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Les révoltés de La Courtine. Histoire du corps expéditionnaire russe en France (1916-1920)
Adam Rémi
AGONE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782748903874
En 1917, à 6 000 kilomètres à l'Ouest de Pétrograd, deux brigades de soldats Russes prennent, à leur manière, une part active dans la révolution. "L'histoire du corps expéditionnaire russe se situe à la croisée de l'histoire des relations franco-russes, des mutineries et de la révolution de 1917. Comment la révolution a-t-elle pu se frayer un chemin jusque dans les tranchées, loin de l'agitation politique de la Russie, apparemment hors de portée de la propagande bolchévique ? Par quels canaux cette "contagion" a-t-elle innervé l'ensemble du corps expéditionnaire ? Comment est-on passé, d'une "troupe d'élite" dont les hommes et les officiers avaient été sélectionnés avec un soin tout particulier, à la plus importante mutinerie survenue sur le front occidental ? " En 1915, alors que la guerre s'est enlisée, le gouvernement français prend la chair à canon partout où elle se trouve. L'empire colonial y pourvoit largement, mais c'est encore insuffisant. Paris forme alors le projet de puiser dans les immenses réserves d'hommes de l'allié russe, en échange de quelques livraisons d'armes. C'est un faible apport militaire, mais un magnifique outil de célébration de l' "amitié franco-russe" - jusqu'au moment où la contagion révolutionnaire vient briser les rêves de la propagande. Les deux brigades, arrivées en France en 1916, accueillent la nouvelle de la révolution de février dans le plus grand enthousiaste. La détestation du tsar est unanime parmi les hommes. Après le désastre de l'offensive Nivelle dans laquelle elles sont jetées en avril, les brigades se mutinent et exigent leur rapatriement. Elles sont retirées du front, internées à La Courtine, mais rien n'y fait : l'agitation persiste. Elle sera durement réprimée.
La publicité écrite, dans ses composantes verbale et iconique, doit être approchée comme une forme très singulière du discours argumentatif. En partant de la façon dont la rhétorique a décrit les aspects majeurs des discours épidictique (éloge) et délibératif, et en s'appuyant sur certains acquis des linguistiques pragmatique et textuelle contemporaines, L'Argumentation publicitaire constitue une introduction systématique à l'analyse de ce type de discours. L'étude microscopique de la langue (agrammaticalités et création sémantique de mondes imaginaires) n'est pas séparée de la complexité de la communication publicitaire, des différents modes de mises en texte (récit, description, argumentation et parodie). Les auteurs prennent également en compte le fonctionnement argumentatif de l'image, trop négligé par les descriptions sémiotiques.
Les textes sont des structures tellement diverses et complexes qu'il est impossible d'en établir une typologie sauf par commodités pédagogiques illusoires. En revanche, on peut repérer des segments de plus petite taille, généralement composés de plusieurs phrases: les séquences. Apparaissant avec régularité dans les textes, ces schémas de regroupement sémantique des énoncés induisent des effets de lecture immédiatement reconnaissables, comme, par exemple, un effet de description. Plutôt que de types de textes, ce livre étudie les caractéristiques de cinq prototypes de séquences: narratif, descriptif, argumentatif, explicatif et dialogal. Tout en introduisant, entre la phrase et le texte, l'unité intermédiaire de la séquence, cette analyse substitue à la distinctivité absolue du type la souplesse du prototype. Une séquence, et plus encore un texte complet, n'offre jamais qu'une actualisation plus ou moins approchée du modèle prototypique de référence. Cela n'empêche nullement sa caractérisation mais la rend au contraire plus exacte , et plus fine.
Les textes sont des structures tellement diverses et complexes qu'il est impossible d'en établir une typologie sauf par commodités pédagogiques illusoires. En revanche, on peut repérer des segments de plus petite taille, généralement composés de plusieurs phrases: les séquences. Apparaissant avec régularité dans les textes, ces schémas de regroupement sémantique des énoncés induisent des effets de lecture immédiatement reconnaissables, comme, par exemple, un effet de description. Plutôt que de types de textes, ce livre étudie les caractéristiques de cinq prototypes de séquences narratif, descriptif, argumentatif, explicatif et dialogal. Tout en introduisant, entre la phrase et le texte, l'unité intermédiaire de la séquence, cette analyse substitue à la distinctivité absolue du type la souplesse du prototype. Une séquence, et plus encore un texte complet, n'offre jamais qu'une actualisation plus ou moins approchée du modèle prototypique de référence. Cela n'empêche nullement sa caractérisation mais la rend au contraire plus exacte et plus fine.
La Première Guerre mondiale a été la première des deux conflagrations impliquant directement ou indirectement le monde entier. Cette guerre, officiellement terminée le 11 novembre 1918, continue à peser sur l'histoire contemporaine, à commencer par les frontières qu'elle avait tracées à l'époque. En outre, au lieu d'être la " der des ders ", elle n'a été que la première phase d'un affrontement qui devait reprendre moins de vingt ans plus tard, en plus féroce encore. Anatole France avait déjà exprimé, de façon concise, l'essentiel : " On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels." Mais qui étaient donc ces industriels dont la concurrence, les rivalités, allaient conduire à la guerre? Qu'est-ce qui, dans les rapports mouvants entre une demi-douzaine de bourgeoisies conquérantes, rendait cette guerre inéluctable? Et pourquoi cela n'a-t-il pas été empêché? Voilà quelques-unes des questions abordées dans cet ouvrage.
Kraus Karl ; Deshusses Pierre ; Bouveresse Jacques
ET SI SURTOUT la perte de la culture n'était pasachetée au prix de vies humaines ! La moindre d'entre elles, ne serait-ce même qu'une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L'industrie intellectuelle bourgeoise se berce d'ivresse jusque dans l'effondrement lorsqu'elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu'au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d'existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l'entraide, à côté d'une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l'existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l'esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l'horizon de notre journalisme culturel.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
« En août 1988, à la suite d'un concours de circonstances, je me suis inscrit dans un club de boxe d'un quartier du ghetto noir de Chicago. Je n'avais jamais pratiqué ce sport, ni même envisagé de le faire. Hormis les images stéréotypées que chacun peut s'en former à travers les médias, le cinéma ou la littérature, je n'avais eu aucun contact avec le monde pugilistique. Je me trouvais donc dans la situation du parfait novice. Trois ans durant, j'ai participé aux entraînements aux côtés des boxeurs du cru, amateurs et professionnels, à raison de trois à six séances par semaine. À ma propre surprise, je me suis pris au jeu, au point de passer mes après-midi au gym avant de passer entre les cordes disputer un combat officiel. Les notes consignées au jour le jour dans mon carnet de terrain (initialement pour m'aider à surmonter un profond sentiment de maladresse et de gêne physique, sans nul doute redoublé par le fait d'être le seul Blanc de la salle), ainsi que les observations, photos et enregistrements réalisés lors des tournois et "réunions" où se produisaient des membres de mon club ont fourni la matière des textes qu'on va lire. »
Aux Forges de Clabecq, usine sidérurgique située près de Bruxelles, pour Silvio et ses collègues, le quotidien, c'est d'abord le combat contre les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne de trente ans de luttes pour améliorer les conditions de travail, pour combattre le racisme et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Son mandat syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre "esprit de Clabecq". Pour mener leurs combats, c'est sur leurs propres forces et sur leur connaissance de leur métier que les ouvriers de Clabecq s'appuient. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il déclare ne plus rien pouvoir pour eux. Par sa confiance jamais démentie dans le potentiel émancipateur de sa classe, Silvio donne une leçon salvatrice d'optimisme militant.