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Mimétisme des corps et conquête des âmes. Les photographies des missionnaires d'Afrique (Kabylie, Au
Abrous Dahbia ; Claudot-Hawad Hélène
NON LIEU
19,00 €
Épuisé
EAN :9782352702542
A la fin du XIXe siècle, les Missionnaires d'Afrique partent de préférence dans certaines régions de l'Algérie coloniale pour s'y implanter et amorcer la conquête des âmes d'un continent encore peu connu. Quels regards sur l'autre et sur soi offrent les nombreuses photographies qu'ils réalisent dès leur installation ? Le point de vue qui sous-tend cette écriture visuelle est ici interrogé, s'appuyant à la fois sur les images et sur les écrits des missionnaires pour mieux saisir le contexte de production de leurs extraordinaires clichés. Notre ouvrage se compose de huit " carnets " illustrés de 30 à 40 photos anciennes, inédites, issues de nos recherches auprès des Archives Générales de la Société des Missionnaires d'Afrique, et des Archives des Soeurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique à Rome. Elles présentent les premiers pas et l'installation des Pères Blancs en Kabylie et dans les Aurès. Leurs photos révèlent leurs découvertes des populations ?, ils adopteront ainsi très vite la manière de s'habiller des habitants afin de se fondre dans l'environnement local ?, elles expriment leur vision des villages, montrent leurs expéditions au Sahara, où ils se déplacent armés, et leur approche des nomades touaregs. Leurs clichés témoignent de leurs fondations (hôpitaux et écoles...) et de leur oeuvre qui ont permis de nombreuses conversions et abouti au changement de style des convertis.
Le 1er décembre 1988, la loi RMI accordait pour la première fois dans l'histoire un revenu aux pauvres valides. Ce livre issu d'une thèse en sociologie, Se réaliser, les intermittents du RMI entre activités, emplois, chômage et assistance contribue au débat, jamais réglé, sur l'assistance. La démarche consiste à saisir les pratiques et discours des sans emplois stables au sujet du travail à partir d'une population ni étudiée, ni identifiée par l'administration, appelée les intermittents du RMI. Au coeur de leurs modes de vie en alternance entre emplois alimentaires, périodes de chômage converties en temps actifs (pour créer des sociétés, faire des études, inventer des métiers, se produire dans le champ artistique) vibre le désir de ces personnes de se réaliser. Onze traits saillants esquissent un nouveau portrait du précaire qui diffère des portraits classiques de la sociologie sur les chômeurs, exclus considérés comme victimes inemployables souffrant de leurs conditions ou à l'inverse, personnes en quête d'une vie hors travail. Onze traits qui sont autant de lignes de haute tension. L'alternance est un système qui use d'autant plus que ces personnes ont engagé leur vie depuis dix, quinze ans dans ces activités vocationnelles. Même si l'avenir est incertain, elles persistent, manière de signifier en acte qu'il serait vain de convertir leurs activités de travail en bénévolat, en loisir.
Résumé : Beyle à la conquête de Stendhal : Stendhal a beaucoup écrit avant Stendhal, dans l'ombre clandestine du journal ou de la correspondance, dans les essais dramatiques de sa jeunesse. C'est ce premier Stendhal que nous avons souhaité explorer, en considérant pour la première fois l'oeuvre dans sa dimension la plus large : notes, correspondance, journal, premiers essais dramatiques, etc. L'époque a déjà été étudiée dans son aspect littéraire et égotiste par les livres classiques de V. Del Litto et de G. Blin, mais a-t-elle jamais fait l'objet d'une réévaluation nécessaire, qui regardât la première période des errements et des échecs comme une véritable période de création, contemporaine de la naissance et de la chute de l'Empire, entre les premiers essais dramatiques (1797) et les premières Vies d'artistes (1814) ?
Les cent vingt-neuf numéros du bulletin de La Ruche, consultés pour les besoins de cette étude, ont permis une meilleure connaissance de cette association féminine érigée en terre kabyle par des Soeurs missionnaires. A la fin des années trente, quatre villages pionniers ouvrent la marche de La Ruche. Ils seront rejoints progressivement par les autres postes, où se sont implantées les Soeurs, pour que le mouvement arbore le nom de La Ruche de Kabylie. L'indépendance de l'Algérie induira, entre autres changements, une nouvelle appellation : La Ruche d'Algérie. Le volet éditorial de La Ruche est particulièrement dense. Le journal de l'association, dit bulletin et paru pour la première fois en 1990, portera aussi les trois noms. Organe permanent au contenu évolutif, le bulletin avait des rôles prédéfinis : support pédagogique qui consolide la formation et lien qui permet des échanges entre adhérentes de différents villages. Par son contenu et sa longévité de trois décennies, il se trouve remplir aujourd'hui d'autres rôles que ceux qui lui étaient assignés : il est le miroir qui reflète l'intérieur d'un rucher où des fillettes et des jeunes filles, majoritairement musulmanes et chrétiennes pour d'autres, reçoivent une formation à la fois respectueuse des traditions et ouverte sur le monde extérieur. Il dévoile le milieu environnant et particulièrement les changements qui affectent le monde féminin de 1940 jusqu'à 1975, année où le mouvement ferme définitivement ses portes. Il est aussi ce curseur qui permet de tracer une Histoire, bien qu'incomplète, d'un mouvement unique dans les espaces algérien et africain, concernés par la mission d'évangélisation menée par les missionnaires d'Afrique. Enfin, ce fascicule de 17 à 20 pages, a figé l'image du milieu kabyle (écologique, culturel, sociétal, linguistique...) par des textes et dessins, décrivant le travail artisanal local, les activités en rapport avec la terre, la transcription du parler kabyle telle qu'adoptée par les missionnaires et le parler local entre autres aspects. Il constitue aujourd'hui un substrat riche en informations que des chercheurs pourraient analyser pour élucider des questions d'ordre culturelles, sociologiques ou linguistiques.
