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LA NECESSITE DU CHAGRIN D AMOUR ALAIN FOURNIER OU L INVENTION DE L ADOLESCENCE
AGARD MARECHAL
EPEL
19,00 €
Épuisé
EAN :9782354270063
L'adolescence est une invention récente des sociétés occidentales, dont Le Grand Meaulnes fut un signe avant-coureur. Encore pris dans la crise dont il élabore le mythe, Alain-Fournier en offre le paradigme. Sa vie, vouée à l'adolescence par sa mort prématurée, en éclaire tous les ressorts. A quoi servent les chagrins d'amour? Pourquoi devient-on écrivain? Et comment devient-on vélocilecteur, avide de balades solitaires et de livres où s'inventer par les mots des autres? Un roman, écrit avant la Première Guerre mondiale, rencontre un demi-siècle plus tard un lecteur aussi jeune que son héros, lui ouvre un passage vers la psychanalyse et change sa vie. Biographie de l'auteur André Agard a enseigné dans les DESS "clinique et pathologique" et "enfance et adolescence" à l'université Paris V. Il est actuellement psychanalyste au CMPP de Fontainebleau. Il a publié chez Albin Michel Il aurait pu être bon élève et Dans les silences des mères.
Séduit par la Révolution française, horrifié par la Terreur, Schiller se tournera plus tard vers la philosophie kantienne. Il consacre sa réflexion à ce qu'est la nature humaine et comment une éducation esthétique pouvait permettre à l'homme de se réaliser autrement et mieux que par une révolution. Schiller nous offre une étude anthropologique qui porte l'empreinte de sa formation médicale d'origine, de son savoir-faire d'homme de théâtre et de son talent de classique allemand. (Articles en français et en allemand).
ARTICLES Olivier AGARD, Françoise LARTILLOT, Uwe PUSCHNER : Tolérance / Intolérance. Lecture critique d'une dynamique interculturelle historique et philosophique Maiwenn ROUDAUT : Tolérance, sécularisation et pensée postmétaphysique. Habermas et les Lumières Gérard RAULET : Comment enchaîner ? Réflexions sur le déchaînement de la pensée tolérante Daniel MEYER : Philosophische Grabenkämpfe. Zur Frage der Toleranz bei Heidegger und Jaspers während der Anfangsjahre der Weimarer Republik Olivier AGARD : L'Etat face au pluralisme des valeurs. Réflexions sociologiques des années 1920 en France et en Allemagne Catherine JULLIARD : Charles de Villers, avocat de Fichte dans le Spectateur du Nord (1799). Un plaidoyer pour la liberté de pensée ? Claire PLACIAL : La notion de tolérance dans les milieux juifs de Metz, d'Isaïe Berr-Bing (1787) au Sermon sur la tolérance de Lazare Wogue (1840) Ulrich WYRWA : Vom Lessing-Verein zur Antisemiten-Liga. Zur Umdeutung des Toleranzbegriffs durch den Ingenieur und Schriftsteller Hector de Grousilliers (1842-1899) VARIA Ralf ZSCHACHLITZ : "Es kann die Spur von meinen Erdetagen nicht in Äonen untergehn"? Der Mythos von Philemon und Baucis im letzten Akt von Goethes Faust II als Topos der Ökokritik avant la lettre
Prix Nobel 1981, Elias Canetti (1905-1994) fait partie de cette génération d'écrivains juifs allemands ou autrichiens confrontés à l'horreur de l'histoire et contraints à l'exil. Son ?uvre (du roman apocalyptique et grotesque Auto-da-fé au traité ethnologico-poétique Masses et Puissance, des recueils de réflexions et des pièces de théâtre à l'autobiographie Histoire d'une jeunesse) est animée par l'ambition de "prendre le XXe siècle à la gorge". Son regard, celui d'un passeur entre cultures et d'un explorateur inlassable de la mémoire humaine, est à la fois radicalement lucide et subtilement subversif.
