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1945 année zéro
Buruma Ian ; Griesmar Denis
BARTILLAT
23,00 €
Épuisé
EAN :9782841005925
Ian Buruma dresse un tableau de l'état du monde au cours de l'année 1945. Avec la fin de la Seconde Guerre mondiale, un nouvel ordre international s'impose : du Japon aux Etats-Unis, de l'Union soviétique à l'Europe occidentale se dresse un monde inédit. La libération des camps, les villes en ruines, les régimes renversés, les empires confortés, tous ces événements doivent être remis en perspective. 1945 est une année charnière riche en bouleversements. En même temps c'est aussi une époque d'apprentissage démocratique en Allemagne, en Italie, au Japon. Temps de désespoir et de chaos mais aussi d'espérance et de reconstruction, où les femmes connaissent une phase d'émancipation : c'est l'enjeu de l'essai de Ian Buruma, qui n'hésite pas à introduire des éléments personnels dans sa démonstration.
Par un froid matin de novembre, un jeune musulman intégriste, Mohammed Bouyeri, assassina en plein Amsterdam le célèbre et controversé cinéaste Theo van Gogh, arrière-petit neveu de Vincent et icône européenne de la provocation, pour avoir réalisé un film qui "blasphémait" à ses yeux l'islam. L'écrivain Ian Buruma souhaitait trouver un sens à tout cela, s'il existe, et aspirait à comprendre quelle signification plus large devrait être tirée de ce sinistre épisode. Ce meurtre, comme la fatwa lancée contre Salman Rushdie, comme les attentats de Madrid et Londres, et les protestations des musulmans du monde entier contre les caricatures du Prophète, a révélé des conflits qui menacent la fabrique sociale des nations européennes. Quel meilleur théâtre pour comprendre ces enjeux considérables que les Pays-Bas, où la liberté est venue d'une révolte contre l'Espagne catholique, où l'idéal de tolérance est un symbole national, et où l'islam politique a frappé un homme dont la conviction était que la liberté d'expression incluait la liberté d'insulte? En retraçant les vies tragiques de la victime et de son meurtrier, ce perdant radical, pour citer Hans Magnus Enzensberger, Ian Buruma a écrit l'histoire exemplaire de notre temps. Biographie de l'auteur Ian Buruma, né en 1951 en Hollande, est l'auteur d'une oeuvre largement reconnue pour l'éclairage qu'elle apporte sur les relations culturelles et politiques entre civilisations occidentales et orientales. Il a publié de nombreux essais dont L'Occidentalisme. Brève histoire de la guerre contre l'Occident, écrit avec le philosophe Avishai Margalit (Climats, 2006).
Critiquer le matérialisme cynique à l'?uvre au sein des pays occidentaux est une chose; présenter leurs habitants comme des êtres dénués d'âme, à l'égal des animaux, en est une autre. lan Buruma et Avishai Margalit appellent occidentalisme la représentation déshumanisée de l'Occident qu'en donnent ses ennemis. Ses formes sont nombreuses, mais s'y retrouve toujours le même élément: la volonté de mettre fin à une civilisation matérialiste, scientiste et hédoniste, ainsi qu'à ses effets corrosifs, dégénérescents. L'occidentalisme ne doit pas se confondre avec une supposée guerre opposant l'Occident et l'Islam. Si nous assistons à l'affrontement au niveau mondial de deux blocs, ce clivage ne coïncide pas avec des divisions nationales, ethniques ou religieuses. Cette guerre idéologique mondiale doit à bien des égards être considérée comme similaire à celle qui se déroula il y a quelques décennies contre différentes formes de fascisme et de socialisme d'Etat. Loin d'être le récit d'un conflit manichéen entre civilisations, ce livre décrit la propagation d'idées nuisibles. Là où règne la liberté politique, religieuse et intellectuelle, il faut la défendre contre ses ennemis avec conviction. L'occidentalisme est une ?uvre d'une ampleur tout à fait impressionnante au regard de sa brièveté et qui offre à son lecteur une compréhension plus profonde, plus subtile de l'univers qui est le sien.
L'Angleterre est apparue au cours des siècles tour à tour comme un pays de liberté, de tolérance et de modernité. Voltaire en son temps a fait l'éloge du système politique anglais. Goethe s'est également passionné pour le théâtre de Shakespeare, redécouvert par le courant romantique. Des exilés politiques ont loué cette terre d'asile : Herzl ou Garibaldi. Le prince prussien Pückler-Muskau fut un ardent défenseur des jardins anglais. Quant à Coubertin, son goût du sport put s'épanouir grâce à l'influence anglaise. Cette histoire de l'anglomanie ne serait pas complète sans l'évocation de personnages fascinés par l'Angleterre au point de vouloir la dominer ou la concurrencer tel l'empereur allemand Guillaume II. Mêlant des anecdotes personnelles à une bonne connaissance de cette civilisation, Ian Buruma nous entraîne, avec humour, dans une formidable promenade.
