Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le judaïsme à l'aube de l'ère chrétienne. 18e Congrès de l'ACFEB, Lyon, septembre 1999
ACFEB
CERF
54,00 €
Épuisé
EAN :9782204065641
Cet ouvrage rassemble les communications données à l'occasion du XVIIIe Congrès de l'Association catholique française pour l'étude de la Bible, tenu à Lyon du lundi 31 août au vendredi 3 septembre 1999. L'arrivée des Grecs en ces régions du Proche-Orient puis celle des Romains n'ont pas été de simples péripéties politiques, mais elles ont provoqué une rencontre des cultures qui a marqué la pensée d'Israël. Ce choc culturel a parfois été l'occasion d'affrontements à l'intérieur même d'Israël, il a suscité, parmi les Juifs, des groupes aux sensibilités diverses. Les contributions montrent les conséquences de cet événement politique à l'intérieur du peuple juif à la veille de l'ère chrétienne. Le phénomène de Qoumrân lui-même n'est pas sans rapport avec ces bouleversements politiques. Plusieurs études examinent de manière neuve des textes de la tradition rabbinique, elles soulignent l'intérêt d'une meilleure compréhension de la tradition orale. De plus, nombre de pensées du monde pharisien ne sont pas éloignées des convictions des disciples de Jésus de Nazareth. Alors qu'elle est souvent restreinte à quelques textes catalogués comme " apocalypse ", la pensée apocalyptique traverse de nombreux courants théologiques du Ier siècle. On en précise les origines et les conditions de naissance. La pensée chrétienne poursuit alors des thèmes enracinés dans un monde culturel dont elle dépend ; en même temps, il était utile de noter l'originalité chrétienne marquée par la résurrection du Christ et un évangile proposé comme tel aux nations. Dans cet esprit sont étudiés l'affirmation de la résurrection des morts et le concept de mission à la veille de l'ère chrétienne. Il n'est pas possible d'évoquer ce contexte culturel sans se demander ce que devient le judaïsme dans la pensée des Pères de l'église. L'ouvrage s'achève par une relecture des travaux faite du point de vue de l'ecclésiologie.
Jean-Michel Poffet, qui préface ce livre, cite le père Lagrange, fondateur de l'Ecole biblique de Jérusalem à la fin du XIXe siècle, qui écrivait : " Il y a une certaine manière d'écrire l'histoire qui n'est pas la nôtre, mais qui se trouve dans l'Ancien Testament. " C'est précisément à cette tâche de comprendre comment la Bible fait de l'histoire que se sont attelés les biblistes de l'ACFEB au cours de leur XXIe congrès. J. -M. Carrière, en fin d'ouvrage, résume ainsi l'apport de plusieurs des contributions : il n'y a pas une historiographie biblique, mais plusieurs projets historiographiques traversent l'Ancien Testament. Trois traits les caractérisent : 1) Les auteurs bibliques ont une double référence : ils appartiennent à un certain contexte historique, mais en écrivant ils construisent un " monde " de référence pour les générations à venir. 2) Les époques d'élaboration historiographique sont des moments de crise grave, voire de situations finales : écrire était faire pièce à la mort. 3) Ecrire l'histoire entretient un rapport à la temporalité plus qu'à la causalité : ce n'est pas la succession des événements qui est visée mais le traitement intelligent de ceux-ci - c'est-à-dire la volonté d'en dégager le sens. On voit la différence avec nos requêtes modernes en matière d'historiographie. Il s'est donc agi de comprendre l'opération historienne propre aux textes bibliques. -- Jean-Michel Poffet, prefacer of this book, quotes Father Lagrange, the man who founded the Ecole biblique de Jérusalem at the end of the 19th century. The latter wrote : 'There is a certain way of writing history which is not our way, but which we find in the Old Testament. ' This is the challenge taken up by the biblists of the ACFEB during their 21st congress : to understand how the Bible sets down history. At the end of this book, J. -M. Carrière sums up what several contributions have revealed : there is not, so to speak, one Biblical historiography ; but several historiographic projects that traverse the Old Testament. They are characterised by three features. 1) The biblical authors have a dual reference : they belong to a certain historical context, but when they write, they construct a 'world' that will be a reference for generations to come. 2) The times during which the historiographic elaboration took place were years of grave crises, even situations of finality : to write was to thwart death. 3) The writing down of history maintains a rapport with temporality rather than with causality : here, the chronology of events is not the objective, but their intelligent treatment - i. e. to reveal the meaning. We can observe the difference between this and our modern requisites in matters of historiography. Thus, the task was to understand the specific historian procedure for Biblical texts.
Résumé : De tous les souverains de Juda et d'Israël, David est le plus prestigieux. Quoique la preuve ultime fasse défaut, le témoignage biblique donne à penser qu'il a joué, au tournant du premier millénaire avant notre ère, un rôle historique de tout premier plan. C'est lui qui a fédéré sous son autorité les tribus du Sud palestinien, devenant le premier souverain de Juda ; par ses victoires sur le royaume d'Israël et plusieurs roitelets voisins, il a ensuite constitué ce que d'aucuns ont appelé l'" empire davidique ". Avec lui s'ouvre réellement l'histoire du peuple de la Bible, tout ce qui précède appartenant plutôt à la protohistoire. Sa dynastie restera au pouvoir à Jérusalem jusqu'à la fin de l'époque royale. Là cependant ne s'arrête pas l'intérêt que présente la figure de David. Son rôle symbolique est plus important encore, tant pour le monde juif que pour le monde chrétien, sans oublier l'islam. Son règne fait l'objet de deux longs récits dans l'histoire deutéronomiste (livres de Samuel et début du premier livre des Rois) et dans l'histoire chroniste. Le premier de ces récits en fait le roi idéal, le prototype du Messie qui sera nécessairement " fils de David " ; en même temps, il ne craint pas de montrer comment le roi, adultère et meurtrier, puis agressé par son propre fils, est un homme faible, capable cependant de redresser les situations les plus compromises. Le second récit met l'accent sur David liturge, véritable " inventeur " du Temple avant son fils Salomon : cela correspond à l'attribution qui lui est faite de nombreux psaumes. Car la tradition davidique n'est pas monolithique : la Bible présente David sous une multiplicité de visages. On le devine, le sujet abordé par le dernier congrès de l'ACFEB (Lille, septembre 1997) est particulièrement riche. Il implique une traversée de toute la Bible, en ses deux Testaments, mais aussi l'exploration de quelques traditions juives et musulmanes qui en dérivent. Les conférences dont ce volume réunit les textes sont accessibles à un large public cultivé.
De nombreux écrits du Nouveau Testament contiennent des pièces à caractère hymnique. Celles-ci sont cantique, prière, louange, confession ou éloge, utilisent le langage de la poésie, décentrent le propos et constituent un temps fort du récit ou de l'argumentation. Pourquoi avoir occasionnellement opté pour le potentiel esthétique du rythme et des images? Quelle relation ces matériaux singuliers entretiennent-ils avec leur contexte narratif ou discursif? C'est à ces deux principales questions que les contributeurs à cette recherche collective ont tenté de répondre. L'idée selon laquelle ces échantillons de poésie ou de prose relevée ne seraient que des pièces rapportées semble devoir être corrigée. Quelle que soit la forme sous laquelle ils se présentent, du cantique à l'éloge, il apparaît nettement que les hymnes enchâssés dans un récit ou une argumentation sont investis de fonctions précises et variées. L'enquête a été menée sur les principaux textes concernés du Nouveau Testament et a été élargie à des exemples choisis de l'Ancien Testament et de la littérature connexe.
Biographie de l'auteur Jacques Cazeaux, docteur ès lettres, chercheur au CNRS (MOM de Lyon), a mis sa méthode d'analyse proprement littéraire au service de la Bible. Son oeuvre, publiée aux Éditions du Cerf, s'étend de la Genèse jusqu'aux livres des Rois et au Cantique des Cantiques. Son commentaire des Actes des apôtres a paru en 2008.
