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Dérives du capitalisme financier
Aglietta Michel ; Rebérioux Antoine
ALBIN MICHEL
31,40 €
Épuisé
EAN :9782226142542
Les scandales entourant la gestion de grandes sociétés cotées depuis l'année 2000 ne sont pas les accidents de parcours d'un capitalisme dominé par la finance de marché. Ils sont au contraire la manifestation la plus évidente des contradictions qui sont au c?ur d'un régime de croissance financiarisé. Fondement du capitalisme financier, le postulat selon lequel l'entreprise doit être dirigée dans le seul intérêt de ses actionnaires est précisément son talon d'Achille. La liquidité des marchés financiers et le développement de l'épargne contractuelle gérée dans un souci de performance purement financière rendent illusoire le contrôle des entreprises par les actionnaires. L'instabilité chronique de la finance aggrave les carences de ce contrôle. Elle ouvre des opportunités à l'enrichissement personnel des dirigeants, les détournant de leur responsabilité à l'égard du collectif de l'entreprise. L'entreprise doit être dirigée comme une institution, ou s'élabore une finalité commune à l'ensemble de ses parties prenantes et non comme un objet de droits de propriété. Cette avancée démocratique devrait également se traduire dans la gestion de l'épargne collective, de manière à réduire l'instabilité macro-financière. C'est à cette double condition qu'il est possible de remettre le capitalisme contemporain dans la voie du progrès social.
Pourquoi l'euro a-t-il suscité l'engouement des Français ? Pourquoi la parité du peso et du dollar a-t-elle déchaîné la violence des Argentins ? A ces questions, l'économie traditionnelle est en mal de réponses. Peut-être parce que la monnaie n'est pas uniquement un phénomène économique... Michel Aglietta et André Orléan montrent comment elle constitue la clé de voûte des sociétés humaines, comment elle les fait passer tour à tour de la violence mimétique à la confiance institutionnelle ; et comment son histoire depuis les temps les plus reculés est celle de la dissolution et de la constitution du lien social. Bref, qu'est-ce que la monnaie ? Pour Michel Aglietta et André Orléan, ce n'est pas un phénomène économique ; c'est beaucoup plus que cela, c'est, selon l'expression de Marcel Mauss, un fait social total.
Résumé : Pourquoi l'abandon du franc et le passage à l'euro suscitent tant d'émotions ? Simple transfert d'une compétence économique ? Ou, plus profondément, remise en cause de notre identité nationale ? Mais alors comment la monnaie en vient-elle à symboliser l'identité d'un peuple ? Ce livre s'attache à répondre à ces questions en analysant la monnaie dans chacune de ses dimensions, économiques bien sûr, mais aussi et avant tout religieuse, politique, sociale, psychanalytique, etc. Résultant d'un travail interdisciplinaire de plusieurs années, il montre comment la monnaie est beaucoup plus qu'un instrument d'échange de biens et de services : c'est le ciment des sociétés, les plus archaïques comme les plus contemporaines. Elle régit non seulement les relations des individus entre eux, mais aussi celles des citoyens avec l'Etat souverain. C'est le fonctionnement même de nos sociétés que cette analyse de la monnaie nous fait comprendre.
La crise financière mondiale qui frappe de plein fouet les pays industrialisés entraîne le naufrage de grandes banques, fait chuter les marchés et menace les économies de récession. Personne ne semble capable de dire où va s'arrêter la contagion. En répondant aux 10+1 questions suivantes, Michel Aglietta apporte des éléments précis pour comprendre ce phénomène exceptionnel et propose les remèdes à court et long terme. La crise est-elle un phénomène inhérent à l'économie de marché? Pourquoi n'a-t-on pas vu venir cette crise et ne l'a-t-on pas prévenue? Quelles sont les caractéristiques de cette crise? Comment la crise s'est-elle déclenchée? La crise est-elle mondiale? Quelles sont les retombées de la crise financière sur l'activité économique? Comment gérer la crise? La crise a-t-elle fait progresser l'Europe? Faut-il mettre en place de nouvelles régulations? Quelle gouvernance demain pour les banques? Quelle est la bonne réponse économique? Biographie de l'auteur Michel Aglietta est professeur de sciences économiques à l'université Paris X et consultant au Cepii et à Groupama Asset Management.
La monnaie traditionnelle est-elle vouée à disparaître ? Les innovations en matière monétaire nous donnent le vertige : diversification des moyens de paiement avec les applications sur Internet et le mobile, apparition des monnaies digitales comme la libra ou de crypto-actifs comme le bitcoin, banalisation des monnaies locales... Comment s'y retrouver entre toutes ces monnaies ? Qu'est-ce qui différencie les monnaies digitales des monnaies électroniques ? Quid des monnaies de banque centrale ? Au-delà des aspects technologiques, quel est le rôle fondamental de la monnaie ? Celui-ci est-il menacé lorsque des acteurs privés cherchent à développer leur propre monnaie ? Ce livre veut démontrer que la monnaie est un bien public et que l'accès à la monnaie est une dimension fondamentale de la dignité humaine. A ce titre, la monnaie joue un rôle important tant pour les équilibres géopolitiques que pour le verdissement de la finance et la transition écologique des territoires. Ce livre y répond et nous explique pourquoi et comment.
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin