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1917 LA REVOLTE DES SOLDATS RUSSES EN FRANCE
ADAM REMI
BONS CARACTERES
13,70 €
Épuisé
EAN :9782915727142
Durant la Première Guerre mondiale, dans le cadre de l'alliance militaire entre le gouvernement français et le régime tsariste de Russie, deux brigades, soit vingt mille soldats russes, vinrent combattre l'Allemagne sur le front français. Lorsque survinrent, en Russie, la Révolution de février 1917 et l'abdication du tsar, ces soldats, encore soumis à la discipline de l'ancien régime, exigèrent d'être traités dignement. Suivant l'exemple de leurs camarades restés en Russie, ils formèrent des conseils de soldats, au sein même des unités françaises dans lesquelles ils avaient été intégrés. Au lendemain de l'offensive du 16 avril 1917 ordonnée par le général Nivelle, qui fit des dizaines de milliers de morts, ils protestèrent contre le commandement et exigèrent d'être rapatriés en Russie, ce qui leur fut refusé. Mais l'état-major s'affola à l'idée que leur révolte puisse donner l'exemple aux soldats français. Il décida de les éloigner, en les internant au camp de la Courtine, dans la Creuse, à plusieurs centaines de kilomètres du front. Là, peu de temps après leur arrivée, dix mille d'entre eux se mutinèrent, refusant pendant trois mois de rendre leurs armes et d'obéir à leurs officiers comme les y invitaient Kerenski et les autorités françaises. Au cours du mois de septembre 1917, l'armée française, à l'aide d'unités restées fidèles au commandement russe, imposèrent la reddition des mutins après trois jours de bombardements. Mais la révolution continuait son oeuvre en Russie et, malgré la répression qui les frappait, les insoumis russes accueillirent avec enthousiasme la Révolution bolchevique d'octobre 1917. Cet ouvrage est un récit précis et détaillé de ces événements et propose, en annexe, un ensemble de documents d'archives.
Au lendemain de la chute de Nicolas II, les vingt mille soldats russes qui avaient été échangés par l'autocratie à la France contre du matériel militaire se mutinèrent sur le front français. Des soviets furent élus. Dix mille d'entre eux défièrent les autorités pendant près de trois mois au camp de La Courtine, où Kérenski les écrasa après plusieurs jours de combats, à l'aide des troupes qui lui étaient restées fidèles. Incorporés dans les compagnies de travail, jetés dans des cachots ou déportés en Algérie, ils furent gardés en otage par la France, jusqu'à ce que le gouvernement bolchevik obtienne leur retour en 1919 et 1920. C'est leur histoire, ignorée jusqu'à ce jour, qui est retracée ici pour la première fois.
Cet ouvrage est le complément du Texte narratif. Il étudie manière approfondie les composantes et les codes de la description comme type d'énoncé complémentaire du récit, à partir des concepts théoriques et des orientations méthodologiques offerts par la linguistique, la pragmatique et la sémiotique. Il comporte de nombreux exemples de textes descriptifs commentés.
La dissertation est l'un des principaux " exercices littéraires ". Selon les types d'examen ou de concours, les sujets se rapportent au programme d'une année (sujets portant sur un texte unique ou sur plusieurs, sujets " comparatistes ") ou relèvent d'une question générale qui force l'étudiant à choisir ses exemples et ses références. Les exigences méthodologiques restent pourtant les mêmes. Cet ouvrage permet de les maîtriser quelle que soit la nature du sujet. L'auteur analyse une quarantaine de sujets, décrivant, point par point, les différentes étapes du travail, de l'analyse de l'énoncé à la construction du plan, de l'explicitation de la problématique à la rédaction proprement dite. Cet ouvrage constitue un vade-mecum de la dissertation, à conserver tout au long du cursus.
Les textes sont des structures tellement diverses et complexes qu'il est impossible d'en établir une typologie sauf par commodités pédagogiques illusoires. En revanche, on peut repérer des segments de plus petite taille, généralement composés de plusieurs phrases: les séquences. Apparaissant avec régularité dans les textes, ces schémas de regroupement sémantique des énoncés induisent des effets de lecture immédiatement reconnaissables, comme, par exemple, un effet de description. Plutôt que de types de textes, ce livre étudie les caractéristiques de cinq prototypes de séquences: narratif, descriptif, argumentatif, explicatif et dialogal. Tout en introduisant, entre la phrase et le texte, l'unité intermédiaire de la séquence, cette analyse substitue à la distinctivité absolue du type la souplesse du prototype. Une séquence, et plus encore un texte complet, n'offre jamais qu'une actualisation plus ou moins approchée du modèle prototypique de référence. Cela n'empêche nullement sa caractérisation mais la rend au contraire plus exacte , et plus fine.