Résumé : Les textes gnostiques anciens n'étaient accessibles qu'à travers les citations des Pères de l'Église acharnés à les combattre, quand, en 1945, on découvrit à Nag Hammadi (Haute-Égypte) douze livres reliés en cuir et plusieurs feuillets d'un treizième : toute une bibliothèque gnostique sur papyrus, en traduction copte, qui procurait enfin la rédaction complète de plusieurs écrits discutés par les philosophes néoplatoniciens et les hérésiologues chrétiens, comme l'Évangile de vérité, attribué à Valentin, le Livre des secrets de Jean, ou le célèbre Évangile de Thomas. La Pléiade propose la première traduction française intégrale de cette bibliothèque, complétée par les textes, en partie parallèles, du manuscrit de Berlin. De genres très divers (apocalypses, évangiles et actes apocryphes, dialogues de révélation, homélies, rituels initiatiques, etc.), ces écrits relèvent de plusieurs courants. Polymorphe par essence, le gnosticisme n'a jamais constitué une religion institutionnelle. Qu'est-ce que la gnose dont se réclament les gnostiques ? C'est le pouvoir pour l'homme de recouvrer ce qu'il y a en lui de divin. La voie qui mène à cette connaissance passe à la fois par la tradition authentique des grands ancêtres, gratifiés de révélations secrètes, et par l'intuition spirituelle de chacun. Exploration de la conscience et quête des livres disparus sont les deux faces indissociables d'une même remontée vers l'être. Se connaître soi-même, c'est aussi bien connaître Dieu et le chemin de l'ascension, inverse de la déchéance d'ici-bas. La disparition des communautés gnostiques n'a pas entraîné celle de l'idée même de gnose : au seuil du XXIe siècle, le rêve d'une connaissance totale et rédemptrice de la destinée humaine continue de hanter nos contemporains.
Lorsque Jésus veut parler de, Dieu et de ce qu'il espère des humains, pourquoi choisit-il de raconter des histoires ? Les courts récits fictifs, à portée symbolique, que sont les paraboles sont ciselés pour ouvrir de nouveaux champs de réflexion. Elles visent à secouer l'apathie et susciter une action fraternelle selon une visée universelle et attentive aux plus faibles, aux plus pauvres, aux bannis de la société. Camille Focant présente ici une interprétation des 32 récits paraboliques des évangiles, offrant au lecteur un commentaire complet des différents genres de paraboles que l'on y rencontre. Un livre indispensable pour mieux comprendre l'enseignement de Jésus.
4e de couverture : Tout l'enseignement de Jésus se résume à ceci : nous sommes infiniment aimés. Alors, pourquoi souffrons-nous ? Parce que cet amour, nous ne le recevons pas pleinement - et c'est pourquoi nous manquons tant d'amour. Impasse existentielle ? Non ! Paradoxe vivifiant : pour recevoir l'amour, il nous faut le donner. C'est à une méditation sur le sens profond de l'amour que nous convie ce nouvel essai de Denis Marquet. Pourquoi est-il si compliqué d'aimer ? Pourquoi portons-nous des fêlures qui ne guérissent pas ? Pourquoi blessons-nous sans le vouloir ceux qui nous entourent ? Quel sens peut encore avoir pour nous cette phrase de l'évangéliste Jean, si souvent entendue qu'elle en a perdu sa vigueur : « Dieu est amour » ? En philosophe et lecteur assidu des Écritures, l'auteur éclaire ces questions vitales, ouvrant un chemin de compréhension de nos existences ainsi qu'une voie vers la simplification et la guérison.Notes Biographiques : Denis Marquet est écrivain, philosophe et thérapeute. Il est notamment l'auteur du Testament du Roc (Flammarion, 2013) et de Osez désirer tout (Flammarion 2018).