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La folie Evaluation. Les nouvelles fabriques de la servitude
Abelhauser Alain ; Gori Roland ; Sauret Marie-Jean
1001 NUITS
24,70 €
Épuisé
EAN :9782755506310
« En ce début de XXIe siècle, en Occident, la folie sociale a pris un nouveau nom, celui d?ÉVALUATION. » Le mot essaime partout. Il est à la fois le dispositif et le symptôme d?un mode de contrôle social contemporain particulièrement dangereux. La société occidentale demande maintenant à ceux qu?elle missionne, dans tous les domaines d?activité, de lui rendre des comptes - ce qui paraît très légitime -, mais en faisant de cette exigence un instrument de normalisation généralisée. On sait quel malaise cela génère. Il ne s?agit en fait pas tant de « rendre compte » que de s?en trouver, par ce biais, asservi. Les auteurs examinent le processus en cours. La « machine évaluative », alors même qu?elle donne de nombreux signes d?essoufflement, continue pourtant à se développer, et les tentatives effectuées tant pour la dénoncer que pour tenter d?en limiter les effets délétères n?amènent pour l?instant qu?à la renforcer. Les agences d'évaluation, diverses et variées, constituent aujourd'hui la nouvelle manière de donner des ordres et de faire de la politique sans en avoir l'air. Le contrat social de la démocratie est bel et bien entamé, si ce n?est rompu par cette forme de dictature que sont les chiffres : chiffres que l?on fait croire « évidents » et « naturels », alors même qu?ils se déduisent des rapports de force sociaux et symboliques. Il faut réinterroger la notion de « valeur » pour combattre efficacement l?évaluation.Alain Abelhauser, Roland Gori et Marie-Jean Sauret, sont tous trois psychanalystes, professeurs de psychopathologie à l?université, et membres du collectif l?Appel des appels. Ils ont notamment participé à la publication de l?ouvrage L?Appel des appels. Pour une insurrection des consciences (Mille et une nuits, 2009).Notes Biographiques : Roland Gori est l'un des initiateurs de l'Appel des appels. Psychanalyste, membre de l'Espace analytique, il est professeur de psychologie et de psychopathologie clinique à l'université d'Aix-Marseille. Alain Abelhauser est psychanalyste, professeur des Universités, directeur de recherche en psychopathologie et psychanalyse. Il est vice-président de l'Université Rennes-II.
Résumé : Le sexe et le signifiant : drôle de couple, vraiment ! Mais pourtant d'actualité, à cette heure où la logique du vivant vient épouser celle du signifiant, reprenant la mesure de l'inconscient et faisant de la jouissance sa partenaire obligée. Comment en rendre compte, plus précisément ? Par un triple pari, répond Alain Abelhauser. Celui d'une visée, d'abord, très simple : montrer que ce n'est qu'en en passant par le signifiant que le sexe fait du désir humain ce qu'il est. Accompagnée d'une prétention, ensuite : s'inscrire, ce faisant, dans le droit-fil de la découverte freudienne de l'inconscient, pour en renouveler la fraîcheur au gré de notre modernité. Et guidée par une méthode, enfin : contrebalancer la rigueur du concept par l'inventivité du trait d'esprit, et mettre, sans relâche, la théorie à l'épreuve de la clinique. S'appuyant, pour ce, aussi bien sur une série de cas tirés de sa propre pratique que sur des vignettes fournies par la vie quotidienne, la littérature, le cinéma, les mythes ou la science, Alain Abelhauser propose ici ces suites qui sont autant de fables sur le déterminisme qu'exercent sexe et signifiant sur le sujet humain, sur celui que Lacan appela le " parlêtre ".
La souffrance, de par sa fréquence et la diversité des événements subjectifs qui la mettent en jeu, s'impose de nos jours comme objet de réflexion et de recherche : elle vient conjoindre en une expérience intime toute l'actualité du rapport entre corps, psyché et lien social. Là où certains voudraient réduire douleurs, affects et phénomènes de corps à l'organicité, au neurologique, voire à quelque défaut éducatif ou trouble relevant de la santé mentale, ne faudrait-il pas considérer le symptôme douloureux comme une réponse à un impossible à dire ou à supporter ? Là où d'aucuns tentent de normaliser le comportement humain, ne conviendrait-il pas d'aborder toute expression de souffrance à partir de sa fonction dans l'économie psychique, afin d'en déduire des modes de traitement ajustés à la logique subjective ? Cet ouvrage, qui vise à faire le point sur le statut de la souffrance et du corps douloureux, comme sur les impasses du sujet et de la civilisation elle-même, laisse une large place à la présentation de cas et aux situations cliniques.
