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Mémoires
Agoult Charles d'
MERCURE DE FRAN
18,40 €
Épuisé
EAN :9782715222649
A dix-sept ans, Charles d'Agoult (1790-1875) est nommé sous-lieutenant dans les armées napoléoniennes. Le jeune homme originaire d'Arpaillargues, près d'Uzès, participe alors activement aux campagnes militaires menées par Napoléon, notamment celle d'Espagne, engagée dès mars 1808. Fantassin puis cavalier, il fait une brillante carrière sous le premier Empire, côtoyant, entre autres, les illustres maréchaux Soult, Latour-Maubourg, Masséna, acteur des victoires glorieuses comme des défaites cinglantes... Sous la Restauration, gravement blessé à la veille des Cent-Jours, il quitte la cavalerie et prend du service dans l'état-major du ministère de la Guerre. Il devient colonel en 1821, puis assume avec panache des fonctions de haut commandement. Ces Mémoires dessinent le portrait d'un homme pris dans la tourmente politique et militaire de son temps, farouchement lié à sa hiérarchie et à ses souverains successifs : il sert chacun avec une loyauté exemplaire, fidèle à ses propres valeurs, celles d'un passé qu'il n'a pas connu - il est né après 1789 -, celles de la royauté, de l'aristocratie et de la Cour. Ses récits de campagnes sont étonnants : sous sa plume des armées entières s'ébranlent, des milliers de fantassins se mettent à avancer inexorablement. Avec brio, le colonel comte nous entraîne ainsi des champs de bataille aux salons mondains, traversant au fil du temps des milieux et des régimes bien différents. Les Mémoires s'interrompent vers 1830, lorsqu'il rencontre et épouse Marie de Flavigny, femme de lettres reconnue et célèbre sous le pseudonyme de Daniel Stern.
Je suis née à Francfort-sur-le-Main, vers le milieu de la nuit du 30 au 31 décembre de l'année 1805. Il règne en Allemagne une superstition touchant ces enfants de minuit, Mitternachtskinder, comme on les appelle. On les croit d'une nature mystérieuse, plus familiers que d'autres avec les esprits, plus visités des songes et des apparitions. Que le lecteur en soit juge : maintes fois, dans le cours d'une existence très éprouvée, je me suis vue avertie en des songes étranges, symboliques en quelque sorte, dont le souvenir me poursuivait sans que j'y puisse rien comprendre, et qui s'appliquaient ensuite, le plus exactement du monde, aux événements, aux situations, aux dispositions nouvelles et imprévues de ma vie et de mon âme."
Résumé : La comtesse d'Agoult a considéré les années 1837-1839 comme les plus radieuses et les plus intenses de sa vie. Après de longs mois de grande amitié avec George Sand dans le cadre idyllique de Nohant, elle pérégrine pendant plus de cieux années en Italie et effectue de longs séjours à Milan, Gênes, Venise, Florence, Rome et, l'été venu, dans des villas de la campagne toscane ou ligurienne, au coeur de paysages enchanteurs. Aux côtés de Franz Liszt, elle multiplie les rencontres : Rossini, Spontini, Ailler, Mercadante, Schnetz, Ingres, Lehmann, Bartolini, Sainte-Beuve, Hortense Allart. Tandis que le musicien donne des concerts çà et là, des aristocrates locaux se proposent de la guider dans ses visites touristiques et de l'introduire dans les plus beaux palais, où elle admire de magnifiques collections de tableaux. Ainsi les liens des amants, bien que secoués par cieux lourdes épreuves (un séjour tapageur de Liszt à Vienne, une grave maladie de Madame d'Agoult à Venise), ne paraissent jamais avoir été aussi solides. Et c'est avec un profond déchirement qu'ils se séparent en octobre 1839 pour des raisons pécuniaires. Marie d'Agoult regagne Paris avec ses deux petites filles, Blandine et Cosima, tandis que Liszt commence une grande tournée de concerts en Europe.
Novembre 1839 : la comtesse d'Agoult regagne Paris après deux ans et demi de pérégrination tandis que Franz Liszt entreprend en Europe une grande tournée de concerts afin d'y amasser l'argent nécessaire à l'éducation de sa nouvelle famille. Pendant presque quatre années, les amants, encore unis par des liens très forts, vont se retrouver régulièrement, parfois pour quelques jours, parfois pour plusieurs mois. Sous la pression de sa famille, qui lui verse des subsides, la comtesse renonce à héberger Blandine et Cosima qu'elle confie à la mère de Liszt, tandis qu'elle renoue avec sa fille légitime, pensionnaire dans un couvent. Blessée et frustrée par sa vie amoureuse, elle s'étourdit en ouvrant un brillant salon, rue Neuve-des-Mathurins, où les anciens amis côtoient les nouveaux. La plupart d'entre eux, la croyant libre, lui adressent de vaines déclarations d'amour. Seul Emile de Girardin parvient à ébranler ses sentiments. Bien que finalement éconduit, il l'encourage à écrire et lui ouvre les colonnes de la Presse où elle publie ses premiers articles, sous le pseudonyme de Daniel Stern. Enfin, elle rompt définitivement avec George Sand mais reste à jamais marquée par leur amitié. Dans ce troisième volume, défile un nombre impressionnant de célébrités : Alfred de Vigny, Eugène Sue, George Sand, Honoré de Balzac, Victor Hugo, Jean-Auguste-Dominique Ingres, Charles-Augustin Sainte-Beuve, Adam Mickiewicz, Henry Bulwer-Lytton, Henri Lehmann, sans compter les musiciens. A leur contact, Madame d'Agoult s'y révèle en plein épanouissement intellectuel et dans la conquête de sa future indépendance.
Nélida est le roman, fort autobiographique, que Marie de Flavigny, comtesse d?Agoult, publie sous le pseudonyme de Daniel Stern, en 1846, dans lequel elle raconte sa liaison féconde et tumultueuse avec le compositeur Franz Liszt. Elle y paraît sous les traits de Nélida, mariée très tôt à un homme qu?elle n?aime pas; lui devient le peintre Guermann Régnier qui découvre en elle une égérie. Dans ce roman dont, à l?époque, tout le monde perçut les clés, Daniel Stern, plutôt que de relater des faits, ausculte l'âme d'une jeune femme blessée au plus profond de son être pour avoir trop cru à l?amour. Encore aujourd?hui, l'analyse de la passion, le vertige qui prépare l'abandon, la finesse des notations psychologiques frappent le lecteur avec une force inaltérée. Et, comme dans les ?uvres de George Sand, l'authenticité des accents dépasse largement du cadre convenu des romans qu?écrivaient alors les femmes du monde.
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.