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Abstraction faite
Weidmann Patrick
LOCO
22,00 €
Épuisé
EAN :9782843141263
Patrick Weidmann, dont les éditions Loco ont publié son livre de photographie "Psychorama", livre dans "Abstraction faite" une autre facette de ses talents multiples : l'écriture. Entre l'essai et la forme aphoristique, l'auteur explore par petites touches notre monde contemporain dans un style toujours vif et acerbe, emmenant le lecteur quelquefois jusqu'aux abords du non-sens. En quelques raccourcis, voici ce qui constitue le monde d'écriture de Patrick Weidmann : la société du tourisme, le monde après Dieu, les grands chefs d'oeuvres des siècles passés, la photographie, les objets et les êtres de fantasmes, Elena Ceausescu, le rêve, le réel, la guerre, les cocktails, les stars, l'argent, l'astrophysique, le style, le post-dandysme... tout cela et plus, émaillé de souvenirs et de réflexions, sur ce qui fait une vie de créateur aujourd'hui. L'essai est parcouru d'oeuvres photographiques de Patrick Weidmann, autonomes par rapport au récit et loin de l'illustration, venant juste entrouvrir d'autres dimensions.
Trains à grande vitesse, gares multimodales, interconnexion, autant de termes récents qui, à l'heure européenne, remettent en cause une organisation et un réseau vieux de plus d'un siècle et demi. Cette actualité des nouvelles offres ferroviaires, de la gestion, de la politique d'aménagement et de développement du chemin de fer, interpelle et conduit à un retour sur ses origines. Etude historique autant que sociologique, ce voyage à travers un passé récent permet de découvrir la mise en place des premiers maillons de nos réseaux ferrés, le développement urbain généré parle rail et les conflits entre les différents acteurs concessionnaires, armée, technostructure, Conseils généraux et municipaux, Chambres de commerce, Maires des grandes villes, industriels, lobbies, associations et société civile. Dans le Rhin Supérieur, l'histoire du développement industriel et urbain, du progrès technologique, l'histoire politique régionale, nationale et internationale, sont intimement liées à l'histoire de ces hommes, pionniers de leur époque, touchés par la fièvre ferroviaire et ses nouveaux enjeux. Coïncidences ou étranges similitudes ? Une belle leçon pour notre époque présente.
Cet ouvrage a pour but de faire mieux connaître dans le monde francophone les travaux sur l'espace, la ville d'art et la métropole du Mitteleuropa, de Georg Simmel (1858-1918), un des pères fondateurs allemands de la sociologie et ancien professeur de l'Université de Strasbourg. L'organisation des six chapitres s'articule autour des trois thèmes simméliens majeurs suivants : l'espace comme représentation ; la ville comme œuvre d'art ; et la Grande Ville comme expression et forme de socialisation sans doute ultimes de métropolisation de la société de notre Vieille Europe au tournant des XIXe et XXe siècles. Par sa vision du monde sur la société de son époque, Simmel a pressenti que la Métropole du Mitteleuropa, dont les deux idéaltypes étaient pour lui Berlin et Wien, se situait à la confluence de notre société quasi urbaine et de l'univers des formes. Il a été un des premiers philosophes et sociologues de la modernité tardive à découvrir que l'interrogation sur la ville procède d'une interrogation sur la société et sur les nouvelles formes spatiales qu'elle a créées dans l'univers urbain.
Résumé : En 1954, juste après sa mort, les biens de Frida Kahlo sont mis sous scellés dans la Casa Azul, à Mexico, la célèbre " maison bleue " où elle vécut toute sa vie. Un demi-siècle plus tard, ses vêtements, bijoux, cosmétiques et d'autres objets personnels ont été retrouvés dans des malles, des armoires, des tiroirs, dans la salle de bains et la cave de la maison. En présentant sa garde-robe et en la confrontant aux nombreuses photographies de l'artiste - mais aussi à ses célèbres autoportraits -, ce livre offre une perspective nouvelle sur la personnalité de Frida, dont le charisme et le style unique continuent de captiver.