Maisha Buuma M. ; Demasure Karlijn ; Malette Judit
Se remettre de la souffrance du viol nécessite une mobilisation des ressources à l'intérieur et autour de soi. Certaines conditions, comme la remise en question de soi, la culpabilité et la honte, font souvent obstacle à cette mobilisation des ressources. Par ailleurs, dans un contexte culturel de tabous sexuels, le viol souille la victime et ceux qui se rapprochent d'elle ; il rend plus difficile l'effort de la victime à mobiliser ses ressources. Ce livre analyse cette implication des tabous sexuels sur l'image de soi et de l'autre après le(s) viol(s). Les lecteurs y découvriront les propos des participant(e)s, victimes et thérapeutes, qui éclairent notre réflexion sur le rôle du tabou sexuel dans la perception de soi et la perception sociale des victimes ; les défis relatifs aux tabous sexuels en thérapie et le rôle du rite de purification dans le processus de reconstruction de l'image de soi souillée. Un essai de modélisation thérapeutique qui tient compte du contexte socioculturel des victimes est proposé.
Résumé : Ce livre met en scène un grand nombre d'expressions, dictons, jurons et proverbes de la langue française concernant le chat dans tous ses états. Cette promenade érudite et souvent drôle en dit long sur la psychologie de ce mystérieux compagnon de l'homme et sur le regard attendri qu'il lui porte. Grâce à ce livre, il s'agit d'adopter un langage "châtié" et de donner sa langue au chat si l'on ne connaît pas la réponse. Parmi les expressions retenues, "avoir d'autres chats à fouetter", "appeler un chat un chat", "avoir un chat dans la gorge", "quand le chat n'y est pas, les souris dansent" : toutes ces formules retrouvent ici leur saveur.
Zweig Stephan ; Le Rider Jacques ; Renoldner Kleme
Voici rassemblés les textes que Stefan Zweig a consacrés, de 1933 à 1942, à l'actualité politique, à l'exil et au destin des juifs européens. Cet ensemble - inédit en traduction française - constitue une entreprise éditoriale sans équivalent en langue allemande ou en langue anglaise. Il contient de nombreux textes importants qui ne figurent pas dans l'édition de référence des Oeuvres rassemblées (Gesammelte Werke). Il s'inscrit dans la droite ligne des deux volumes déjà édités aux éditions Bartillat : Derniers messages et Appels aux Européens. Par sa diversité, il enrichit considérablement la connaissance de la dernière décennie de l'écrivain autrichien. On y retrouve des textes relatifs à la situation catastrophique de l'Europe, aux terribles menaces qui pèsent sur les juifs et aux mille difficultés que les exilés doivent affronter, ainsi que des interventions où Zweig appelle à un élan international de solidarité avec les victimes des persécutions nazies. Il s'agit d'une publication importante concernant l'oeuvre de Stefan Zweig en ces années dramatiques. Un précieux appareil critique accompagne le volume.
Fruit de plusieurs années de recherche, ce livre retrace toute l'histoire de L'Origine du monde, des arcanes de sa création en 1866 jusqu'à son entrée au musée d'Orsay en 1995, sans oublier les plus récentes controverses qui continuent à l'entourer. Conçu à l'origine pour Khalil-Bey, collectionneur ottoman résidant à Paris, le tableau de Gustave Courbet a connu un itinéraire des plus extraordinaires que Thierry Savatier éclaire d'un jour nouveau. L'ouvrage s'appuie sur de nombreuses archives publiques et privées françaises, anglaises, hongroises et américaines, et dévoile un pan secret à ce jour : le transfert du tableau en 1945 de Hongrie vers l'Union soviétique, où, après bien des drames, son propriétaire le baron Hatvany parviendra à le récupérer. Au début des années 1950, L'Origine du monde revient en France, acquis par Jacques Lacan, avant d'être livré au public. De nombreuses personnalités des XIXe et XXe siècles ont croisé le chemin du tableau : Théophile Gautier, Sainte-Beuve, Edmond Goncourt, Sylvia Bataille, Alain Cuny, Marguerite Duras, Claude Lévi-Strauss, Dora Maar, René Magritte... Scandale majeur de l'histoire de l'art, objet de fascination et de répulsion, cette oeuvre, offerte à toutes les interprétations, marque une date de rupture dans l'aventure de la peinture occidentale, qui justifie pleinement cette " biographie " à part entière.
Dans l'autobiographie de Victoria Ocampo, le texte consacré à son aventure amoureuse avec Drieu était accompagné de quelques lettres, tirées de leur correspondance, qui donnaient envie d'en savoir plus sur cette brève rencontre entre "deux enfants fascinés et perdus". Rencontre qui saura s'inscrire dans la durée, puisque leur passion initiale se changera en une longue amitié amoureuse, à laquelle la mort de Drieu pourra seule mettre un terme. Voici maintenant l'intégralité des lettres qui nous ont été conservées. On y voit Drieu prolixe en confidences sur les multiples difficultés d'une vie sentimentale intense et compliquée, que Victoria considère avec une bienveillance distante. S'ouvre l'atelier de l'écrivain, engagé dans la rédaction du Feu follet, de la Comédie de Charleroi, de Rêveuse Bourgeoisie, de Gilles. Et c'est aussi, lorsque Victoria, brillante directrice de la revue littéraire Sur, se trouve en Argentine, une chronique très personnelle de la vie artistique et littéraire parisienne. L'affrontement des deux épistoliers sur le fascisme est un moment fort de cette correspondance. Peu soucieuse de politique dans l'absolu, Victoria réagit spontanément en démocrate pour condamner les positions de Drieu, tout en saluant son courage et son intégrité, "même s'il dit ou fait des folies ou des stupidités". De Victoria Ocampo, les Éditions Bartillat ont publié Drieu (2007) et Le Rameau de Salzbourg (2008).