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Comment la Bible saisit-elle l'histoire ? XXIe Congrès de l'Association catholique française pour l'
ACFEB
CERF
32,00 €
Épuisé
EAN :9782204083263
Jean-Michel Poffet, qui préface ce livre, cite le père Lagrange, fondateur de l'Ecole biblique de Jérusalem à la fin du XIXe siècle, qui écrivait : " Il y a une certaine manière d'écrire l'histoire qui n'est pas la nôtre, mais qui se trouve dans l'Ancien Testament. " C'est précisément à cette tâche de comprendre comment la Bible fait de l'histoire que se sont attelés les biblistes de l'ACFEB au cours de leur XXIe congrès. J. -M. Carrière, en fin d'ouvrage, résume ainsi l'apport de plusieurs des contributions : il n'y a pas une historiographie biblique, mais plusieurs projets historiographiques traversent l'Ancien Testament. Trois traits les caractérisent : 1) Les auteurs bibliques ont une double référence : ils appartiennent à un certain contexte historique, mais en écrivant ils construisent un " monde " de référence pour les générations à venir. 2) Les époques d'élaboration historiographique sont des moments de crise grave, voire de situations finales : écrire était faire pièce à la mort. 3) Ecrire l'histoire entretient un rapport à la temporalité plus qu'à la causalité : ce n'est pas la succession des événements qui est visée mais le traitement intelligent de ceux-ci - c'est-à-dire la volonté d'en dégager le sens. On voit la différence avec nos requêtes modernes en matière d'historiographie. Il s'est donc agi de comprendre l'opération historienne propre aux textes bibliques. -- Jean-Michel Poffet, prefacer of this book, quotes Father Lagrange, the man who founded the Ecole biblique de Jérusalem at the end of the 19th century. The latter wrote : 'There is a certain way of writing history which is not our way, but which we find in the Old Testament. ' This is the challenge taken up by the biblists of the ACFEB during their 21st congress : to understand how the Bible sets down history. At the end of this book, J. -M. Carrière sums up what several contributions have revealed : there is not, so to speak, one Biblical historiography ; but several historiographic projects that traverse the Old Testament. They are characterised by three features. 1) The biblical authors have a dual reference : they belong to a certain historical context, but when they write, they construct a 'world' that will be a reference for generations to come. 2) The times during which the historiographic elaboration took place were years of grave crises, even situations of finality : to write was to thwart death. 3) The writing down of history maintains a rapport with temporality rather than with causality : here, the chronology of events is not the objective, but their intelligent treatment - i. e. to reveal the meaning. We can observe the difference between this and our modern requisites in matters of historiography. Thus, the task was to understand the specific historian procedure for Biblical texts.
Comme les autres volumes issus de l'ACFEB, celui-ci réunit un ensemble de conférences données lors du dernier congrès (septembre 1993). Généralement les congrès étudient alternativement l'Ancien Testament et le Nouveau Testament; celui-ci, bien que prioritairement axé sur l'Ancien Testament, a tenté une ouverture sur le Nouveau. Une première partie regroupe une série d'études sur la notion de littérature de Sagesse et sur certains livres du corpus sapientiel. Puis, après une deuxième partie consacrée à la littérature dite "intertestamentaire", la troisième partie s'attache à retrouver les échos des courants de sagesse dans le Nouveau Testament et à étudier la figure de Jésus le Sage. La Sagesse dans la littérature patristique fait l'objet de la quatrième et dernière partie. Les conférences réunies ici rendent justice à un ensemble littéraire essentiel (et encore trop méconnu) dans le panorama multiforme que représente la pensée biblique.
Le XIXe congrès de l'ACFEB, qui réunit tous les deux ans les exégètes francophones, a pris pour thème en septembre 2001 : " En partant du Cantique des cantiques, les voix de l'exégèse ". Les intervenants, venus de divers horizons, méthodes et champs d'étude, ont dégagé certaines conditions de l'acte de lecture des Écritures, hier et aujourd'hui : statut de l'acte de lecture, responsabilité du lecteur, responsabilité de l'exégète, rapport entre lecture et interprétation. Au fil de la réflexion, différents espaces de lecture (universitaires, ecclésiaux, artistiques, liturgiques...) ont été abordés en même temps qu'était prise en compte la pluralité des lectures (patristique, juive, médiévale, mais aussi historico-critique, narrative, poétique...). De ce congrès est issu le présent livre qui a été retravaillé afin d'offrir aux amoureux du Cantique un état des recherches et des lectures actuelles tout à fait unique. Quant à ceux qui s'intéressent de manière plus globale à la Bible, à ses lectures et à ses espaces de réception, ils trouveront ici des perspectives et des éclairages nouveaux sur les " voix " et les " voies " de l'exégèse.
De nombreux écrits du Nouveau Testament contiennent des pièces à caractère hymnique. Celles-ci sont cantique, prière, louange, confession ou éloge, utilisent le langage de la poésie, décentrent le propos et constituent un temps fort du récit ou de l'argumentation. Pourquoi avoir occasionnellement opté pour le potentiel esthétique du rythme et des images? Quelle relation ces matériaux singuliers entretiennent-ils avec leur contexte narratif ou discursif? C'est à ces deux principales questions que les contributeurs à cette recherche collective ont tenté de répondre. L'idée selon laquelle ces échantillons de poésie ou de prose relevée ne seraient que des pièces rapportées semble devoir être corrigée. Quelle que soit la forme sous laquelle ils se présentent, du cantique à l'éloge, il apparaît nettement que les hymnes enchâssés dans un récit ou une argumentation sont investis de fonctions précises et variées. L'enquête a été menée sur les principaux textes concernés du Nouveau Testament et a été élargie à des exemples choisis de l'Ancien Testament et de la littérature connexe.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones