Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Grande Mer. Une histoire de la Méditerranée et des Méditerranéens
Abulafia David ; Salvatori Olivier
BELLES LETTRES
37,00 €
Épuisé
EAN :9782251453064
« Le plus grand historien vivant de la Méditerranée » Andrew Roberts« Une réalisation grandiose » Sunday Times« Une étude mémorable » Sunday TelegraphPendant quelque trois mille ans, le bassin méditerranéen a été un foyer de civilisation de premier ordre. Il a exercé une influence majeure sur les affaires du monde.David Abulafia retrace ici l?histoire d?une mer à hauteur d?homme, de la guerre de Troie à la piraterie, des batailles navales entre Carthage et Rome à la diaspora juive des mondes hellénistiques, de la montée de l?Islam aux Grands Tours du XIXe siècle jusqu?au tourisme de masse du XXe siècle.Plutôt que d?imposer une unité artificielle à l?activité foisonnante qui se déroule à la surface de la « Grande Mer », David Abulafia insiste sur sa diversité, qu?elle soit ethnique, linguistique, religieuse ou politique.Au c?ur de sa thèse se trouve l?idée que la prospérité de cités maritimes telles qu?Alexandrie, Trieste, Salonique, Venise et beaucoup d?autres, a reposé pour une large part sur leur capacité à accueillir peuples, religions et identités et à leur permettre de coexister : la Méditerranée a incarné pendant des millénaires ce lieu exceptionnel où religions, économies et systèmes politiques se sont rencontrés, affrontés, influencés et finalement assimilés.David Abulafia combine la recherche historique la plus exigeante avec le style enlevé du conteur. Son histoire de très longue durée a été unanimement saluée comme une splendide réussite.Table des matières : PréfaceIntroduction. La mer aux cent nomsPartie I. La première Méditerranée, 22000-1000 av. J.-C.1. Isolement et insularité, 22000-3000 av. J.-C.2. Cuivre et bronze, 3000-1500 av. J.-C.3. Marchands et héros, 1500-1250 av. J.-C.4. Peuples de la mer et Peuples de la terre, 1250-1100 av. J.-C.Partie II. La deuxième Méditerranée, 1000 av. J.-C.-600 apr. J.-C.5. Marchands de pourpre, 1000-700 av. J.-C.6. Descendants d?Ulysse, 800-550 av. J.-C.7. Le triomphe des Tyrrhéniens, 800-400 av. J.-C.8. Vers le jardin des Hespérides, 1000-400 av. J.-C.9. Thalassocraties, 550-400 av. J.-C.10. Le phare de la Méditerranée, 350-100 av. J.-C.11. « Il faut détruire Carthage », 400-146 av. J.-C.12. « Mare Nostrum », 146 av. J.-C.-150 apr. J.-C.13. Anciennes et nouvelles croyances, 1-45014. Désintégration, 400-600Partie III. La troisième Méditerranée, 600-135015. Fosses méditerranéennes, 600-90016. Par-delà les frontières de la chrétienté et de l?islam, 900-105017. Bouleversements dans la Grande Mer, 1000-110018. « Le profit que Dieu voudra accorder », 1100-120019. Les routes de la mer, 1160-118520. Mort et renaissance des empires, 1130-126021. Marchands, mercenaires et missionnaires, 1220-130022. « Serrata », le grand verrouillage, 1291-1350Partie IV. La quatrième Méditerranée, 1350-183023. Empereurs romains en herbe, 1350-148024. À l?Ouest, du nouveau, 1391-150025. Saintes ligues et alliances inavouables, 1500-155026. « Akdeniz », la bataille de la mer Blanche, 1550-157127. Intrusions en Méditerranée, 1571-165028. Les diasporas aux abois, 1560-170029. Encouragements à d?autres, 1650-178030. À travers le prisme russe, 1760-180531. Deys, beys et pachas, 1800-1830Partie V. La cinquième Méditerranée, 1830-201432. Et toujours ils se rencontreront, 1830-190033. Grecs et non-Grecs, 1830-192034. Fin de partie ottomane, 1900-191835. Un conte des quatre villes et demie, 1900-195036. « Mare Nostrum », le retour, 1918-194537. Une mer fragmentée, 1945-199038. La Dernière Méditerranée, 1950-2014Conclusion. La traverséeNotesSources citéesTable des illustrationsIndexNotes Biographiques : Professeur émérite d?histoire méditerranéenne à l?université de Cambridge, David Abulafia en a présidé la faculté d?histoire. Son travail porte sur l?Espagne, l?Italie et la Méditerranée médiévales. La Grande mer. Une Histoire de la Méditerranée et des Méditerranéens a reçu le prix de la British Academy ainsi que le Mountbatten Maritime Award.
