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8.8 - La peur dans le miroir. Chronique d'un tremblement de terre au Chili
Villoro Juan ; Aubergy Jacques
ATINOIR
14,00 €
Épuisé
EAN :9782918112969
Juan Villoro écrit la chronique du tremblement de terre de Santiago du Chili en 2010, l'un des plus terribles que l'Amérique latine a connus. Présent lors d'un congrès de littérature jeunesse, il l'a vécu et lui a survécu. Convaincu que ce désastre devait être raconté avec des voix impliquées et représentatives, l'auteur a recueilli les récits de ses collègues présents et sinistrés. Il en a construit un ensemble d'impressions avec ses observations et ses réflexions. 8.8 - La peur dans le miroir, souvent proche de l'essai mais toujours écrit avec la vivacité de la chronique fait aussi appel à d'autres écrivaines et écrivains qui, comme Heinrich von Kleist, ont évoqué des tremblements de terre véritables ou fictifs pour découvrir et montrer la dimension littéraire d'une réalité mouvante et tragique.
Résumé : "J'ai toujours été intrigué par le fait que quelqu'un puisse perdre le fil de son discours et transformer une conférence en confidence. Jusqu'à quel point maîtrise-t-on les mots que l'on prononce ? Comme un acteur, le conférencier peut oublier son discours ou succomber à la tentation de révéler quelque chose de gênant ou de dévastateur. Conférence sur la pluie s'inscrit dans une longue tradition littéraire de la digression, c'est-à-dire, dans l'art distrait de dire une chose pour en dire une autre. Cet antécédent et d'autres m'ont incité à combiner les hésitations mentales et les prédicats amoureux du protagoniste avec une dissertation sur un sujet cardinal de la littérature : la relation entre la pluie et la poésie."
Liquidambar est un chant funèbre à la mémoire du père de l'auteure, le philosophe mexicain Luis Villoro, défenseur du zapatisme. Sont évoqués l'épuisement, la souffrance, la peur, la perte de l'être cher, mais aussi le passé qui revient avec ses bons souvenirs, puis la résignation et la réconciliation de la poète avec elle-même. Tout le texte est pris dans un vaste réseau d'analogies interconnectées entre l'humain et le végétal, la vie organique et celle du langage, entre le sang, les battements du coeur et la résine qui suinte sur l'écorce de l'Arbre d'ambre, entre la lutte sociale et la poésie, la disparition et le renouveau. Cette magnifique suite de poèmes de l'agonie, de la douleur et de la mort bel hommage d'une fille à son père est également, en dernière instance, un hymne à la solidarité, à la vie.
Villoro Juan ; Mejia Madrid Fabrizio ; Toscana Dav
Alors que la mondialisation des échanges progresse, que le monde devient un pour tous, des mondes-miniatures s'imposent, des pays et des régions entières affirment leur identité, revendiquent leur histoire ou leur langue, réinvestissent pleinement leur espace. Quoi de plus parlant qu'une miniature, la nouvelle, pour lever le voile sur ce monde-là, celui d'une diversité infinie et porteuse d'espoir? Mexique. Les cinq nouvelles mexicaines, toutes contemporaines, réunies dans ce neuvième "Miniatures" témoignent d'un moment particulier de la littérature mexicaine et de l'histoire du pays du serpent à plumes. Un moment où ce grand pays de plus de cent millions d'habitants, à l'histoire brillante et douloureuse à la fois, participe désormais pleinement au concert des nations du monde. Sa littérature, marquée par les grands Oetavio Paz, Juan Rulfo et Carlos Fuentes, est à l'évidence une littérature en devenir. Description du quotidien dans Mexico la tentaculaire, condition de l'homme et de la femme dans le monde d'aujourd'hui, flirt avec le fantastique cher aux écrivains latino-américains: tous les ingrédients réunis dans ces fables modernes, urbaines, sont ceux d'une littérature en mouvement.
