Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
CORRESPONDANCE GENERALE. TIII : NOVEMBRE 1839-1841.
AGOULT MARIE
CHAMPION
129,00 €
Épuisé
EAN :9782745310811
Novembre 1839 : la comtesse d'Agoult regagne Paris après deux ans et demi de pérégrination tandis que Franz Liszt entreprend en Europe une grande tournée de concerts afin d'y amasser l'argent nécessaire à l'éducation de sa nouvelle famille. Pendant presque quatre années, les amants, encore unis par des liens très forts, vont se retrouver régulièrement, parfois pour quelques jours, parfois pour plusieurs mois. Sous la pression de sa famille, qui lui verse des subsides, la comtesse renonce à héberger Blandine et Cosima qu'elle confie à la mère de Liszt, tandis qu'elle renoue avec sa fille légitime, pensionnaire dans un couvent. Blessée et frustrée par sa vie amoureuse, elle s'étourdit en ouvrant un brillant salon, rue Neuve-des-Mathurins, où les anciens amis côtoient les nouveaux. La plupart d'entre eux, la croyant libre, lui adressent de vaines déclarations d'amour. Seul Emile de Girardin parvient à ébranler ses sentiments. Bien que finalement éconduit, il l'encourage à écrire et lui ouvre les colonnes de la Presse où elle publie ses premiers articles, sous le pseudonyme de Daniel Stern. Enfin, elle rompt définitivement avec George Sand mais reste à jamais marquée par leur amitié. Dans ce troisième volume, défile un nombre impressionnant de célébrités : Alfred de Vigny, Eugène Sue, George Sand, Honoré de Balzac, Victor Hugo, Jean-Auguste-Dominique Ingres, Charles-Augustin Sainte-Beuve, Adam Mickiewicz, Henry Bulwer-Lytton, Henri Lehmann, sans compter les musiciens. A leur contact, Madame d'Agoult s'y révèle en plein épanouissement intellectuel et dans la conquête de sa future indépendance.
La destinée de Marie de Flavigny, comtesse d'Agoult (1805-1876), mariée et mère de deux petites filles, bascule lorsqu'elle rencontre Franz Liszt, son cadet de six ans, en décembre 1832. En juin 1835, après deux ans de liaison secrète, les amants s'échappent pour la Suisse. Indifférents au scandale, ils vivent leur amour au grand jour pendant quatre années : accueillis par George Sand à Nohant, ils séjournent ensuite pendant plus de deux ans en Italie (Milan, Venise, Gênes, Florence, Rome). Trois enfants leur naissent. En octobre 1839, la comtesse regagne Paris afin que Liszt puisse aller donner des concerts par toute l'Europe. Les amants se retrouvent à intervalles réguliers en France et en Allemagne. Pourtant, en mai 1844, survient la rupture : " Je veux bien être votre maîtresse, pas une de vos maîtresses ", déclare Mme d'Agoult. Entourée de nombreux admirateurs, elle accueille alors dans son salon écrivains, artistes et hommes politiques. Sous le nom de Daniel Stern, elle publie articles et livres. Ses Mémoires inachevés, publiés de façon posthume, couronnent son ?uvre. La présente édition rassemble l'ensemble de ses textes à caractère autobiographique, certains inédits. S'y ajoute le journal qu'elle a tenu pendant les années 1837-1839.
Journaliste, historienne, romancière, essayiste, Marie d'Agoult a défendu l'idéal de la démocratie, revendiqué l'égalité des sexes et s'est attachée à promouvoir l'éclosion d'une identité européenne. Ce florilège de lettres met en lumière les nombreuses facettes de son fort caractère et la diversité de ses talents. La liaison de Marie d'Agoult avec Franz Liszt dont elle a eu trois enfants (la plus connue, Cosima, a épousé Richard Wagner) illustre la saga des amours romantiques à l'instar de celle de George Sand et de Frédéric Chopin. Mais Marie d'Agoult (1805-1876) s'impose surtout à la postérité comme l'une des trois grandes intellectuelles du XIXe siècle, aux côtés de Germaine de Staël et de George Sand. Journaliste, historienne, romancière, essayiste, à travers articles et livres, elle a défendu l'idéal républicain de la démocratie, revendiqué l'égalité des sexes, le droit des femmes à l'éducation ; elle s'est aussi attachée à promouvoir l'éclosion d'une identité européenne. Les plus grandes personnalités de son temps se sont pressées dans son salon, qu'elles soient politiques, littéraires, artistiques, françaises et étrangères (Eugène Sue, Vigny, Lamartine, Ingres, Littré, Michelet, Renan, le prince Napoléon, etc.). Epistolière féconde, analyste aussi judicieuse qu'implacable des moeurs de son époque, souvent dotée de prescience, Marie d'Agoult a laissé des lettres qui témoignent de la force de ses amitiés, de ses engagements courageux, de son discernement sur les événements de son temps, secoué en France par une succession de régimes politiques, et à l'étranger par les unifications de l'Italie et de l'Allemagne. Ce florilège de lettres, publié à l'occasion du cent-cinquantième anniversaire de sa mort, met en lumière les nombreuses facettes de son fort caractère et la diversité de ses talents.
Résumé : George Sand et Marie d'Agoult comptent parmi les femmes les plus intelligentes et les plus libres de leur temps. De leur rencontre, en 1835, naquit une amitié brutale et exaltée. Elles l'exprimèrent d'abord par des lettres d'une profonde tendresse puis par dix mois de vie commune presque ininterrompue. A Paris, elles ouvrirent ensemble, pendant quelques semaines, un salon où elles reçurent les écrivains et les musiciens les plus célèbres. Ensuite, à Nohant, George accueillit avec sollicitude Marie dont la santé vacillait. Soudain, avec le départ de celle-ci pour l'Italie, vint le temps de la haine. Leur intelligence exceptionnelle ne surmonta pas les blessures d'amour-propre qui s'étaient insidieusement formées au sein de leur intimité trop étroite. Le désir de vengeance l'emporta. Il s'exprima à travers des livres chez George et par des accès de médisance chez Marie qui allait devenir l'écrivain Daniel Stern. Les lettres qu'elles s'échangèrent au plus fort de leur amitié, rassemblées ici pour la première fois, témoignent du caractère exceptionnel de ces deux femmes qui, bravant les préjugés de leur classe, se voulurent maîtresses de leur destin. Toutes deux dotées d'un fort tempérament, elles firent montre d'une force d'introspection et d'une clairvoyance peu communes. Au fil de leurs lettres glissent les ombres de personnalités de premier plan (Balzac, Lamennais, Musset, Mickiewicz, Berlioz) au premier rang desquelles surgissent celles des deux amants, Liszt et Chopin.