Résumé : Pourquoi certaines femmes portent-elles atteinte à leur corps au point de mettre leur vie en danger ? provoquant des anémies, des pertes massives de sang, s?automutilant ? Pourquoi faut-il qu?elles fassent reconnaître ces atteintes comme une maladie ? et par conséquent qu?elles dupent et manipulent les médecins ? Pourquoi faut-il qu?elles aillent physiquement mal pour pouvoir aller bien (ou en tout cas pas trop mal) sur un autre plan ? Pourquoi cette passion à duper l?autre ? Ce livre, à la façon d?un récit, campe le portrait de ces femmes. À travers le récit de cas, il raconte comment, dès le XVIIe siècle, des médecins ont pressenti dans d?extrêmes faiblesses physiques, des souffrances mentales. Comment des médecins, puis des psychiatres, ont tenté de comprendre ces femmes, d?élaborer des catégories interprétatives : anorexie, pathomimie, syndrome de Münchausen, de Lasthénie de Ferjol. Comment aussi la littérature a influencé ces théories médicales, psychiatriques, psychopathologiques, psychanalytiques. Et comment cette étonnante articulation de l?atteinte du corps, de la duperie de l?autre et de la féminité ne trouve aucune résolution ou expression définitive, si ce n?est une hypothèse psychanalytique : la perversion ne serait pas propre au masculin, elle pourrait aussi être féminine ? la position de ces femmes en serait le signe.
Hoffmann Christian ; Douville Olivier ; Abelhauser
Enseigner la psychopathologie clinique dans les universités de psychologie et de médecine peut sembler une évidence historique. Cela ne va plus de soi aujourd'hui. Ce dossier "Pourquoi la psychopathologie clinique ? " correspond à des préoccupations actuelles au plan de l'enseignement et de la recherche. Il rend compte de l'exigence d'une clinique du cas qui ne se laisse pas réduire à une évaluation des troubles, de l'humeur ou des performances. Les mutations sociales et anthropologiques, les avancées scientifiques rendent nécessaire un tel projet. Ce dernier ne pourra se faire sans une rigueur épistémologique qui doit refuser toute naturalisation du fait psychique.
Après Stirner, Proudhon et Bakounine, Pierre Kropotkine poursuit le grand rêve libertaire: ce prince russe devenu géographe de renom se fait le généalogiste d'une morale anarchiste qui dénonce les fausses morales imposées depuis des lustres par "le prêtre, le juge, le gouvernant". Avec La Morale anarchiste (1889), livre virulent et raisonné, il montre que seul l'instinct d'entraide est le dépositaire des valeurs humaines à construire.
Mille et une facéties, pensées et humeurs de Boris Vian, mille et une merveilleuses conneries que l'écrivain, chanteur, inventeur, musicien, poète, trompettiste a dites ou écrites, directement ou au travers de ses personnages. Une lecture jubilatoire et inépuisable, où s'expriment aussi bien la fantaisie que la sagacité de Boris Vian.
Schopenhauer Arthur ; Burdeau Auguste ; Salaün Chr
Quand l?artiste accompli «prête ses yeux pour regarder le monde», il nous offre l?opportunité de le voir enfin tel qu?il est, débarrassé des oripeaux du besoin et de l?utilité.Dans ces deux suppléments au Monde comme volonté et comme représentation, Arthur Schopenhauer (1788-1860) montre comment le génie opère par dévoilement soudain: «Le talent, c?est le tireur qui atteint un but que les autres ne peuvent toucher; le génie, c?est celui qui atteint un but que les autres ne peuvent même pas voir.»
Résumé : La légende fait de Modigliani un peintre maudit, pauvre, incompris, caractériel, ravagé par le tourment, l'alcool et les drogues. Un être désespéré qui se serait suicidé par négligence. Pour la première fois, ses lettres se trouvent réunies. Les lire ensemble, les mettre en rapport permet de découvrir un autre Modigliani. Un artiste joyeux, travailleur, animé d'une discrète mais solide foi en ses moyens, qui sait qu'il trace sa voie, et que cette voie est nouvelle.