Résumé : La côte mexicaine des Caraïbes, autrefois paradisiaque, a désormais tout d'un enfer sur terre. Les aléas climatiques, la crise économique et le délitement général du pays ont tué le business mais attiré un nouveau type de touristes, adeptes de sensations fortes. Un seul complexe hôtelier, situé à l'orée d'une immense barrière de corail et géré par Mario Müller, ex-leader du groupe de rock mexicain les Extraditables, semble survivre : la Pyramide. L'établissement propose une plongée dans la terreur mexicaine : faux kidnapping par de pseudo-guérilleros, rencontre avec des mygales, pratique de sports extrêmes sans filet. Un an après l'arrivée de Tony Gongora, l'âme damnée de Müller, son ancien compagnon de bohème rock, ex-junkie, la folie gagne peu à peu les lieux. Un membre de l'équipe est assassiné. Sous ces tristes tropiques ravagés par la cupidité des uns et la veulerie des autres, Tony, avec l'indolence des désespérés, part à la recherche de la vérité. Roman postmoderne, Récif est une balade mélancolique et réflexive dans les tréfonds de l'âme contemporaine, en même temps qu'un saisissant aperçu des maux qui ravagent le Mexique.
Claudia, journaliste espagnole élevée en Argentine dès son plus jeune âge, revient au pays natal pour commencer une nouvelle vie. Installée à Madrid, elle travaille dans un bar à cocktails, El Unicornio, où elle connaît Edgar, un étudiant mexicain. Lui aussi veut oublier des années difficiles. Comme Claudia, il doit s'y résoudre : on ne repart jamais à zéro. Vivant entre désir et réalité, ils arpentent cette dure vérité comme l'être fictif qui habite notre imagination et nos désirs. La rencontre avec la licorne comme une chance plus merveilleuse qu'inespérée, permettra à chacun de se retrouver. L'ombre de La Licorne invite à se reconnaître, à s'élever mais à garder les pieds sur terre.
Ce roman, sans perdre sa nature de premier roman, est d'une très grande richesse. Je dirais d'abord qu'il se lit avec beaucoup de plaisir et j'ajouterais qu'il se lit passionnément. Les personnages, parfaitement brossés dans leur contradiction, montrent une vitalité débordante de réalité , la reconstitution du petit village frontalier est magnifiquement réussie. Il y a un double engagement dans ce livre : le premier pour défendre le sort des opprimés (ce qui motiva la destruction en 1976 de la première édition en Argentine), le second face à la littérature la plus exigeante, car l'auteur nous donne le meilleur de lui-même sans auto-complaisance ni éclats artificiels. José Agustín
QuA´est-ce que Séville ? Don Ramón avait conclu que Séville était la femme. Dans un style brillant et enlevé, Rodrigo de Zayas décline sa ville sur le ton de la confession. Pour qui aime Séville (et qui ne peut lA´aimer ? ) cA´est le bonheur, le vrai celui dont on garde une petite musique au fond de soi. De Curro Romero à la semaine sainte en passant par la musique et la rue, tout est là. Les amoureux de cette ville magique reconnaîtront par petites touches leur Séville.
Résumé : Ernest Hemingway a-t-il déjoué un complot nazi à Mexico en 1942 ? Quels messages secrets recèlent les croquis de Léonard de Vinci ? Est-ce sur ordre de Sherlock Holmes que le Chien des Baskerville a dévoré le président du Mexique ? Les Quatre Mousquetaires ont-ils préparé la chute de son gouvernement ? Existe-t-il une version apocryphe des Tigres de Malaisie d'Emilio Salgari ? Quelle était l'enquête que menait Philip Marlowe au sud du Rio Bravo ? Frantz Kafka est-il né dans le quartier populaire de Tepito au coeur de la capitale mexicaine ? Qui connaît la date exacte de la visite de Lénine à Disneyland ? A défaut d'apporter des réponses à ces passionnantes questions, Sébastien Rutés explore en écrivain complice, universitaire rigoureux et lecteur fasciné l'oeuvre de l'auteur hispano-mexicain Paco Ignacio Taibo II. Une oeuvre plus que jamais salutaire, envisagée pour la première fois à partir des innombrables références littéraires, cinématographiques et musicales qui font la spécificité de l'écriture de Taibo II et mettent, au-delà des jeux intertextuels, la littérature policière au service d'une conception de l'histoire et d'un projet social militant d'une incroyable originalité.