Le Séfer haOth, ou Livre du Signe, fait partie d'une série d'ouvrages prophétiques et visionnaires dont Abraham Aboulafia commença la rédaction vers 1279, avec le Séfer haYashar. Ce livre marque, pour l'auteur, la fin de quinze années de tourments intérieurs et le commencement d'une grande libération spirituelle. C'est un traité visionnaire et autobiographique qui témoigne de cet aboutissement par lequel le Maître, réussit à convertir son imagination en état de conscience, et à affirmer sa dissidence. Pour Abraham Aboulafia le Nom Yhwh est scellé dans l'âme ; et c'est par les combinaisons (tséroufim) des lettres du Nom, possédant un pouvoir d'illumination, que s'ouvre la porte des mystères des noms divins. Le Séfer haOth contient des exemples de ces diverses pratiques, codées dans ce livre. Abraham Aboulafia rédigea ce livre, entre 1285 et 1288, alors qu'il était en exil sur la très petite île de Comini, près de Malte, après avoir été persécuté par le rabbin de Barcelone, Salomon ben Adret. . . Abraham ben Samuel Aboulafia reste l'une des plus grandes figures de la Kabbale mystique extatique et prophétique. Il est né en 1240 à Saragosse, en Aragon, et mourut aux environs la de 1291, en un lieu inconnu. SIl influença toutes les générations suivantes de kabbalistes et son enseignement est encore très vivant de nos jours.
Résumé : Pendant quelque trois mille ans, le bassin méditerranéen s'est imposé comme un foyer de civilisation de premier ordre, exerçant une influence majeure sur les affaires du monde. Combinant la recherche historique la plus exigeante avec le style enlevé du conteur, David Abulafia retrace ici l'histoire fascinante d'une mer à hauteur d'homme, des batailles navales entre Carthage et Rome à la diaspora juive des mondes hellénistiques, de la montée de l'Islam aux Grands Tours du XIX ? siècle, jusqu'au tourisme de masse du xxe siècle. Plutôt que d'imposer une unité artificielle à l'activité foisonnante qui se déroule à la surface de cette "Grande Mer", David Abulafia insiste sur sa diversité : la Méditerranée a constitué ce lieu exceptionnel où religions, économies et systèmes politiques se sont rencontrés, affrontés, influencés et finalement assimilés.
Résumé : Guét ha-shémoth, le Divorce des Noms, est le premier traité écrit par Abraham Aboulafia, en 1271, à l'âge de 31 ans, alors qu'il se trouvait à Barcelone afin d'y étudier les nombreux commentaires du Séfer Yétsirah. Dès ce premier traité, Abraham Aboulafia met en avant son intérêt pour les combinaisons de lettres et leurs vocalisations, ainsi que pour les soixante-douze noms constituant le Shém ha-meforash, le Nom explicite. Il représente une pensée kabbalistique qui tente, librement, de réconcilier kabbalistes et philosophes. Le but d'Abraham Aboulafia en rédigeant cet ouvrage, est de contribuer à distinction des noms divins incertains et de mettre en garde ceux qui les utilisent, d'où le titre du livre : Divorce des Noms. Il écrit: " Guét (divorce), en raison de la nécessité de supprimer toutes choses dont les intentions ne sont pas déterminées ". Il propose également une présentation du système cosmologique des douze sphères célestes, représentant pour lui la réalité du ressenti, ainsi que les relations qu'entretiennent le macrocosme et le microcosme.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Toute l'histoire du monde en 300 cartes. De la préhistoire à nos jours. Pour comprendre les grandes invasions, les civilisations précolombiennes, l'influence des croisades, la Première Guerre mondiale ou bien encore les rapports internationaux depuis la chute du Mur, cet ouvrage permet de visualiser, à travers 300 cartes mises à jour, les grandes périodes, les enjeux majeurs, les événements fondamentaux. Une bonne carte vaut mieux qu'un long discours : l'Atlas historique Duby met en scène les grandes étapes de l'histoire de l'humanité (depuis l'apparition du genre Homo jusqu'aux principales zones de tension dans le monde actuel), clarifie les conflits les plus compliqués (la guerre de Trente Ans, les partages de la Pologne...) et les périodes les plus troubles (la Chine des Qing, les conflits du Caucase...), donne à voir les grands mouvements inscrits dans la durée (exil des communautés juives d'Europe au Moyen Age, tensions intercommunautaires dans les Balkans, décolonisation...), mais aussi les phénomènes économiques et artistiques. Il fait aussi une large place aux enjeux géopolitiques actuels. Accompagné de textes explicatifs, de chronologies et d'un important index, cet atlas s'adresse à tous ceux, depuis le collégien jusqu'au passionné d'histoire, qui ont besoin de voir pour comprendre.
