisade, alors que Philippe le Bel ne fait campagne qu?à l?intérieur de son royaume, contre les princes trop puissants que sont à ses yeux le duc d?Aquitaine et le comte de Flandre. Enfin, l'auteur explique en quoi la guerre favorise la croissance de l?État capétien, évidente autour de 1300. Essor de l?administration et de la fiscalité, emprise sur la noblesse, renforcement du prestige du roi: sans être le facteur exclusif, la guerre telle que la pratiquent les Capétiens contribue fortement au développement de la puissance royale et à la construction de la nation France.
Hélary Xavier ; Bertrand Paul ; Joye Sylvie (dir.)
Sur les ruines de l'Empire romain s'établissent au Ve siècle les royaumes romano-barbares. Convertis au christianisme, leurs dirigeants vivent d'abord dans la dépendance de Constantinople, où l'Empire a déplacé sa capitale et qui restera, jusqu'en 1453, un modèle tendu aux peuples d'Occident. En 800, avec Charlemagne, puis en 962, avec Otton Ier, le titre impérial renaît à deux reprises en Europe, avec l'espoir d'une hégémonie sur le continent tout entier. C'est toutefois le christianisme qui donne à l'Europe sa véritable configuration médiévale, surtout, quand, vers 1100, s'affirme le pape comme chef de l'Eglise d'Occident, toujours tenté d'imposer son autorité aux souverains. Au-delà des anciennes limites du monde romain, à l'est et au nord, la conversion au christianisme va de pair avec l'établissement des royautés et la fondation des villes. Vers 1500, il y a bien un espace commun à l'échelle du continent. C'est alors que leur assurance nouvelle pousse les Européens à s'ouvrir davantage au monde extérieur. S'annoncent ainsi ce qu'on appelait autrefois les " grandes découvertes ", qui mettent au contact, pour le meilleur et pour le pire, des peuples qui s'ignoraient largement jusque-là. Les Européens prennent alors conscience de leur spécificité commune. C'est cette histoire que les auteurs entendent présenter dans ce volume, avec en tête cette question aussi passionnante que fondamentale : quand et comment l'Europe est-elle née ?
Résumé : " Alleu " est l'un des termes les plus employés pour désigner la propriété foncière au Moyen Age central. Quant à l'" alleutier ", petit ou grand propriétaire libre, il est une figure traditionnelle de l'historiographie, classiquement opposée au vassal, au tenancier et au serf. Les alleux sont le plus souvent documentés au moment où ils sont absorbés par une seigneurie ; les alleutiers semblent donc chroniquement menacés de tomber sous la coupe de plus puissants qu'eux. Ils continuent pourtant d'apparaître dans les sources, ce qui est généralement interprété en termes de résistance. Les auteurs de ce livre réévaluent les rapports de l'alleu avec la seigneurie et la féodalité dans la France, l'Italie et la Catalogne des Xe-XIIe siècles, c'est-à-dire avant la redécouverte du droit romain et la formation de la doctrine dite du " domaine divisé " qui a défini les droits respectifs des seigneurs et des tenanciers. A la lumière des recherches récentes sur les évolutions socio-juridiques propres à cette période ? dont l'interprétation a été profondément renouvelée depuis vingt ans ? il apparaît que l'alleu n'est pas une butte-témoin de la propriété romaine, un îlot de liberté qui résisterait au féodalisme avec plus ou moins de succès. Il se distingue de la tenure ou du fief, mais imparfaitement, inégalement selon les régions considérées. Il désigne une terre librement conservable, transmissible et aliénable et, en ce sens, il est bien une propriété foncière. Mais la propriété de ce temps ? comme déjà, à certains égards, celle de Rome ? doit être comprise comme relative, dépendante de la condition personnelle du propriétaire et de sa situation par rapport aux pouvoirs supérieurs. C'est ainsi que peuvent être résolues les apparentes contradictions que présente la documentation et notamment celle-ci : que l'alleu soit par excellence la terre du noble mais qu'il puisse pourtant appartenir à un serf.
Poisson Jean-Michel ; Collomb Pascal ; Gaulin Jean
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Si les conceptions sensibles de la famille au Moyen Age sont plurielles, la famille est toutefois un corps vivant qui se définit et se remodèle sans cesse. De la péninsule ibérique au Caucase, elle est confrontée aux aires géographiques, aux acteurs sociaux et aux sources couvrant un long Moyen Age du vie au xve siècle. En 1222, Mariam de Sebastia, princesse arménienne est en peine : le deuil de ses filles, mortes en bas âge, lui est impossible. Deux cents ans plus tard, bien loin de là, un petit noble savoyard, Antoine d'Arloz, décide, dans son testament, de se faire enterrer dans le choeur de l'église de Leyment, " du côté du vent, au lieu où est situé le banc de son épouse ". Ces témoignages d'affection pour l'autre moitié ou pour les enfants sont saisissants et renvoient à différentes conceptions sensibles de la famille au Moyen Age. La famille est un corps vivant qui se définit et se remodèle sans cesse, à la faveur de l'irruption de nouveaux membres mais surtout en fonction de normes qu'elle suit ou, en l'occurrence, qu'elle participe à façonner par ses transgressions et/ou ses interprétations. De la péninsule ibérique au Caucase, le volume confronte des aires géographiques, des acteurs sociaux variés et des sources diverses couvrant un long Moyen Age du vie au xve siècle.
Charansonnet Alexis ; Gaulin Jean-Louis ; Hélary X
Annexion, rattachement ou réunion ?? Le bon terme n'est pas facile à trouver, tant le processus qui a conduit les Lyonnais à devenir de bons et fidèles sujets du roi de France a été long et tortueux. Les mots latins du droit (permutatio, annexio, superioritas, imperium, potestas, auctoritas...) employés par les médiévaux eux-mêmes accentuent encore cette difficulté. Une chose est sûre ? : jusqu'au début du XIVe siècle, la ville relève sans aucun doute possible de l'Empire - séquelle des lointains partages qui ont divisé l'empire de Charlemagne. Mais, depuis saint Louis, les Capétiens ont mis à profit les querelles incessantes qui opposent l'archevêque et les bourgeois de Lyon pour intervenir dans les affaires de la ville. C'est sous Philippe le Bel (1285-1314) que la mainmise se fait plus pesante. En 1307, les "? Philippines ? " fondent la souveraineté du roi sur Lyon ? ; en 1310, l'armée royale vient à bout des velléités de résistance de l'archevêque ? ; à partir de 1313, Lyon est le siège d'une sénéchaussée royale nouvellement créée. Tout s'est joué en quelques années. Philippe le Bel et ses conseillers ont montré leur opiniâtreté. Quand la mauvaise foi et la duplicité n'ont pas suffi, ils n'ont pas reculé devant l'usage de la force. A la mort du "? Roi de fer ? ", les Lyonnais sont français. C'est pour mieux comprendre l'entrée de Lyon dans le royaume de France qu'une vingtaine d'historiens ont joint leurs efforts. Il leur a paru nécessaire, en effet, de reprendre la réflexion sur la situation particulière de Lyon à partir du IXe siècle et de la conduire jusqu'au début de l'époque moderne, quand la ville accueille les rois de France sur le chemin des guerres d'Italie. Grâce à leurs contributions, c'est l'histoire toute spéciale d'une ville-frontière, entre France et Empire, qui se trouve éclairée d'un nouveau jour.