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Les réseaux d'eau courante dans l'antiquité
Abadie-Reynal Catherine ; Provost Samuel ; Vipard
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753513419
Les recherches concernant l'hydraulique antique se sont multipliées ces dernières années. Cependant, on ne s'est pas encore beaucoup attaché à tirer pleinement parti de l'observation des cas complexes de structures qui portent traces de réparations ou de modifications. On a donc choisi de placer les structures hydrauliques dans une perspective historique en mettant l'accent sur leur évolution et leurs altérations ou dégradations, causées par des facteurs divers, anthropiques (nouvelles utilisations, erreurs de construction, malversations, détournements de fonction) ou naturels (épisode sismique, nature de l'eau, érosion). Le processus d'abandon est également étudié, en conjonction avec les structures avoisinantes. Les réseaux d'eau ainsi envisagés dans la longue durée permettent de comprendre la stratégie des villes en matière d'eau et deviennent un élément-clef d'interprétation de l'histoire de structures archéologiques, et plus largement d'un site. Le cadre géographique choisi s'est voulu très large puisqu'il englobe aussi bien des sites français que l'Orient méditerranéen. De même, l'accent est mis sur l'époque romaine, mais cela n'exclut pas un cadre chronologique plus vaste allant jusqu'à l'Antiquité tardive : des convergences inattendues apparaissent ainsi, qui fournissent les prolégomènes d'une analyse systématique de ces réseaux. Le livre s'organise en deux parties : dans un premier chapitre, les aqueducs, souvent étudiés dans leur aspect monumental, font l'objet de nouvelles recherches qui mettent l'accent sur les péripéties et les complications de leur construction et de leur fonctionnement. Dans une seconde partie, l'analyse s'attache à des structures plus modestes (canalisations, citernes...), souvent négligées, dont on a essayé de montrer qu'elles pouvaient également fournir des informations uniques sur l'évolution d'un paysage, l'histoire d'une structure ou l'organisation de la politique hydraulique d'une cité.
Cette monographie présente les oeuvres de Claude et François-Xavier Lalanne, qui s'inscrivent dans la lignée des couples d'artistes du XXe siècle, tels Sonia et Robert Delaunay ou Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely. Les Lalanne réalisent des sculptures monumentales, des mobiliers composites, des interventions publiques ou revisitent les objets du quotidien.
On les appelle Les Lalanne comme on nomme leurs ?uvres: des Lalannes. Dès leur première exposition à Paris en 1964, Claude et François-Xavier Lalanne ne firent ainsi qu'un aux yeux du public - comme de la critique - qui attribuait indifféremment à l'un ou l'autre des créations de facture pourtant bien différente. L'?uvre de Claude, issue du moulage et de la galvanoplastie, est d'esprit profondément "baroque quand celle de François-Xavier tend à l'épure. La première est improvisée au cours de sa réalisation selon les affinités électives que Claude constate soudain entre les objets les plus divers: le moulage d'une pomme et l'empreinte d'une bouche, la forme incurvée, d'une feuille de chou et la courbe d'une épaule... Bien au contraire, c'est l'esprit des constructeurs - celui de l'art égyptien comme de Brancusi - qui guide le travail de François-Xavier où, selon un projet préalablement dessiné, sont mis en ?uvres tous les matériaux (fer, cuivre, bronze aussi bien que marbre) et toutes les techniques (de la fonte à la chaudronnerie, de la plomberie à gainage de cuirs...) non seulement de la sculpture mais du bricolage aussi bien que des arts décoratifs. De ces méthodes antithétiques naît une unité paradoxale: la commune certitude que l'?uvre d'art doit avoir une fonction (siège, secrétaire - ou boîte à cigares) pour échapper à toute emphase et un caractère inattendu pour réveiller la curiosité du spectateur. Depuis le rhinocéros-secrétaire et la montre-oignon de leur première exposition jusqu'à la monumentale Pomme de New York ou la vache-paysage, en passant par les troupeaux de moutons utilisables en banquettes ou l'hippopotame-baignoire..., la nature de leur ?uvre, familière et surprenante, a souvent fait évoquer Lewis Carroll et l'univers d'Alice. Mais au-delà, c'est un véritable travail sur le langage et ses clichés, proche de celui de Boris Vian ou de Raymond Queneau, que leur bestiaire délirant fait surgir. L'élégance des Lalanne fut de ne pas sembler prendre l'art au sérieux. C'est leur ?uvre qui, depuis quelques années et de manière internationale, est dorénavant toujours plus prise au sérieux."
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.