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La lumière de l'archange
Adam Gérard
MEO
24,00 €
Épuisé
EAN :9782807002579
Ecrit entre 1986 et 1990, finaliste du Prix Rossel, "La Lumière de l'Archange" était un roman de légère anticipation, puisqu'il se déroulait à la fin de l'année 1999. Pierre Lhermitte, spécialiste français des maladies virales, prix Nobel de médecine pour le vaccin contre le sida, fondateur d'une confrérie de scientifiques, est victime du virus qu'il étudie, redoutable mutant surgi dans les forêts centrafricaines. Tenu en quarantaine dans son propre service, soutenu par ses amis du monde entier, il participe à la course de vitesse entre l'épidémie et la recherche, tout en prenant conscience d'un monde contemporain dont il s'était jusqu'alors abstrait et qu'ébranlent de profonds bouleversements sociaux ou géopolitiques, ainsi que l'explosion de fanatismes ultraviolents et l'avènement de mouvements millénaristes en cette dernière année du XXe siècle. Mais d'étranges modifications psychiques apparaissent chez les rescapés. Le développement de la vie serait-il à un carrefour ? Pierre Lhermitte, envoyé en Afrique pour coordonner la lutte contre l'épidémie dans l'espoir de l'y garder enclavée, sera entraîné simultanément dans une aventure exceptionnelle et dans une quête intérieure, psychologique, métaphysique et spirituelle.
Roman conçu comme une composition musicale en trois mouvements. Chambre avec vue sur l'océan, Presto ma non troppo. Mira, violoniste bosnienne, est surprise en France par l'éclatement de la guerre dans son pays. Tandis que ses concitoyens réfugiés tirent habilement profit de l'engouement pour leur cause, elle, peu douée pour la manipulation, survit plutôt mal que bien. Demeure de Satan, andante sostenuto. Depuis la vie difficile de sa grand-mère Emina, fille de bey et de kadi, jusqu'à sa carrière de musicienne, la saga familiale et les amours de Mira. A l'ombre de la porte de l'Enfer, rondo, agitato. Après la guerre, Mira revient à Sarajevo où on la rejette, les "démocrates" parce qu'elle serait une islamiste, les islamistes parce qu'elle est musicienne, boit du vin et affiche une farouche indépendance, et tous les autres parce qu'elle n'a pas souffert avec eux. Ce roman complète la quadrilogie de Jasna Samic, où elle puise dans son histoire personnelle pour narrer le contexte et les séquelles de la guerre en Bosnie. Après Portrait de Balthazar (prix Gauchez-Philippot), Le givre et la cendre et Les contrées des âmes errantes, tous trois écrits en français, Chambre avec vue sur l'océan, rédigé en "serbo-croate", est présenté en traduction.
A l'aube de sa septième décennie, Yvan Jankovic, fils d'apatrides naturalisés après la catastrophe de Marcinelle, réfléchit sur la Vie avec majuscule et rumine les menus événements de sa propre existence, banale parce que " des pareils à nous ", quelles que soient leurs aptitudes, ne peuvent pas espérer mieux. Dans la maison de retraite qui a succédé au sanatorium où son père est mort de silicose, il conduit sa mère à la messe. Sa voiture dérape dans le blizzard. Il médite dans son antre de silence sur les séquelles d'un catholicisme qu'il a récusé mais dont les concepts moraux tordus ont handicapé ses émotions. Et entreprend la première évasion de sa vie pour veiller Noël avec d'improbables compagnons. Avec toujours en filigrane les strates d'immigrations dont le mixage a fait nos pays.
Un jeune médecin belge débarque à Vonzo, petite agglomération de Kalibie (Afrique centrale) pour y prendre la tête d'un hôpital missionnaire dans le cadre d'une coopération. Il découvrira l'Afrique et ses sortilèges au travers de personnages fascinants comme Dyana, une jeune religieuse noire, Malu, sa future compagne, Gakuba, un politicien tombé en disgrâce, Binda Pasi, un sculpteur... Portrait d'une Afrique aux multiples facettes, L'Arbre blanc dans la forêt noire invite à un autre regard sur le continent de toutes les découvertes.
