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La crise. Pourquoi on en est arrivé là ? Comment en sortir ?
Aglietta Michel
MICHALON
14,20 €
Épuisé
EAN :9782841864775
La crise financière mondiale qui frappe de plein fouet les pays industrialisés entraîne le naufrage de grandes banques, fait chuter les marchés et menace les économies de récession. Personne ne semble capable de dire où va s'arrêter la contagion. En répondant aux 10+1 questions suivantes, Michel Aglietta apporte des éléments précis pour comprendre ce phénomène exceptionnel et propose les remèdes à court et long terme. La crise est-elle un phénomène inhérent à l'économie de marché? Pourquoi n'a-t-on pas vu venir cette crise et ne l'a-t-on pas prévenue? Quelles sont les caractéristiques de cette crise? Comment la crise s'est-elle déclenchée? La crise est-elle mondiale? Quelles sont les retombées de la crise financière sur l'activité économique? Comment gérer la crise? La crise a-t-elle fait progresser l'Europe? Faut-il mettre en place de nouvelles régulations? Quelle gouvernance demain pour les banques? Quelle est la bonne réponse économique? Biographie de l'auteur Michel Aglietta est professeur de sciences économiques à l'université Paris X et consultant au Cepii et à Groupama Asset Management.
Ce livre vient mettre un peu d'ordre dans l'idée selon laquelle la libéralisation financière n'a que des vertus. Qu'elle est à l'avant garde de l'ère nouvelle de l'information et de la communication globale. Au contraire, selon Michel Aglietta, les acteurs économiques doivent prendre conscience que la finance ne peut fonctionner toute seule, sans garde fous et sans orientations.
Les scandales entourant la gestion de grandes sociétés cotées depuis l'année 2000 ne sont pas les accidents de parcours d'un capitalisme dominé par la finance de marché. Ils sont au contraire la manifestation la plus évidente des contradictions qui sont au c?ur d'un régime de croissance financiarisé. Fondement du capitalisme financier, le postulat selon lequel l'entreprise doit être dirigée dans le seul intérêt de ses actionnaires est précisément son talon d'Achille. La liquidité des marchés financiers et le développement de l'épargne contractuelle gérée dans un souci de performance purement financière rendent illusoire le contrôle des entreprises par les actionnaires. L'instabilité chronique de la finance aggrave les carences de ce contrôle. Elle ouvre des opportunités à l'enrichissement personnel des dirigeants, les détournant de leur responsabilité à l'égard du collectif de l'entreprise. L'entreprise doit être dirigée comme une institution, ou s'élabore une finalité commune à l'ensemble de ses parties prenantes et non comme un objet de droits de propriété. Cette avancée démocratique devrait également se traduire dans la gestion de l'épargne collective, de manière à réduire l'instabilité macro-financière. C'est à cette double condition qu'il est possible de remettre le capitalisme contemporain dans la voie du progrès social.
Ce numéro est consacré à un réexamen des liens entre finance et croissance. La crise financière de 2008 a déclenché la plus grande crise économique de l'après seconde guerre mondiale et a suscité à juste titre de nombreuses interrogations sur le rôle et l'utilité du système financier. Ces relations finance et croissance sont ici examinées sous trois angles : l'apport du système financier au développement économique ; l'analyse du caractère instable de la finance, de ses causes et conséquences ainsi que des moyens à mettre en uvre pour y remédier ; l'impact des nouvelles technologies sur les innovations dans le secteur financier et leurs conséquences potentielles sur l'économie.
Extrait LA CRISE EST-ELLE UN PHÉNOMÈNE INHÉRENT À L'ÉCONOMIE DE MARCHÉ ? Les historiens l'ont constaté : les phases de crise sont inhérentes à la logique financière. L'un des plus grands historiens de la finance, Charles P. Kindleberger, auteur d'Une histoire de la finance, a dressé l'inventaire des crises qui se sont succédé depuis le XVIIe siècle. Il a ainsi montré que les cycles financiers étaient constitués de plusieurs séquences : une phase d'essor, une phase d'engouement et d'emballement, une phase de peur et de désordre, une phase de consolidation, et enfin, une phase de redressement. Dans la phase d'emballement, l'activité devient frénétique, les aspirations des individus ne cessent de croître, la vitesse des transactions s'accélère et les prix des actifs financiers réels ou virtuels - c'est-à-dire le prix des éléments constitutifs de la richesse des gens - flambent. La crise éclate lorsque ce mouvement général atteint son paroxysme. Il se produit alors un retournement de l'ensemble des mécanismes qui ont provoqué et nourri l'engouement. C'est alors qu'intervient la phase de peur et de désordre, peurs des individus et des institutions, désordre des prix et désordre des comportements. Tous les repères sont brutalement perdus. Telles sont les caractéristiques propres à cette phase de crise.
