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Au plus près
Abraham Jean-Pierre
SEUIL
18,00 €
Épuisé
EAN :9782020629720
Ce livre est une suite de courts récits qui évoquent la navigation à la voile. Rédacteur du Cours de navigation des Glénans, Jean-Pierre Abraham est probablement le seul grand écrivain français qui ait jamais évoqué de façon à la fois poétique et technique ce que peut être l?art de naviguer et la nature du plaisir qu?on en reçoit. Ici, il tient, comme il l?avait fait quand il était gardien de phare à Armen, la chronique de ses derniers parcours, de ses nuits à la barre, des relations qu?il noue avec les marins qui l?accompagnent et du temps qu?il fait. L?écriture, comme toujours, est d?une grande maigreur et d?une grande force. Comme les vrais littérateurs passionnés de mer, Abraham exploite et détourne la terminologie de métier pour en faire un usage à la fois poétique et savant. On peut considérer ce livre comme une sorte de manifeste esthétique de celui qui restera probablement le plus grand écrivain de mer de ces cinquante dernières années. Naviguer au plus près, c?est chercher l?angle le plus aigu avec le vent, la route la plus difficile et la plus courte, sachant qu?elle ne saurait être droite. Belle définitivion de l?art d?écrire, de l?art de vivre, aussi. En 1956 un jeune inconnu donne à Jean Cayrol, aux Éditions du Seuil, un récit intitulé Le vent. La critique s?enthousiasme, Claude Mauriac salue « un nouveau grand Meaulnes qui esquisse des Vermeer ». Puis l?auteur se tait pendant dix ans et, en 1967 paraît Armen, chronique d?une vie de gardien de phare au large de l?île de Sein. Toute la vie d?Abraham est ainsi faite de longs silences et de brèves publications, hormis Le cours de navigation des Glénans dont il a été le principal rédacteur. Mort subitement en juillet 2003, Jean-Pierre Abraham avait eu le temps d?achever ce dernier manuscrit, Au plus près. Jean-Pierre Abraham a une double réputation: celle d?un écrivain culte (il suffit de relire la presse qui a salué son décès) et celle d?un exceptionnel écrivain de mer. Il peut donc figurer aussi bien chez les libraires à la rubrique mer qu?à la rubrique littérature. Nul doute qu?un hommage sera rendu à Jean-Piere Abraham lors du prochain festival Étonnants voyageurs. De la même manière, les grandes fêtes maritimes qui sont organisées tous les quatre ans à Brest et Douarnenez, la semaine du 14 juillet, et qui rassemblent un million et demi de personnes, vont lui accorder une place toute spéciale.
Résumé : Un chantier naval, le vent qui change, une île pas loin, un château calme, une grande fille sur un voilier blanc, le rythme des marées, et mille petits bruits inquiets, clapotis, frémissements, craquements. Sensoriel, aux aguets, tendu vers le vent qui seul découvre ce qui se cache, ce premier récit de l'inoubliable auteur d'"Armen" tourne autour d'une émotion rare, celle qu'on éprouve soudain à la certitude d'avoir trouvé un lieu à soi. A sa façon d'arpenter le paysage, de frayer chaque chemin, inlassablement d'y revenir, de pousser jusqu'à ce que s'entrouvre un autre monde, la prose de Jean-Pierre Abraham possède une certaine splendeur.
Résumé : " Rêver vivement dans l'ombre à ce qu'on doit piéger, les passants et leurs visages, leurs pas comptés, les silences les cris, un vélo noir, le facteur, les petits animaux de nuit. Les hirondelles à leur retour. " Des textes brefs, des peintures en écho : voici le résultat d'un dialogue mené pendant huit mois par deux voisins habitant la pointe du Finistère. Suffirait-il de faire très attention pour que la vie quotidienne s'éclaire de minuscules miracles ? On dirait bien que oui.
A l'ouest de l'île de Sein, en mer d'Iroise, "une chandelle sort de l'eau" ; c'est Ar-Men, que les gardiens de phare surnomment "l'enfer des enfers". Jean-Pierre Abraham en devient le gardien en 1961, après avoir été formé deux années à ce métier. Il a 25 ans. On est très actif dans un phare, mais il reste des moments pour le vide, les rêveries et la peur. Abraham tient avec trois livres, qu'il emporte avec lui à chaque relève : un album de Vermeer, un autre sur un monastère sistercien, un recueil de poèmes de Pierre Reverdy. "Pourquoi êtes vous ici ?", lui demandera un journaliste (il accède à la notoriété médiatique quand "Les coulisses de l'exploit" consacrent un reportage au phare). "Je ne sais pas, répondra Abraham, il me semble que j'avais l'impression que la vie se passait sans moi et à mon insu si bien que j'ai décidé un beau jour, enfin, de changer. J'ai vu Ar-Men, je suis passé par là en bateau, et puis tout d'un coup j'ai décidé de venir là. J'avais trouvé vraiment mon lieu, je crois que c'est ce qu'il faut chercher, trouver le lieu où l'on puisse devenir soi-même, s'épanouir, être à sa place, bien dans sa peau". Un livre culte, le Grand Livre des Phares : "unique", "incontournable", "chef-d'oeuvre".
A l'extrême ouest de la Bretagne, affrontant une mer peu commode, le cap Sizun lance ses falaises de 70 mètres de hauteur, vieil éperon de pierre qui s'achève par la pointe du Raz.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Résumé : Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l'avenir. C'est sans compter qu'en 2010, la crise dont les médias s'inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l'entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d'optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu'elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves. A travers le portrait d'une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.
Résumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.
Biographie de l'auteur Edouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.