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Les intermittents du RMI. Se réaliser entre activités, emplois, chômage et assistance
Abrous Martine
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782296126671
Le 1er décembre 1988, la loi RMI accordait pour la première fois dans l'histoire un revenu aux pauvres valides. Ce livre issu d'une thèse en sociologie, Se réaliser, les intermittents du RMI entre activités, emplois, chômage et assistance contribue au débat, jamais réglé, sur l'assistance. La démarche consiste à saisir les pratiques et discours des sans emplois stables au sujet du travail à partir d'une population ni étudiée, ni identifiée par l'administration, appelée les intermittents du RMI. Au coeur de leurs modes de vie en alternance entre emplois alimentaires, périodes de chômage converties en temps actifs (pour créer des sociétés, faire des études, inventer des métiers, se produire dans le champ artistique) vibre le désir de ces personnes de se réaliser. Onze traits saillants esquissent un nouveau portrait du précaire qui diffère des portraits classiques de la sociologie sur les chômeurs, exclus considérés comme victimes inemployables souffrant de leurs conditions ou à l'inverse, personnes en quête d'une vie hors travail. Onze traits qui sont autant de lignes de haute tension. L'alternance est un système qui use d'autant plus que ces personnes ont engagé leur vie depuis dix, quinze ans dans ces activités vocationnelles. Même si l'avenir est incertain, elles persistent, manière de signifier en acte qu'il serait vain de convertir leurs activités de travail en bénévolat, en loisir.
Les cent vingt-neuf numéros du bulletin de La Ruche, consultés pour les besoins de cette étude, ont permis une meilleure connaissance de cette association féminine érigée en terre kabyle par des Soeurs missionnaires. A la fin des années trente, quatre villages pionniers ouvrent la marche de La Ruche. Ils seront rejoints progressivement par les autres postes, où se sont implantées les Soeurs, pour que le mouvement arbore le nom de La Ruche de Kabylie. L'indépendance de l'Algérie induira, entre autres changements, une nouvelle appellation : La Ruche d'Algérie. Le volet éditorial de La Ruche est particulièrement dense. Le journal de l'association, dit bulletin et paru pour la première fois en 1990, portera aussi les trois noms. Organe permanent au contenu évolutif, le bulletin avait des rôles prédéfinis : support pédagogique qui consolide la formation et lien qui permet des échanges entre adhérentes de différents villages. Par son contenu et sa longévité de trois décennies, il se trouve remplir aujourd'hui d'autres rôles que ceux qui lui étaient assignés : il est le miroir qui reflète l'intérieur d'un rucher où des fillettes et des jeunes filles, majoritairement musulmanes et chrétiennes pour d'autres, reçoivent une formation à la fois respectueuse des traditions et ouverte sur le monde extérieur. Il dévoile le milieu environnant et particulièrement les changements qui affectent le monde féminin de 1940 jusqu'à 1975, année où le mouvement ferme définitivement ses portes. Il est aussi ce curseur qui permet de tracer une Histoire, bien qu'incomplète, d'un mouvement unique dans les espaces algérien et africain, concernés par la mission d'évangélisation menée par les missionnaires d'Afrique. Enfin, ce fascicule de 17 à 20 pages, a figé l'image du milieu kabyle (écologique, culturel, sociétal, linguistique...) par des textes et dessins, décrivant le travail artisanal local, les activités en rapport avec la terre, la transcription du parler kabyle telle qu'adoptée par les missionnaires et le parler local entre autres aspects. Il constitue aujourd'hui un substrat riche en informations que des chercheurs pourraient analyser pour élucider des questions d'ordre culturelles, sociologiques ou linguistiques.
A la fin du XIXe siècle, les Missionnaires d'Afrique partent de préférence dans certaines régions de l'Algérie coloniale pour s'y implanter et amorcer la conquête des âmes d'un continent encore peu connu. Quels regards sur l'autre et sur soi offrent les nombreuses photographies qu'ils réalisent dès leur installation ? Le point de vue qui sous-tend cette écriture visuelle est ici interrogé, s'appuyant à la fois sur les images et sur les écrits des missionnaires pour mieux saisir le contexte de production de leurs extraordinaires clichés. Notre ouvrage se compose de huit " carnets " illustrés de 30 à 40 photos anciennes, inédites, issues de nos recherches auprès des Archives Générales de la Société des Missionnaires d'Afrique, et des Archives des Soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique à Rome. Elles présentent les premiers pas et l'installation des Pères Blancs en Kabylie et dans les Aurès. Leurs photos révèlent leurs découvertes des populations ?, ils adopteront ainsi très vite la manière de s'habiller des habitants afin de se fondre dans l'environnement local ?, elles expriment leur vision des villages, montrent leurs expéditions au Sahara, où ils se déplacent armés, et leur approche des nomades touaregs. Leurs clichés témoignent de leurs fondations (hôpitaux et écoles...) et de leur oeuvre qui ont permis de nombreuses conversions et abouti au changement de style des convertis.
Ce Dictionnaire plaide pour restituer la présence d'artistes algériens, mille sept cent cinq biographies (1324 plasticiens, 118 spécialistes de l'art musulman, 151 designers et 112 photographes) et quatre-vingt-dix années de production artistique (1917-2006). L'Algérie est froissée, ses porteurs de lumière, ses artistes essaient de la dresser au soleil, face à la lumière. Et dans cet effort, aujourd'hui, ils savent qu'ils ne sont pas nombreux. S'il fallait fixer une parole, ce serait bien la seule d'ailleurs, en direction de notre jeunesse gorgée de désespoir " Jeunes adolescents de Djanet ou de Tamanrasset : relevez la tête ! Regardez quels ancêtres magnifiques, avec de superbes artistes " (Malika Hachid dans Le Tassili des Ajjer). En Algérie, il y a urgence à l'utopie.
Résumé : Beyle à la conquête de Stendhal : Stendhal a beaucoup écrit avant Stendhal, dans l'ombre clandestine du journal ou de la correspondance, dans les essais dramatiques de sa jeunesse. C'est ce premier Stendhal que nous avons souhaité explorer, en considérant pour la première fois l'oeuvre dans sa dimension la plus large : notes, correspondance, journal, premiers essais dramatiques, etc. L'époque a déjà été étudiée dans son aspect littéraire et égotiste par les livres classiques de V. Del Litto et de G. Blin, mais a-t-elle jamais fait l'objet d'une réévaluation nécessaire, qui regardât la première période des errements et des échecs comme une véritable période de création, contemporaine de la naissance et de la chute de l'Empire, entre les premiers essais dramatiques (1797) et les premières Vies d'artistes (1814) ?
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.