Comment retrouver le pouvoir du coeur ? Comment se reconnecter à son énergie féminine ? De son enfance misérable en Pologne à son activité de coach pour femmes en passant par son apprentissage auprès de Tony Robbins, Severyna Jaunasse a traversé de nombreuses épreuves avant de devenir la femme rayonnante qu'elle est aujourd'hui. Toutes ces épreuves l'ont conduite à vivre, l'une après l'autre, les étapes essentielles à la guérison et la libération : résilience, lâcher-prise, pardon - autant de termes qui nous sont familiers sans que nous sachions pourtant les mettre en pratique. En s'adressant directement aux femmes, Severyna Jaunasse leur offre un livre simple et lumineux, tout au long duquel ses conseils bienveillants, des outils pratiques et des petits exercices quotidiens les conduiront avec douceur vers leur essence, au coeur de leur énergie. Car c'est en retrouvant le chemin du coeur que les femmes réveilleront cette énergie féminine qui sommeille en chacune d'elles - cette essence sacrée, cette force mystérieuse et indestructible, la plus belle partie créatrice d'une femme.
Condorcet, entre Lumières et Révolution, est l'auteur des cinq Mémoires sur l'instruction publique (1791) et d'un Projet de Constitution (1793). Par ces oeuvres, il entend contribuer à l'institution du citoyen qui suppose à la fois l'instruction publique et la fondation de la République. L'exercice de la citoyenneté est bien l'affaire de tous, mais tous ne s'en avisent pas encore. Condorcet donne ainsi un testament politique à l'héritage philosophique des Lumières. Instituer le citoyen, c'est affirmer et défendre la République qui existe mais c'est aussi penser à celle qui vient, en se souvenant de la longue histoire de la liberté humaine. Ainsi pourrait-on reconnaître Condorcet, lui-même dans ces lignes consacrées, en 1790, à son ami du Nouveau Monde, Benjamin Franklin : "Sa politique était celle d'un homme qui croit au pouvoir de la raison et à la réalité de la vertu, et qui avait voulu se rendre l'instituteur de ses concitoyens avant d'être appelé à en devenir le législateur".
Il manquait quelque chose en moi. Je ne savais pas où chercher, alors j'ai commencé par le frigo. 10 : C'est le nombre de messages que lui et moi avons échangés en quelques jours. 7 : C'est le nombre de kilos que j'ai perdus, quelque part dans cet espace-temps. J'ai perdu le sommeil tout juste après l'appétit. Le premier me fatigue, le second m'arrange. Plus besoin de lutter contre quoi que ce soit, rien à vomir, ça rend la vie tellement plus simple. Mes proches s'inquiètent un peu, pas moi. Moi, je m'inquiète à l'idée que ça puisse "aller mieux" d'un jour à l'autre. Parce que leur "mieux" n'est pas le mien. Mais ça, c'est parce qu'ils pensent tous que je suis guérie". Avec sensibilité et justesse, Mélina Hoffmann nous livre le parcours d'une jeune femme qui tente de garder l'équilibre sur le fil d'une vie qui tangue, au coeur des troubles alimentaires. Le récit d'un mal trop ordinaire, lorsque le corps nous parle d'amour, du vide, du manque et des mensonges que l'on se raconte à soi-même, peut-être plus dangereux que ceux que l'on raconte aux autres.
Témoin capital de notre siècle, Hannah Arendt n'a cessé de construire son ?uvre sur les rapports entre " l'être citoyen " et l'actualité du monde. Comment aurait-elle fait autrement puisque l'Histoire, pour elle, s'est confondue avec sa propre vie ? Chassée d'Allemagne par le nazisme où elle étudiait la philosophie avec Jaspers et Heidegger, exilé d'abord en France puis aux Etats-Unis, celle qui se sentait " l'obligée du monde " a réfléchi, en s'interrogeant sur le pouvoir, sur sa propre destinée et à ce tire, son livre le plus célèbre, Les origines du totalitarisme, constitue la narration dramatique des évènements de l'Europe des années trente et quarante. Attachée à identifier les ruptures de la société européenne à la lumière de la perte du monde commun et de l'affaiblissement de " l'être-citoyen ", Hannah Arendt offre une appréhension nouvelle de notre situation propre, entre le passé et l'avenir, sans l'appui d'autorités et de traditions. Penseur de notre temps, elle a reconnu la fragilité de l'homme. Mais elle a aussi montré sa capacité à imposer un sens à sa vie sociale et morale grâce aux expériences fondamentales de la vie publique.