Les 2 et 3 juin, ce sont des entreprises appartenant à l'industrie chimique, à l'alimentation, au textile, aux industries graphiques, à l'ameublement qui sont paralysées par la grève et occupées (...) Le 4 juin, les grèves s'étendent encore: les camionneurs, la distribution des journaux, les restaurants et hôtels, le livre, la serrurerie, l'orfèvrerie, la distribution d'essence, les laboratoires pharmaceutiques, l'habillement, le bâtiment, le gaz, l'agriculture (...) Partout où elles éclatent, les grèves s'accompagnent d'occupation, partout elles rassemblent la quasi-totalité du personnel; partout elles sont immédiatement appuyées par la sympathie active de la population (...) Le désordre apparent des mouvements dispersés peut se transformer en une manifestation puissante, en un mouvement général dont les conséquences seront peut-être redoutables.". La réalité de juin 1936 que nous fait découvrir cet ouvrage est bien différente de la version forgée par les dirigeants des partis du Front populaire, et reprise par leurs héritiers politiques. Jacques Danos et Marcel Gibelin montrent que ce ne fut pas le gouvernement du Front populaire de Léon Blum qui accorda à la classe ouvrière les 40 heures, les congés payés, le droit d'élire des délégués, ou les importantes augmentations de salaires. Tout cela fut arraché par la grève. Les accords Matignon ne furent pas un cadeau offert à la classe ouvrière pour la récompenser d'avoir bien voté, mais un contre-feu mis en place à la hâte par le patronat et le gouvernement Blum soutenu par la CGT et les partis de gauche, animés par une même préoccupation: tenter de ramener dans son lit le torrent de la grève. Ils y réussirent, mais difficilement. Ce livre a été édité pour la première fois en 1952. Son intérêt est d'abord historique. Les auteurs ont su nous faire revivre cette période et le mouvement gréviste de manière enthousiasmante et détaillée. Tous ceux qui sont partie prenante des combats des travailleurs y retrouveront l'atmosphère, l'élan de ce grand moment du mouvement ouvrier. Ils y trouveront aussi des leçons qui éclairent la période actuelle..
Ce texte de Trotsky marque le début de sa lutte contre la bureaucratie et le stalinisme. Fin 1923 en URSS, Lénine, très gravement malade, va bientôt mourir. C'est alors que s'engage une âpre discussion sur la démocratie ouvrière dans le parti communiste et l'Etat. D'un côté, elle mobilise les tenants d'un appareil qui a fini par échapper aux militants du rang. De l'autre, se dressent nombre de bolcheviks, dont Trotsky, qui, contre cette dérive bureaucratique aux dangers mortels pour la révolution, propose un ,"cours nouveau". Ce livre rappelle que c'est d'abord des rangs communistes que s'est levée une farouche opposition ouvrière et internationaliste à la dégénérescence du premier Etat ouvrier et à cette sanglante caricature du socialisme que fut le stalinisme. En guise de postface, nous publions un texte écrit en 1932, récemment retrouvé dans un isolateur où le régime stalinien avait enfermé de nombreux bolcheviks-léninistes. Il témoigne de la continuité de la lutte des camarades de Trotsky en URSS, alors qu'ils savaient que, faute d'avoir pu les briser, le stalinisme allait les exterminer. Ils ont ainsi transmis aux générations futures le sens de leur combat. Et leur certitude qu'il n'y a d'avenir digne de l'humanité que communiste.
Résumé : La proclamation triomphale du Comité Militaire Révolutionnaire anticipait les événements de quelques heures : le gouvernement ne devait être formellement renversé que dans la nuit du 25 au 26 octobre après la reddition du Palais d'Hiver. C'est là que les ministres s'étaient retirés au matin du 25 octobre, tandis que Kérensky partait à la recherche de renforts dans une voiture diplomatique battant pavillon américain. Le gouvernement n'avait trouvé que quelque 1 500 hommes pour assurer la défense du palais, dernier périmètre où s'exerçât encore son autorité. Prévoyant à tort une vive résistance, le C.M.R. investissait méthodiquement la place du palais durant la journée du 25 octobre. Le Soviet de Pétrograd s'impatientait : on tenait à obtenir la reddition du palais avant l'ouverture du II' Congrès des soviets. Mais le siège s'éternisait ; des retards dans l'arrivée des matelots de la Baltique, un manque de coordination entre les unités assaillantes, la surestimation d'un adversaire démoralisé retardaient l'assaut bolchévique. Seule était tombée vers 17 heures l'aile du ministère de la Guerre. Il fallait à 20 h 40 ouvrir le Congrès des soviets qui commençait à siéger dans l'ébranlement de la canonnade : le croiseur Aurore venait de tirer ses premiers coups de semonce. Une brève fusillade nocturne, 36 coups de canon dont seulement 2 impacts qui endommagèrent légèrement les corniches du palais eurent raison de la défense. Le 26 octobre, à 2 h 30 du matin, le palais était emporté et les membres du gouvernement arrêtés rejoignaient au bastion Troubetskoï les derniers ministres tsaristes emprisonnés en février. Un début de pillage fut rapidement maîtrisé grâce à la discipline des assaillants. Le Palais des Tsars était devenu " propriété du peuple ". Ce siège n'avait coûté que quelques dizaines de victimes. Désarmés, les cadets furent remis en liberté sous promesse de ne pas reprendre les armes contre le nouveau pouvoir. Ainsi s'achevait au petit matin du 26 octobre la phase insurrectionnelle de la révolution. (...) En ce 26 octobre pourtant, Trotsky avait raison de souligner l'apparence de conspiration où s'enveloppait encore la révolution. La ratification par les masses du fait accompli devait constituer l'étape suivante : l'insurrection venait de s'achever, la révolution commençait. François-Xavier Coquin La Révolution russe - Chapitre V.
En juillet 1983, une grande et longue grève de mineurs démarra plusieurs villes de l'Arizona, non loin de la frontière mexicaine, provoquée par les sacrifices exigés des salariés par le trust minier Phelps Dodge. Barbara Kingsolver, à l'époque jeune journaliste, s'est lié aux femmes et aux hommes de ces mines, et a illustré ce que pouvait être une grève dans cette décennie : la pauvreté des familles de mineurs, la lutte contre une compagnie minière toute puissante, ayant l'appui de la justice et des forces de l'ordre, l'emploi des armes, l'implication des femmes dans la lutte. C'est à la suite de ce reportage, édité en 1989 aux USA et jamais été traduit en français, que la romancière américaine écrivit et publia tous ses romans, empreints de respect pour notre planète et pour ceux qui y habitent.