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Obligé d'être ici
Adelen Claude
OBSIDIANE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782916447476
Triptyque, qui se referme sur une coda, importance de la musique chez Adelen ( cf : D'où pas même la voix, 2006) !, Obligé d'être ici est son dixième livre de poèmes. On y retrouve l'exigence formelle qui est la marque d'Adelen et renvoie à Reverdy dont l'oeuvre l'a profondément influencé, avec celle de Rimbaud auquel il fait ici explicitement référence. Le titre même du recueil dit la dureté de « ce côté du ciel », hanté par les cimetières, les vies malheureuses, le souvenir des soldats morts au combat, autant que par la nostalgie de l'enfance en parcourant les petits paysages de l'ancien pays pas totalement enfoui sous la bruyante modernité ! Mais le « coup de grisou de l'âme» n'est-il pas sauvé par le plaisir d'en raconter les drames en inventant sa propre langue pour ce faire ? " Je reste attaché à cette musicalité de la langue, c'est-à-dire à des lignes mélodiques, à des modulations vocaliques et consonantiques (l'intraduisible d'une langue). Au principe de la variation . " (in Légendaire). Claude Adelen affirmera aussi que l'aspect formel de ses poèmes est une contrainte obligée pour maîtriser le chaos intérieur et la tentation d'un lyrisme profus et comme naturel...
Sujet: Jo aime la danse, sa soeur Lila trouve cela ennuyeux et stupide. Elle doit cependant réviser son jugement à l'approche du gala, lorsque sa soeur répète le rôle de souris pour Casse-Noisette... Commentaire: Une très bonne peinture des relations entre deux soeurs, mettant en valeur la complémentarité des caractères, souvent très différents. Le texte et les illustrations en gris et rose, se partagent les pages à part égale, ce qui ne manque pas de rassurer les lecteurs encore débutants. Le choix du sujet, proche du quotidien des enfants, constitue une base solide pour un premier roman.
Claude Adelen livre un hommage à la poésie et aux pouvoirs des mots. - Ce livre est-il un adieu à la poésie ou un adieu à la jeunesse ? Est-ce un chant funèbre, une élégie ? Comme semblent le dire le titre du recueil et les six séquences qui le composent ? Les noms qui seuls subsistent des corps, et la mémoire seule gardienne de ce que le temps défait, la flamme qui éclaire la nuit, enfin le vent qui efface, de sorte que toute littérature n'est autre qu'un " bordel amer ". - Mais ce poème n'est pas une élégie, malgré les apparences pas un chant funèbre. Il doit être lu comme un appel à la poésie. Car c'est bien d'Elle qu'il s'agit, " la mélancolique et la furieuse ", " la lyrique et l'anti-lyrique ".
Poursuivant son " enquête " poétique monumentale sur l'aventure de la poésie à travers les cultures et les langues, par le prisme élocutoire du créole, Monchaochi présente ainsi, ce troisième volume de son cycle Lémistè : " Fugue vs Fug ouvre ainsi sur la circonstance décisive en Grèce antique, de l'avènement des voyelles ("Les Saintes Filles") dans une écriture alphabétique jusqu'alors consonantique, par conséquent sans voix. Ce "sans voix" loin d'être une carence, appelle au contraire le répondeur, le juste de voix, l'homme dont la vocation est de bailler à hauteur la voix égale, d'être un entretien avec le monde et, plus encore, un chant (Hölderlin). Là où il existe par conséquent dans l'écriture, le sans voix est cela même qui ménage et aménage le lieu de l'homme. Captant et captivant ainsi la voix, l'écriture alphabétique gréco-latine ouvre à une totalité insigne, suffisante, qui menace à terme de taire l'entretien en faisant retraire le répondeur. Ce terme, c'est cette nuit épaisse en laquelle présentement sont noyées les solitudes fébriles, tâtonnant sans fin sur la toile leurres et simulacres. "
DONA (du latin Donum, don, présent, offrande) est une série de 46 poèmes dédiés principalement à des personnes, mais aussi à des lieux et des heures. Ce sont des envois, des hommages, à des vivants et des défunts, commémorés avec une certaine "piété" . Les destinataires peuvent être des amis chers, des parents, des poètes aimés (contemporains et classiques), des prophètes, des philosophes admirés ; mais aussi bien une nuit parisienne et un matin de février, un quartier de Lyon ou une station balnéaire normande ou un village breton... Tous et toutes m'ont parlé, inspiré, ouvert à une réalité autre qui est celle de la poésie, produit d'une interaction entre l'espace intérieur et le monde extérieur. Un va-et-vient incessant parcourt ce livre, entre la sphère de l'intime, du présent, et le murmure du passé, que nous transmettent la tradition et la mémoire". Gravures de Frédéric Couraillon
L'amère philosophie de ces 7 poèmes anciens ne reflète pas la métaphysique actuelle de l'auteur. Ces pièces n'en marquent pas moins une limite incandescente dans ce qu'il considère aujourd'hui comme son long apprentissage de la connais-sance. Ils sont à ses yeux comme une image obscure (ou inverse) de l'humaine "nostalgie de Dieu" . Ce court ensemble est suivi d'un sonnet retrouvé et de deux nouvelles traductions de Léopardi par l'auteur
Avec Sous la cendre les étoiles, Maurice Kamto nous dévoile "l'aube primordiale" d'un très grand chant où se mélangent l'enfance du poète et celle d'une nation. D'un côté, l'insouciance et le geignement de l'enfant bousculé par l'absence brève mais profonde des figures de l'amour. De l 'autre, la difficile parturition d'un nouveau pays. Alors se déploie un panorama où l'attention du poète se manifeste aussi bien à l'égard des enfants des rues, des femmes, des arbres que pour la geste continentale. L'espoir soutient chaque vers, cha - que syllabe. Ce pourrait être la définition du poème. Léopold Sédar Senghor trouve en Maurice Kamto un digne continuateur de la poésie épique, mais réinventée, transfigurée.