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Nous n'irons plus au musée
Aboudrar Bruno Nassim
AUBIER
17,10 €
Épuisé
EAN :9782700736670
L'art ancien jouirait des faveurs du " public " : les foules au musée en témoignent ; l'art contemporain, avec ses provocations, mériterait l'indifférence, quand ce n'est la haine où on le tient. Il n'est pourtant pas certain que la déférence ou l'idolâtrie soient une relation à l'art plus heureuse que le mépris. Ce clivage de l'art, qui en exile une partie au sommet de notre culture, une autre à ses marges, est le signe d'un malaise : nous ne savons que faire de notre art, comment nous comporter avec lui, quelle place lui ménager dans notre société, qu'éprouver dans la présence de ses ?uvres. Ce livre trouve l'origine de ce malaise - dont le musée et son succès équivoque n'est qu'un aspect, fondamental - dans ce qui a été ces deux derniers siècles la grande affaire de l'esthétique : l'autonomie de l'art. Formés à ses principes, nous avons délesté l'art de toute nécessité comme de tout pouvoir, nous condamnant à errer d'?uvres saugrenues en chefs-d'?uvres inaccessibles. Mais l'art va très bleu : jamais il n'y a eu tant d'?uvres disponibles ni en meilleur état, jamais tant d'artistes n'ont ?uvré. Aussi cet ouvrage n'en appelle-t-il pas à une réforme de l'art, mais réfléchit aux conditions philosophiques, sociales et morales d'une nouvelle relation à ses ?uvres qui en restituerait la proximité, la quotidienneté et - surtout - la nécessité. Car nous avons besoin de l'art...
Formes noires fantomatiques, sombres silhouettes drapées, visages de femmes mangés par le tissu : pourquoi de telles images, désormais familières, dérangent-elles ? Pourquoi le port du voile blesse-t-il à ce point le regard des Européens ? Loin des polémiques, Bruno Nassim Aboudrar renouvelle le débat et met au jour les malentendus qui entourent cette pratique millénaire. Le voile n'est pas spécifiquement musulman il l'est devenu. Presque absente du Coran, c'est une prescription construite progressivement, au terme d'une histoire dont l'épisode colonial est un chapitre majeur. Scrutant tour à tour la lettre du Coran, le voyeurisme de l'art orientaliste, les dévoilements spectaculaires orchestrés en Turquie ou au Maghreb, cette histoire croisée du regard, illustrée d'une trentaine de tableaux et de photos, délivre une lecture inédite des stratégies à l'oeuvre derrière le voile.
Résumé : " Il a l'air fou ", " elle a l'air bizarre... " Si chacun fait quotidiennement l'expérience de l'air d'autrui, nul n'avouerait, aujourd'hui, se risquer à engager sur une telle présomption l'autorité du diagnostic. Désigner rigoureusement l'air des fous a pourtant été une entreprise fondatrice de la psychiatrie moderne, celle qui se constitue à l'orée du XXIe siècle, à partir des travaux de Pinel et d'Esquirol. On a oublié à quel point l'institution révolutionnaire du malade sur les décombres de l'ancien " fou " - chose informe, presque invisible sous ses chaînes dans l'obscurité des cachots -, et la définition corrélative des maladies mentales, aux profils nosographiques finement détourés sur le vieux fond de la folie ont été affaire de regard. Ce livre est consacré à la vision clinique quand elle a pour objet les pathologies de l'âme. Il interroge notamment les jeux de regard favorisés par l'architecture asilaire, la tentative de Lavater d'établir, dans sa Physiognomonie, une grammaire visible de la folie, et l'extraordinaire projet d'Esquirol : élaborer un atlas des malades mentaux, où les maladies mentales se donneraient à voir par le portrait des aliénés. En confiant aux images la mission de manifester l'invisible folie sur le visage des malades, la psychiatrie détermine un passage à la limite du genre classique du portrait. Chargés de représenter non plus l'identité, mais ses troubles, ces " portraits d'aliénés " annoncent les développements ultérieurs de la photographie et de l'art moderne.
Résumé : Quel point commun entre la visite guidée d'une exposition d'art contemporain, un atelier d'initiation à la musique baroque organisé au cours d'un festival et un ciné-club de quartier ? Le médiateur culturel. Son rôle ? La transmission. Sa raison d'être ? Permettre au plus grand nombre d'avoir accès à l'art.Pendant longtemps, la médiation culturelle est restée informelle. Aujourd'hui, elle se professionnalise. Bruno Nassim Aboudrar et François Mairesse dressent le portrait d'un acteur méconnu et pourtant indispensable à la démocratisation de la culture. Où l'on verra que ce métier, au coeur des questions sociales, politiques et économiques contemporaines, est promis à un bel avenir.
Quel point commun entre la visite guidée d'une exposition d'art contemporain, un atelier d'initiation à la musique baroque organisé au cours d'un festival et un ciné-club de quartier ? Le médiateur culturel. Son rôle ? La transmission. Sa raison d'être ? Permettre au plus grand nombre d'avoir accès à l'art. Pendant longtemps, la médiation culturelle est restée informelle. Aujourd'hui, elle se professionnalise. Bruno Nassim Aboudrar et François Mairesse dressent le portrait d'un acteur méconnu et pourtant indispensable à la démocratisation de la culture. Où l'on verra que ce métier, au coeur des questions sociales, politiques et économiques contemporaines, est promis à un bel avenir.
Ce livre est dédié aux parents et aux soignants qui accompagnent dans la vie un enfant autiste. L'auteur a voulu éclairer la route tourmentée sur laquelle ils sont engagés, en montrant que cette affection n'est pas un déficit mental irréversible. Les observations les plus récentes des cliniciens lui ont permis d'établir que les autistes sont en réalité arrêtés au stade primordial de la vie, dominé par les sensations, stade où déferlent en permanence sur le nourrisson des flots d'excitations anarchiques et insensés. Pour émerger de cet état primitif et accéder à l'espace plus élaboré des perceptions, l'autiste attend seulement d'être relancé dans la dynamique du langage à laquelle les autres enfants sont introduits spontanément, sans difficultés majeures. Le défaut de communication, expression la plus manifeste de l'enfermement de l'autiste, révèle alors qu'il peut être corrigé et le contact avec l'entourage restauré. Mais il faut pour cela avoir reconnu la nature des processus psychiques qui régissent normalement les premiers échanges entre le nourrisson et les parents, afin d'identifier le type de court-circuit qui, à un moment donné, a coupé l'enfant de la possibilité du partage. Redonner leur sens aux conduites aberrantes et souvent rebutantes des enfants autistes et, à partir de là, comprendre pourquoi ils ont échoué dans la relation vitale à autrui est aujourd'hui l'approche la plus respectueuse des sujets prisonniers de cette condition douloureuse, en même temps que la seule véritablement susceptible de les réintégrer dans la communauté humaine.