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La versification du théâtre espagnol du siècle d'Or suivi de Analyse métrique du Castigo sin venganz
Adde Amélie
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782343012582
II manquait un ouvrage sur la métrique dramatique. C'est ce que bref manuel tente de réparer. La versification du théâtre du Siècle d'or n'avait pas seulement des fonctions esthétiques et mnémotechniques : elle constituait également un marqueur de sens. A ce titre, on pourrait dire qu'elle fonctionnait comme une didascalie, en donnant notamment des repères à l'acteur, et en particulier dans l'expression corporelle. Cet ouvrage s'efforce d'envisager les fonctions et effets de sens des formes métriques pour le poète d'une part, pour les metteurs en scène (les autores de comedias) et les acteurs d'autre part, et enfin pour le public et le lectorat, autre destinataire de premier plan des textes dramatiques à la publication desquels Lope de Vega accorda un grand soin. Après un rappel non exhaustif des principales formes métriques employées dans la Comedia, l'ouvrage propose des études de cas, en partant des textes et en s'attachant à analyser les effets de sens de cette superposition du discours des personnages et des strophes dans lesquelles il est énoncé, en essayant de balayer un large éventail de possibles. Cette étude est suivie de l'analyse du Castigo sin venganza de Lope de Vega à travers le prisme de la métrique, et montre tout le profit que l'on peut tirer d'une telle perspective.
Denis est un jeune asthmatique féru des sensations fortes. Malgré le mal qui le handicape, il se lance dans un long voyage jonché de rencontres, d'aventures et de misères. Un voyage toujours au bord du vide...
Résumé : Gôshu le violoncelliste et autres histoires d'animaux est un nouveau tome de la collection "Histoires faciles à lire". Il rassemble plusieurs histoires de Miyazawa Kenji (1896-1933), l'un des auteurs modernes les plus lus au Japon. Les histoires retenues pour ce volume ont pour point commun le fait qu'elles mettent en scènes des animaux. L'histoire Gôshu le violoncelliste est la plus connue y compris en France auprès du public des jeunes adultes suite à une adaptation en dessin animé au début des années 2000. Les autres histoires du recueil sont empreintes d'une grande sensibilité poétique et humaniste, et peuvent aussi se lire comme des contes philosophiques.
Résumé : Dans toutes les langues occidentales, le mot " temps " recouvre deux notions différentes : le temps, collectif, de l'horloge, et celui, individuel, de l'âme. Husserl, Bergson et Heidegger ont cerné le temps individuel mais ne sont pas allés au bout des conséquences de leur introspection. Einstein, en relativisant le temps de l'horloge, n'en a pas développé les implications philosophiques. Cette étude propose d'explorer cette nouvelle approche dans laquelle le temps n'est plus " a priori ", mais est généré par le " phénomène ", au sens large du terme. On bascule alors dans un monde nouveau où l'inexistence du temps " habituel " entraîne des modifications considérables dans la philosophie, la théologie et... la vie quotidienne. C'est au cours de ses explorations dans les solitudes désertiques de l'Alaska que l'auteur a eu l'idée de cette nouvelle approche du temps.
Résumé : Cette analyse s'appuie sur la Chronique de Dalimil, première chronique rédigée en tchèque au début du XIVe siècle. L'auteur prend comme point de départ la problématique posée par la naissance d'une littérature en langue vulgaire dans l'Europe chrétienne pour réfléchir sur les formes prises par cette littérature nouvelle et le public qu'elle vise, et, en amont, pour déterminer quels facteurs furent décisifs et quelles réponses les auteurs entendaient apporter à travers une telle initiative. D'un auteur resté anonyme, cette chronique rimée de 103 chapitres relate l'histoire de la Bohême, des prétendues origines jusqu'à l'époque contemporaine de sa rédaction. Malgré un recours aux épisodes bibliques et aux motifs mythologiques, Dalimil propose à ses lecteurs une vision de l'histoire tout à fait novatrice par rapport à la tradition historiographique monastique qui dominait la production historiographique jusque-là en Bohême, rompant avec l'histoire contemplative comme description de l'accomplissement des plans divins, pour livrer un message engagé politiquement, tourné vers l'avenir et revisitant le passé à l'aune des événements du présent.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.