Aux obsèques de Mia, Jean disjoncte et révèle à l'assistance médusée sa liaison avec la "parfaite épouse, mère de famille et enseignante" que l'on enterre, déclenchant une échauffourée dans une église qui n'en demandait pas tant. Relâché après une brève garde à vue, il revit leur amour nomade dans des chambres d'hôtels, chacune représentant un nouveau commencement et une ode à la vie, après avoir longtemps végété comme ami de la famille entre la femme qu'il aimait en silence, le mari obnubilé par son musée des deux guerres, deux ados révoltés contre la discipline à l'ancienne imposée par leur père, sans oublier sa propre mère mêle-tout et quelques figurants peu banals. La vie, toutefois, ne s'arrête pas avec la disparition d'une femme follement aimée… Un roman qui louvoie en permanence entre tension dramatique, non-conformisme social et humour aux confins du non-sense.
Jacinthe. Joli prénom que je déteste car j'ai des yeux brun fleur fanée. Par contre, j'adore ma tignasse. C'est elle qui m'entraîne dans des dessins de plus en plus fous. Alors j'oublie ma mère qui m'est presque étrangère, que j'appelle meman. Ou mèman. Et ce père, merveilleux à 75%. J'oublie aussi ce nuage infernal au-dessus de ma tête : le secret que me cachent mes parents." Nous plongeons dans sa vie, de ses huit ans à ses vingt-cinq ans. Avec son tempérament de feu, ses défis, crises, délires, révoltes, prises de risques. Mais aussi son humour ! On l'accompagne dans sa quête de la vérité. Et la construction de sa vie d'artiste.
Hanté par le fantôme de Mal Waldron, pianiste de jazz américain mort à Bruxelles en 2002, ce roman prend pour point de départ un fait marquant dans la vie du musicien : un grave accident cérébral occasionné par une surdose d'héroïne. Il se réveillera de son coma avec une mémoire totalement blanche. Même son nom lui échappe, sans compter son jeu pianistique dont il a tout oublié. L'auteur de ce livre ne voulait en rien écrire une biographie du jazzman. Le musicien s'est imposé comme un personnage de roman, rien d'autre. Comme dans ses livres précédents, Carino Bucciarelli, ici au départ d'un accident de vie, se livre aux errances, digressions et jeux de miroirs qui caractérisent ses écrits. Ses thèmes récurrents - le double, la dépersonnalisation - imprègnent totalement cette histoire, qui nourrit en outre une réflexion sur l'écriture et le rôle volontaire ou non de l'écrivain dans son propre texte.
En 1966, un Boeing de la Sabena en provenance de Bujumbura débarque à l'aéroport de Bruxelles une fillette de six ans, tenant à la main une petite valise brune, que réceptionne un "Monseigneur". Celui-ci emmène l'enfant, "candidate" à l'adoption. Soulever le rideau, ouvrir le cadenas de la petite valise brune, c'est parcourir un trajet singulier imbriquée dans une histoire collective longtemps remisée au placard, un secret d'Etat et d'Eglise : l'arrachement forcé des métis, ces enfants de la honte nés sous la colonisation belge à l'heure des indépendances. Tout au long du récit, la part cachée de la narratrice interpelle sa part "licite" dans l'espoir qu'un jour les deux se rejoignent. Le lecteur suit la lente métamorphose de l'enfant et l'amputation de sa mémoire jusqu'à ce que son combat farouche contre l'oubli, ses efforts pour "recoller" ses moitiés éclatées débouchent sur la découverte de son étonnante identité. Une autofiction émouvante et lucide, qui nous montre à quel point une institution religieuse peut se placer au-dessus des lois et faire souffrir au nom d'une pseudo-morale dévoyée.