Résumé : Terre incandescente et inhospitalière, Djibouti est le point de rencontre de trois rifts formant des paysages désertiques "de roc, de sable et de sel". Dénué de ressources naturelles autres que la mer, le soleil, le vent et la chaleur, ce petit Etat de l'Afrique de l'Est est pourtant un acteur essentiel de la région. Stratégiquement situé, Djibouti est la porte de la Corne de l'Afrique, et le port du géant éthiopien enclavé. Havre de stabilité entre l'Erythrée totalitaire et la Somalie décomposée, il est l'oeil du cyclone et accueille la plus importante base militaire française à l'étranger. Cette ancienne colonie française, indépendante depuis 1977, dispose surtout d'atouts touristiques spectaculaires où le minéral domine et le vivant est en sursis : de la banquise de sel du lac Assal aux cheminées de calcaire ocre aux formes surréalistes du lac Abbé, en passant par la mystérieuse forêt du Day et les mangroves de l'île de Moucha. Cet ouvrage est une invitation au voyage sur cette terre volcanique inondée "de lumières et d'espaces", qu'avaient décrite en leur temps Monfreid, Gary, Kessel et Rimbaud.
Le match sans fin- Lève-toi!Meduna fait une belle passe à Srba. Celui-ci avance résolument balle au pied; à peine le temps de dire «ouf» et le ballon fait trembler les filets...- Lève-toi! te dis-je.... immédiatement le public envahit le terrain... Eman sent que le policier le tient au col et le secoue. Il se débat...- Tu m'entends? Combien de fois dois-je te dire de te lever?Le froid s'immisça sous la couverture. Eman replia ses jambes; il se défendait, refusant de quitter ce rêve plein de suspense! Mais Eman senior, debout au-dessus de lui, lui arracha la couverture et répéta sans ménagement:- Tu vas te lever, oui? C'est toi qui es de service aujourd'hui!Eman s'étira et bâilla bruyamment.- Pourquoi vous tempêtez? demanda-t-il plaintivement à Eman senior. Il n'y a pas le feu. On ne peut vraiment pas...Et il se blottit à nouveau dans son coin, dans l'espoir d'apprendre l'issue de son beau match.Mais Eman senior était intraitable. Il attrapa la jambe de son fils et le tira du lit en criant:- Fini de dormir! Faire la fête avec des amis et refuser de te lever le lendemain matin, eh bien non, il n'en est pas question!Eman junior s'assit sur le lit et entama les pourparlers. Et si, aujourd'hui, le vieux s'occupait du service, non? C'est qu'Eman junior ne se sentait pas très bien. Il va de soi qu'en guise de compensation Eman junior en ferait le double plus tard.Eman senior lâcha un rire narquois. Que nenni! On essaie de l'avoir avec une astuce politique? Ce morveux se mettrait-il en tête que son vieux père se taperait le boulot à sa place? Eh bien non, tout se fera dans le respect des règles. Aujourd'hui, c'est le tour du fils, point final! Toute autre considération est à proscrire.Eman junior pensa que c'était là beaucoup de bruit pour rien. Il glissa les mains sous sa tête et s'étira délicieusement. Il savait qu'il avait tort mais enfin... où s'était-on arrêté tout à l'heure? Ah oui, Srba ralentit la course du ballon et...
Cette dictature d'Asie centrale est l'un des pays les plus fermés du monde - l'un des pires, avec la Corée du Nord, en terme de liberté de la presse. Il est donc particulièrement méconnu. Les rares informations qui s'en échappent donnent lieu dans les médias occidentaux à des portraits souvent caricaturaux qui ne retiennent que le culte de la personnalité du Turkmenbachi et les formidables réserves de gaz dont il dispose. Pour la première fois, ce livre présente ce pays complexe, entre tradition et modernité, dans tous ses aspects: sa géographie et son histoire, sa politique et son économie, sa population et sa culture. Des mouvements d'opposition au blocage des sites internet, du zemzem, ce lézard du désert, aux öwlats, les tribus sacrées, du contenu des programmes télévisés à la cérémonie de mariage, des violences conjugales à l'internement psychiatrique forcé, du travail des enfants à la rentrée universitaire 2009, du grand jeu des gazoducs au développement surveillé du tourisme, du système agricole aux prénoms des enfants, de la fusillade de septembre 2008 au trafic de drogue, des superstitutions quotidiennes à l'alphabet, du théâtre au nomadisme en passant par la cuisine, un lac artificiel géant au milieu du désert ou la réécriture de l'histoire officielle, ce livre offre une présentation complète, claire et synthétique de la société turkmène contemporaine, avec de nombreuses informations récentes et inédites, et près de 300 photographies.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".