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Lecture des Méditations poétiques de Lamartine
Aguettant Louis
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296112988
Comme les deux livres précédents, consacrés à certains des plus beaux poèmes de Verlaine et de Baudelaire, cet ouvrage sur les Méditations poétiques de Lamartine n'a pas pour but d'apporter des éléments biographiques, scientifiques ou critiques nouveaux sur un auteur abondamment scruté, et commenté de cent manières à l'aide de maintes disciplines, mais simplement de permettre au lecteur épris de poésie d'en goûter la beauté, au-delà de souvenirs scolaires plus ou moins lointains; et pourquoi ne séduirait-il pas les étudiants? Les analyses poétiques de ce grand "lecteur" qu'était Louis Aguettant sont d'autant plus précieuses qu'il est un musicien éminent; il sait à merveille exalter la beauté poétique et musicale de Lamartine, par-delà une langue qui n'est pas toujours aussi accessible qu'elle en a l'air. Il disait, à propos de Mozart: "Méfions-nous des auteurs clairs; quand ils ont du génie, ce sont souvent les grands impénétrables." Il était sensible aussi bien à la fraîcheur de l'expression, du mot, du vers, qu'à l'envolée lyrique d'une ode.
Dans le prolongement de sa thèse sur Victor Hugo, poète de la Nature, l'étude consacrée à La Légende des siècles par Louis Aguettant est la bienvenue. Pour lui, la première série de la Légende est "probablement le chef-d'oeuvre de Hugo". Elle se distingue d'abord par l'éclat de la vision poétique; la vision est si intense qu'elle va jusqu'à une demi-hallucination, contagieuse pour le lecteur. Mais c'est aussi un développement prodigieux de la faculté mythique, soutenue par une puissance verbale extraordinaire: Hugo devient vraiment le souverain seigneur des mots, il en tire les effets les plus imprévus, il en joue comme un symphoniste de génie joue des timbres de l'orchestre moderne. La versification, et spécialement la rythmique, est plus variée, plus libre que jamais. La rime n'a jamais été plus riche. Tout cela engendre une virtuosité poétique de premier ordre. Assurément, Hugo n'a jamais eu autant de puissance que durant l'exil. A la suite de cette exégèse du génie épique de Hugo, Aguettant analyse en profondeur, avec cette grande culture qui le caractérise, six poèmes importants et divers de La Légende des siècles.
L'auteur de ce livre, Louis Aguettant, étudiant, écrivait à un ami à propos de ses lectures : "J'ai lu mieux que tout cela - car le père Hugo dépasse malgré tout les autres de la tête - j'ai lu Le Satyre de La Légende des siècles. J'en suis sorti, ahuri, me demandant s'il est bien possible qu'un homme voie et écrive de telles choses. La vie de la nature, le fourmillement de tout, la dryade qui vous regarde sous l'écorce, l'herbe qui broute au fond des forêts, les racines qui fouillent du bec dans l'abîme, le panthéisme en un mot, tout cela n'a jamais été, à ma connaissance, plus fortement exprimé"... Est-ce Victor Hugo qui a tiré cette vision de son cerveau de poète ? En tout cas, elle est étrangement belle". Le Satyre restera toujours pour Aguettant une des pièces maîtresses de Victor Hugo, un résumé et un symbole de son oeuvre, comme le montre sa thèse.
On hésite toujours à écrire le gros mot de chef-d'œuvre. En présence du livre de Louis Aguettant, je n'éprouve aucun scrupule : c'est un chef-d'œuvre authentique. Je l'ai lu et relu, médité, oublié puis rouvert. Chaque nouveau contact m'a donné le choc de l'évidence, la preuve irrécusable d'une vérité que le temps confirmera. Ce n'est pas un livre sur la musique : c'est la musique elle-même, écoutée par un esprit infiniment sensible, puis transcrite par lui dans le langage des mots. Un maître-livre, utile et merveilleux. Bernard Gavoty. C'est, à la lettre comme dans son esprit, et bien conçu occasionnellement par un amateur de génie (rompu par ailleurs aux plus hautes exigences des disciplines intellectuelles), un véritable bréviaire de l'interprète musical, et qui mérite d'être tenu par lui comme un livre de chevet, prêt à aviver quotidiennement la ferveur de son étude, et à lui ménager, sur les particularités d'écoles, d'intentions ou de style des grandes œuvres de la littérature pianistique, des échappées divinatrices bénéficiaires de l'analyse la plus déliée comme de la plus communicative éloquence. Alfred Cortot. On s'émerveille de la finesse d'esprit, de la délicatesse de pensée, de la clairvoyance et du sens critique de ce parfait musicien qui jugeait son art avec tant de lucidité et de sensibilité... Emile Vuillermoz. Un esprit de la plus grande rareté, car très rares sont ceux qui se développent comme lui sur les confins de la musique, des lettres et de l'abstrait. Paul Valery.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.