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Simmel et l'espace : de la ville d'art à la métropole
Jonas Stéphane ; Weidmann Francis
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296012943
Cet ouvrage a pour but de faire mieux connaître dans le monde francophone les travaux sur l'espace, la ville d'art et la métropole du Mitteleuropa, de Georg Simmel (1858-1918), un des pères fondateurs allemands de la sociologie et ancien professeur de l'Université de Strasbourg. L'organisation des six chapitres s'articule autour des trois thèmes simméliens majeurs suivants : l'espace comme représentation ; la ville comme œuvre d'art ; et la Grande Ville comme expression et forme de socialisation sans doute ultimes de métropolisation de la société de notre Vieille Europe au tournant des XIXe et XXe siècles. Par sa vision du monde sur la société de son époque, Simmel a pressenti que la Métropole du Mitteleuropa, dont les deux idéaltypes étaient pour lui Berlin et Wien, se situait à la confluence de notre société quasi urbaine et de l'univers des formes. Il a été un des premiers philosophes et sociologues de la modernité tardive à découvrir que l'interrogation sur la ville procède d'une interrogation sur la société et sur les nouvelles formes spatiales qu'elle a créées dans l'univers urbain.
Mekas Jonas ; Batalla Michaël ; Bouquet Stéphane ;
Debout parmi les choses rend compte d'un parcours d'écriture sur près de soixante ans, au sein duquel Jonas Mekas renouvelle son approche et ses formes, où les longs poèmes narratifs à la tonalité nostalgique de la première période font place peu à peu à des poèmes plus brefs relevant de la saisie d'instants. Le premier livre d'envergure de Jonas Mekas, les Idylles de Semeniskiai (1948) est devenu un classique en Lituanie. Ces poèmes fixent dans une forme en équilibre entre tradition et modernité les caractéristiques du monde que Jonas Mekas connaît bien et que la guerre est en train de faire disparaître. Par la suite, le foisonnement artistique et poétique du New York des années 1950 et 1960 va entraîner Jonas Mekas vers une écriture plus expérimentale. Tout comme son cinéma, sa poésie se fait plus immédiate, minimaliste, les grandes formes narratives sont abandonnées au profit d'une approche beaucoup plus ponctuelle, visuelle et sonore, dont le mot devient la mesure en lieu et place de la phrase. Avec ce livre, il est désormais possible de percevoir le trajet et l'ampleur de la poésie de Jonas Mekas, composante à part entière d'une oeuvre dont le versant cinématographique a longtemps masqué la portée.
Le sentier de la liberté, roman initiatique qui fait appel à la poésie et au conte, raconte l'histoire de Kouba et Zambo, deux enfants descendants d'un grand guerrier qui réussisesent à tirer leur village des griffes du sinistre Kouandé, chef tyrannique égoïste, criminel... C'est un récit qui mêle magie et action tout au long du parcours de ces deux héros aussi courageux qu'attachants.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.