Résumé : Voici une histoire par dates du VIIe au XXe siècle, riche en surprises, qui rend compte des profonds renouvellements qui ont transformé notre vision de ce qu'on appelait autrefois les "Grandes Découvertes". Les dates "canoniques", revisitées à l'aune d'une réflexion critique sur les raisons de leur élection par les chronologies officielles, alternent avec les dates "décalées" qui font surgir des paysages et des personnages méconnus. ll est ici question de détricoter le discours qui, associant exploration du monde et "entrée dans la modernité", en réserve le privilège et le bénéfice à l'Europe, et, pour ce faire, de documenter d'autres voyages au long cours extra-européens. Il est également question, prenant le contre-pied d'une histoire héroïque des expéditions lointaines qui en attribue le mérite à quelques singularités, de rappeler qu'il faut beaucoup d'illusions, et plus encore d'intérêts, pour faire un "rêve", et que Christophe Colomb n'aurait jamais appareillé sans les vaisseaux des frères Pinzón. Il s'agit ainsi de substituer des lieux, des instants et des visages aux cultures en carton-pâte et aux croyances en papier mâché ; de donner à voir les échecs autant que les réussites, les naufrages dans les estuaires de la même façon que les entrées triomphales dans les cités soumises ; d'inclure amiraux ottomans, navigateurs chinois, interprètes nahuatls et pilotes arabes dans le musée imaginaire de l'histoire globale ; de mettre en lumière tout un petit peuple d'assistants et d'auxiliaires, de sherpas et de supplétifs (que seraient Magellan sans le Malais Enrique ou Cortés sans la Malinche ? ) ; de passer outre une histoire au masculin en rendant droit de cité aux voyageuses et aux exploratrices ; et enfin de prêter une égale attention aux êtres et aux choses, sachant que, s'il faut une nef pour traverser un océan, une vague ou un bacille suffisent à la vider de ses occupants. Ce sont donc à la fois une autre histoire du monde et une autre histoire de l'Europe qui se dévoilent au fil des 90 récits d'aventures proposés par 80 des meilleurs historiennes et historiens de ces questions.
Coppens Yves ; Reeves Hubert ; Rosnay Joël de ; Si
HUBERT REEVES, astrophysicien, écrivain, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Patience dans l'azur. JOËL DE ROSNAY, directeur à la Cité des Sciences, est fauteur de L'Aventure du vivant et L'Homme symbiotique. Yves COPPENS, découvreur de Lucy, professeur au Collège de France, auteur de Le Singe, l'Afrique et l Homme. DOMINIQUE SIMONNET, écrivain, journaliste, est l'auteur de L'Amour expliqué à nos enfants, Le Livre de Némo, Némo en Amérique. La Plus Belle Histoire du monde a été traduit en 25 langues
Comment le diable est-il possible ? En 1632, la ville de Loudun est durement éprouvée par la peste. Les croyants se retirent, s'enterrent dans leurs petites communautés assiégées par cette épreuve de la colère divine. Parmi elles, les ursulines. La possession des soeurs prend alors le relais de la peste : les premières apparitions - fantôme d'un homme de dos - sont nocturnes, puis elles deviennent diurnes, se précisent, et revêtent la forme obsédante d'un curé, Urbain Grandier. L'affaire commence. Loudun, ville ouverte, devient le centre et le théâtre d'un monde : six mille spectateurs assisteront à la mort de Grandier, sur le bûcher, le 18 août 1634. Entre-temps, les pouvoirs s'affrontent, les savoirs s'inquiètent, l'âme catholique s'émeut. Le corps social se déchire ; partout le diable est là, mais il est partout ailleurs : dans le silence des textes, les lacunes du langage. Michel de Certeau montre, dans ce grand ouvrage, comment guérit une société malade d'elle-même.