Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Jacques a dit
Agard André
EX AEQUO
8,00 €
Épuisé
EAN :9791038805637
C'est un soir de printemps à Paris. Isabelle, jeune femme diagnostiquée "attardée mentale" s'est réfugié, après une fugue, dans un square. Elle y est rejointe par la chatte Mine-de-Rien dont la mission est de surveiller l'Ordre du Monde. Survient un ancien clown, Victor, qui a abandonné son métier pour mener une vie ordinaire dans laquelle il s'ennuie. Isabelle veut partir pour voir la mer, sans savoir où la trouver. Victor aimerait l'aider en la protégeant des dangers dont elle n'a pas conscience. Mine-de-Rien, dans sa profonde sagesse, les observe et commente leurs échanges. La chatte est préoccupée : Wilfried, le chat de l'hôtel-restaurant voisin, semble lui faire la cour ; elle est intéressée par la bonne situation du chat qui veut l'inviter. Peu à peu, sous l'oeil attentif et critique de Mine-de-Rien, se tisse entre les deux humains un lien dont un des fils constitutifs est la sincérité, l'autre le respect mutuel... 5 acteurs plus un accordéoniste Décor : un square parisien, deux bancs. Un seul acte Durée : 1h 20.
César est au CE1. Sa mère l'accompagne tous les jours à l'école. Il est visiblement entouré et n'a pas de problèmes de santé. Pourtant, ses cahiers sont presque vides, pleins de ratures, de taches. Son institutrice s'arrache les cheveux, parce qu'elle ne peut pas l' "évaluer" . Et le voilà littéralement "mis en examen" par une institution qui cherche plus à justifier son discours qu'à comprendre un enfant... A travers l'histoire de César, et de quelques autres, André Agard-Maréchal brosse le tableau corrosif d'une Ecole qui formate plus qu'elle ne forme, classe plus qu'elle n'enseigne, oublie de considérer les élèves comme des individus à part entière.
ARTICLES Olivier AGARD, Françoise LARTILLOT, Uwe PUSCHNER : Tolérance / Intolérance. Lecture critique d'une dynamique interculturelle historique et philosophique Maiwenn ROUDAUT : Tolérance, sécularisation et pensée postmétaphysique. Habermas et les Lumières Gérard RAULET : Comment enchaîner ? Réflexions sur le déchaînement de la pensée tolérante Daniel MEYER : Philosophische Grabenkämpfe. Zur Frage der Toleranz bei Heidegger und Jaspers während der Anfangsjahre der Weimarer Republik Olivier AGARD : L'Etat face au pluralisme des valeurs. Réflexions sociologiques des années 1920 en France et en Allemagne Catherine JULLIARD : Charles de Villers, avocat de Fichte dans le Spectateur du Nord (1799). Un plaidoyer pour la liberté de pensée ? Claire PLACIAL : La notion de tolérance dans les milieux juifs de Metz, d'Isaïe Berr-Bing (1787) au Sermon sur la tolérance de Lazare Wogue (1840) Ulrich WYRWA : Vom Lessing-Verein zur Antisemiten-Liga. Zur Umdeutung des Toleranzbegriffs durch den Ingenieur und Schriftsteller Hector de Grousilliers (1842-1899) VARIA Ralf ZSCHACHLITZ : "Es kann die Spur von meinen Erdetagen nicht in Äonen untergehn"? Der Mythos von Philemon und Baucis im letzten Akt von Goethes Faust II als Topos der Ökokritik avant la lettre
Séduit par la Révolution française, horrifié par la Terreur, Schiller se tournera plus tard vers la philosophie kantienne. Il consacre sa réflexion à ce qu'est la nature humaine et comment une éducation esthétique pouvait permettre à l'homme de se réaliser autrement et mieux que par une révolution. Schiller nous offre une étude anthropologique qui porte l'empreinte de sa formation médicale d'origine, de son savoir-faire d'homme de théâtre et de son talent de classique allemand. (Articles en français et en allemand).
L'essai de Humboldt sur les limites de l'action de l'Etat est souvent lu dans le contexte des débats sur le libéralisme dont il participe sans conteste. Il paraît très contemporain par les questions qu'il soulève et pourtant très incertain quant aux conclusions qu'il apporte ce qui fait sa richesse mais suppose aussi que l'on s'entoure de certaines précautions pour bien le comprendre. Les contributions regroupées dans cet ouvrage apportent justement des éclairages complémentaires. Elles restituent l'ouvrage dans les contextes qu'il sollicite, à la croisée de nombreux textes européens sur de semblables questions, philosophiques, historiques, politiques et religieux de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle. Elles font apparaître toutes les affinités de ce texte avec le libéralisme classique dont participe un certain respect de l'individu lié à une appréhension esthétique des questions qui se posent, laquelle ne sera plus de mise dans les formes modernes et contemporaines du libéralisme. A ce titre, l'ouvrage ne propose pas seulement des outils de lecture pour un seul texte, il propose aussi des outils de réflexion sur une problématique qui est d'une grande actualité.
Quand en 1888, James Ensor peint " L'entrée du Christ à Bruxelles ", il réaffirme le lien insécable qu'il y a entre la figure du Christ et la peinture, entre le Verbe et la lumière. Mais, dans le même temps, une invention vient à manger peu à peu le monde et sa représentation jusqu'alors dévolue à la seule peinture : c'est la photographie. Et la figure de disparaître aussitôt dans l'insignifiance générale. Et la peinture de redevenir curieusement maladroite et bientôt abstraite (de toute figuration). Quelles conséquences en tirer ? Que la peinture, aujourd'hui ne peut être conçue qu'avec ce qui à la fois l'anime et la remet en question, avec ce qui l'a toujours animée, la lumière, et avec ce qui l'interroge depuis l'invention de la photographie, la figure. Telle est l'ambition du peintre Jacques Cauda qui se confond ici avec l'enjeu de son écrit : redonner un regard au monde aveuglé où rien n'existe plus désormais en dehors de son image aveuglante. Un regard ? C'est-à-dire un nouveau verbe, un verbe de lumière : surfigurer !
Avec le vent, l'herbe désignait la venue du voyageur. Le retour vers la maison, avec la parole laissée là, les gestes à revêtir dans le froid de tant d'années. Nous attendions de lui, les grandes Odes blanches dans la lumière cassante. L'érosion des pierres aux terres arides, la patiente alchimie : nous nous étions apprêtés pour recevoir leur parfum. Mais rien de tout cela ne nous a été donné. Allant à sa rencontre, nous n'avons vu que la dissolution d'un corps, un éparpillement d'oiseaux, dans l'éloquence de la pluie.