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CHRONIQUE DE DALIMIL
ADDE VOMACKA
PUB SORBONNE
23,00 €
Épuisé
EAN :9782859449452
Cette analyse s'appuie sur la Chronique de Dalimil, première chronique rédigée en tchèque au début du XIVe siècle. L'auteur prend comme point de départ la problématique posée par la naissance d'une littérature en langue vulgaire dans l'Europe chrétienne pour réfléchir sur les formes prises par cette littérature nouvelle et le public qu'elle vise, et, en amont, pour déterminer quels facteurs furent décisifs et quelles réponses les auteurs entendaient apporter à travers une telle initiative. D'un auteur resté anonyme, cette chronique rimée de 103 chapitres relate l'histoire de la Bohême, des prétendues origines jusqu'à l'époque contemporaine de sa rédaction. Malgré un recours aux épisodes bibliques et aux motifs mythologiques, Dalimil propose à ses lecteurs une vision de l'histoire tout à fait novatrice par rapport à la tradition historiographique monastique qui dominait la production historiographique jusque-là en Bohême, rompant avec l'histoire contemplative comme description de l'accomplissement des plans divins, pour livrer un message engagé politiquement, tourné vers l'avenir et revisitant le passé à l'aune des événements du présent.
Résumé : Gôshu le violoncelliste et autres histoires d'animaux est un nouveau tome de la collection "Histoires faciles à lire". Il rassemble plusieurs histoires de Miyazawa Kenji (1896-1933), l'un des auteurs modernes les plus lus au Japon. Les histoires retenues pour ce volume ont pour point commun le fait qu'elles mettent en scènes des animaux. L'histoire Gôshu le violoncelliste est la plus connue y compris en France auprès du public des jeunes adultes suite à une adaptation en dessin animé au début des années 2000. Les autres histoires du recueil sont empreintes d'une grande sensibilité poétique et humaniste, et peuvent aussi se lire comme des contes philosophiques.
Les aventures d'OR-X est un recueil de 14 contes inspirés par la Convention Internationale des Droits de l'Enfant. C'est au travers des voyages d'OR-X, un ami venu des étoiles que l'enfant découvrira les 41 articles de la Convention. OR-X est doté de pouvoirs télépathiques. Il a une mission très spéciale auprès des êtres humains qui habitent notre planète. Grâce à ses super-pouvoirs, il va à la rencontre des enfants en peine et leur vient en aide pour leur faire connaitre les droits qui sont les leurs. Préfacé par le Conseil Français des Associations pour les Droits de l'Enfant , le COFRADE nous rappelle cette affirmation figurant dans la Déclaration des Droits de l'Enfant : "L'humanité se doit de donner à l'enfant le meilleur d'elle-même".
Résumé : Dans toutes les langues occidentales, le mot " temps " recouvre deux notions différentes : le temps, collectif, de l'horloge, et celui, individuel, de l'âme. Husserl, Bergson et Heidegger ont cerné le temps individuel mais ne sont pas allés au bout des conséquences de leur introspection. Einstein, en relativisant le temps de l'horloge, n'en a pas développé les implications philosophiques. Cette étude propose d'explorer cette nouvelle approche dans laquelle le temps n'est plus " a priori ", mais est généré par le " phénomène ", au sens large du terme. On bascule alors dans un monde nouveau où l'inexistence du temps " habituel " entraîne des modifications considérables dans la philosophie, la théologie et... la vie quotidienne. C'est au cours de ses explorations dans les solitudes désertiques de l'Alaska que l'auteur a eu l'idée de cette nouvelle approche du temps.
Résumé : II manquait un ouvrage sur la métrique dramatique. C'est ce que bref manuel tente de réparer. La versification du théâtre du Siècle d'or n'avait pas seulement des fonctions esthétiques et mnémotechniques : elle constituait également un marqueur de sens. A ce titre, on pourrait dire qu'elle fonctionnait comme une didascalie, en donnant notamment des repères à l'acteur, et en particulier dans l'expression corporelle. Cet ouvrage s'efforce d'envisager les fonctions et effets de sens des formes métriques pour le poète d'une part, pour les metteurs en scène (les autores de comedias) et les acteurs d'autre part, et enfin pour le public et le lectorat, autre destinataire de premier plan des textes dramatiques à la publication desquels Lope de Vega accorda un grand soin. Après un rappel non exhaustif des principales formes métriques employées dans la Comedia, l'ouvrage propose des études de cas, en partant des textes et en s'attachant à analyser les effets de sens de cette superposition du discours des personnages et des strophes dans lesquelles il est énoncé, en essayant de balayer un large éventail de possibles. Cette étude est suivie de l'analyse du Castigo sin venganza de Lope de Vega à travers le prisme de la métrique, et montre tout le profit que l'on peut tirer d'une telle perspective.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.