Une soixantaine de chercheurs appartenant à différentes disciplines - littérature, cinéma, histoire, philosophie, études féministes, sociologie, sciences de l'éducation, sciences politiques, linguistique, urbanisme - tentent de faire le point sur les changements qui ont affecté la société québécoise depuis les années 1960. Qu'il s'agisse de l'idéologie, du déclin de l'influence de l'Église catholique qui avait joué un rôle prédominant au Québec, de la langue et des enjeux qu'elle représente, de l'engagement politique, des questions sociales (femmes, autochtones) ou encore de la production culturelle, ces spécialistes venus des États-Unis, du Québec, d'autres provinces canadiennes et d'Europe analysent l'évolution qui est survenue en plus de quarante ans dans la littérature, la chanson et le cinéma québécois.
Et le bleu du ciel dans l'ombre " de Manuela Marques revient sur la singulière expérience du paysage que l'artiste a pu développer récemment, à l'invitation du musée de Lodève. Plutôt que de privilégier les grandes photographies aux points de vue spectaculaires -que les causses du Larzac ou les environs du lac du Salagou inspirent aisément-, elle a préféré expérimenter une approche plus intime et sensible du paysage. Observation, déplacement, et collecte d'éléments (pierres, bois, végétaux) font partie intégrante du développement de l'oeuvre. L'artiste pourra, par la suite, intégrer ces collectes dans des planches botaniques d'un nouveau genre ou dans de grandes compositions photographiques où illusions optiques, miroirs noirs et reflets fabriquent un nouveau point de vue : entre la vision d'un paysage et l'imaginaire que celle-ci suscite. Elle a en quelque sorte réinventé un paysage à travers ce qui le constitue intrinsèquement. Gilles A. Tiberghien, dont on ne présente plus le travail autour du Land art, développe un texte autour de cette nouvelle approche du paysage.
Un hiver d oise se présente en trois séries photographiques distinctes, trois propositions pour tenter de répondre à une idée du territoire. L ouvrage s ouvre, sans autre préambule, par la série de grands paysages, comme un travelling. Une deuxième série, plus intimiste: portraits, nus et natures mortes se répondent pour interroger la représentation même. La troisième et dernière partie reprend jusqu à la fin du livre l idée d un travelling, dans un paysage urbain cette fois.
Gomez Bernard ; Dampierre Sylvaine ; Régent Frédér
Cet ouvrage réunit une sélection d'avis de recherche d'esclaves marrons (avis de marronnage) parues dans la Gazette de la Guadeloupe entre 1788 et 1847. Ces annonces de tentatives de fuites, de périlleuses échappées publiées au milieu d'autres annonces (prix du café, du sucre ou du coton), par leur banalité, renforcent la violence ordinaire vécue par les esclaves aux xviiie et xixe siècles. Les photographies de Bernard Gomez, en noir et blanc accompagnent cet ensemble d'archives, à travers les paysages de Guadeloupe, autant d'empreintes, de traces de récits effarés... Les avis de recherche sont reproduits en fac silimé sur fonds noirs. Un texte de présentation de Sylvaine Dampierre ouvre l'ouvrage et de courtes "notices" rédigées par Benoît Jullien apportent un regard plus historique et pédagogique sur certains termes utilisés dans les annonces.
Mioveni est une ville en Roumanie située entre Bucarest et les Carpathes. Après la chute du communisme, la ville a pu survivre grâce à l'industrie automobile. Tous les habitants vivent aujourd'hui au rythme de l'usine. Pendant près de trois ans, la photographe Anne Leroy et la journaliste Julia Beurq ont accompagné le quotidien des habitants de Mioveni rapportant images et récits plongeant le lecteur dans l'intimité d'une vie ouvrière. L'enquête est un marqueur de leurs approches photographique et journalistique. Elles privilégient l'expérience du terrain au long cours. A Mioveni en Roumanie, avec empathie, elles se sont approchées au plus près des personnes et de leurs histoires. Cet ouvrage restitue leur immersion sur le terrain dans cette ville ouvrière qui, avec le rachat de Dacia par Renault il y a quinze ans, semble avoir échappé au sort des autres cités mono-industrielles tombées en ruine après la chute du communisme. Les résultats de leurs recherches autour du rapport entre le texte et l'image se déploient au fil du livre, entre perméabilité et complémentarité, sans jamais être ni illustratif ni redondant.