Résumé : Cette très belle ethnographie, qui se distingue par la qualité de son écriture, est le fruit de six années d'enquête en immersion dans un quartier noir de Philadelphie frappé par les effets conjoints de la misère, de la délinquance et de la politique d'incarcération de masse. Elle reconstitue l'existence précaire des jeunes hommes qui tentent de se soustraire à un harcèlement policier et judiciaire constant et dont l'ensemble des actions et relations, y compris les plus quotidiennes et les plus intimes, sont marquées par l'activité des agents du système pénal et par les pressions qu'ils exercent sur leurs familles et leurs proches. L'ampleur du déploiement policier et des incarcérations dans le secteur de la " 6e Rue " transforme les vies en profondeur, non seulement celle des jeunes hommes qui sont leurs cibles, mais aussi celle de leurs familles, de leurs compagnes et de leurs voisins. Composant avec sensibilité et talent entre récit, notes de terrain et dialogues, Alice Goffman donne à comprendre ce que vit une communauté en fuite à l'heure où, aux Etats-Unis, un jeune Noir sur neuf est en prison contre moins de 2 % des jeunes Blancs. La postface de Didier Fassin, titulaire de la chaire de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study, éclaire la réception très singulière de l'ouvrage aux Etats-Unis, où il a connu un immense succès avant de susciter une intense polémique. Traduit de l'anglais par Sophie Renaut Née en 1982, Alice Goffman a reçu pour la thèse dont est tiré ce livre le Prix de la meilleure thèse de l'American Sociological Association. Elle enseigne à l'Université du Wisconsin. Elle est la fille d'Erving Goffman. On the Run a été publié en 2014.
Résumé : L'énergie est au coeur de la vie économique et sociale et le dérèglement climatique bouleverse des millions de vies. Pourtant les politiques de l'énergie sont aujourd'hui un monopole des experts et des multinationales. Cela doit changer ! Gouvernants et multinationales soucieux de gérer les apparences annoncent la "transition énergétique" sans limiter les émissions de gaz à effet de serre en deçà du seuil qui éviterait le dérèglement climatique qui s'accentue. Prendre au sérieux la crise climatique implique aujourd'hui de décider de laisser dans le sol une grande partie des énergies fossiles actuellement connues. Ceux qui s'y refusent, ceux qui étendent la logique extractiviste en forant toujours plus loin et toujours plus sale, ceux qui professent que la privatisation, la finance ou la technologie vont sauver le climat agissent comme de dangereux et irresponsables climatosceptiques. Sur leur chemin se dressent celles et ceux qui ne se résignent pas au naufrage planétaire. Contre l'extractivisme, les hydrocarbures de schistes, les grands projets inutiles et la marchandisation de l'énergie et du climat, ils inventent aujourd'hui les contours d'un monde décarbonné, soutenable et convivial de demain. Il est temps de sortir de l'âge des fossiles et une véritable transition est en marche !
Résumé : Parmi les espoirs et les craintes que suscite la numérisation de nos sociétés, la constitution de grandes bases de données confère une place de plus en plus centrale aux algorithmes qui gouvernent les comportements de chacun. L'ambition de ce livre est de proposer une exploration critique de la manière dont les techniques de calcul façonnent nos sociétés. Classement de l'information, personnalisation publicitaire, recommandation de produits, orientation des déplacements, mesures corporelles, etc., les calculateurs sont en train de s'immiscer, de plus en plus profondément, dans la vie des individus. Cet ouvrage voudrait montrer comment les techniques statistiques qui prennent leur essor avec les big data enferment des conceptions différentes de la société qu'elles calculent. Loin d'être de simples outils techniques, les algorithmes enferment un projet politique. La thèse défendue dans cet ouvrage est que la personnalisation des calculs est à la fois l'agent et la conséquence de l'individualisation de nos sociétés. Elle témoigne de la crise des catégories statistiques traditionnelles qui permettaient à la société de se représenter. Elle encourage le déploiement de la course méritocratique vers l'excellence, la compétition des individus pour la visibilité et le guidage personnalisé des existences. Comprendre la logique des nouveaux algorithmes du web, c'est aussi donner aux lecteurs les moyens de reprendre du pouvoir dans la société des calculs.