Orfèvre à Arles à la fin de la Renaissance, Antoine Agard s'affirme " antiquaire " et offre à ses contemporains le loisir de contempler dans son cabinet les vestiges du passé antique de la ville recueillis par ses soins ou, à défaut, de les découvrir grâce au catalogue qu'il en publie à compte d'auteur. La visite réelle ou virtuelle du cabinet s'annonce riche et foisonnante, nourrie par les commentaires du collectionneur. La lecture de ce catalogue étonnant, qui présente une prolixité descriptive exceptionnelle pour l'époque, ouvre au lecteur d'aujourd'hui un horizon bien plus vaste que l'érudition " antiquaire " dans laquelle se drape Antoine Agard : celui d'une pensée sur l'art issue de la culture maniériste.
Comment Marcel, le brillant mais stérile narrateur d'a la recherche du temps perdu, en est-il devenu l'auteur? Un tel passage à l'acte semble voué à rester une énigme. Cependant, la Recherche est ainsi construite qu'on peut induire l'idée dont Proust fut l'homme, celle qui lui a permis de réaliser sa «vocation invisible». Cette enquête lit Proust à la lumière de ce qu'il fait, souvent sans le dire, ou seulement à demi-mot. Elle montre que le lent accomplissement de sa destinée créatrice recèle une démonstration rigoureuse, aussi nouvelle dans ses principes ou dans ses fins que dans ses moyens romanesques. On ne songe guère à consommer de la philosophie dans Proust. À tort. Car, lorsqu'on relie le théorème du temps retrouvé à la structure profonde de la Recherche, l'idéalisme proustien apparaît alors comme une véritable leçon de créativité. Thierry Marchaisse est philosophe, éditeur, traducteur de philosophie anglo-saxonne (Quine, Rorty, Kripke). Il a publié avec François Jullien, Penser d'un dehors (la Chine), Le Seuil, 2000.
Alors qu'il entend dire l'essentiel de l'homme en tant qu'animal rationnel, le mot sujet sert aussi bien à désigner un cadavre en anatomie. De la liberté à la servitude, son spectre sémantique est si large qu'il frise l'homonymie. Le droit, la politique, la médecine, les lettres, les arts ne sauraient s'en passer. Sa carrière philosophique? Prestigieuse! Jacques Lacan en a fait d'emblée un leitmotiv de son enseignement. En lançant par la suite sa formule nouvelle d'un sujet représenté par un signifiant pour un autre signifiant, il ne lui a plus accordé identité ni réflexivité. Cette subversion, dont les étapes constitutives sont ici examinées, l'a placé dans de curieuses compagnies, tantôt avouées (Maine de Biran), tantôt inaperçues (averroïsme latin), parfois de circonstance (Foucault). En recoupant ces références disparates, le présent essai redonne à la trouvaille de Lacan son espace épistémique singulier. Et sa puissance d'appel.
On savait depuis des siècles que l'homosexualité masculine était honorée ou pratiquée dans la culture arabo-islamique. Des voyageurs occidentaux l'avait évoquée, des romans ou des études l'ont parfois décrite ou y ont fait allusion, mais il n'y avait jamais eu jusqu'alors de recherche approfondie ou systématique sur le sujet. Par ce travail qui réunit un grand nombre de données issues de textes poétiques, théologiques, coraniques, historiques, juridiques et littéraires, Khaled El-Rouayheb comble une importante lacune de notre savoir sur l'érotisme masculin dans le monde arabo-islamique à l'aube de notre modernité. David M. Halperin. Le livre de Khaled El-Rouayheb est un très utile correctif aux interprétations de ceux qui ont ignoré, mal compris ou dénaturé les rapports de l'Islam prémoderne à l'homoérotisme. C'est de plus une contribution bienvenue à l'étude d'une période de ['histoire de la littérature arabe qui n'a pas toujours fait l'objet de suffisamment de recherches. C'est un travail éminemment recommandable, impudique, provocant et sérieux. Geert Jan Van Gelder.