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L'Algérie, terre de tourime. Histoire d'un loisir colonial
Zytnicki Colette
VENDEMIAIRE
24,70 €
Épuisé
EAN :9782363582058
Un pays où l'on peut à la fois skier et randonner dans de sublimes massifs montagneux, se baigner sur une côte que l'on dit turquoise, découvrir une culture authentique dans des villages préservés, à proximité de luxueux palaces construits au milieu du désert... Qui se souvient aujourd'hui que l'Algérie fut autrefois décrite comme la Californie française ? Pourtant, dès le XIXe siècle et jusqu'à l'indépendance, elle fut une destination prisée, qui enthousiasma les voyageurs de l'Europe entière. Véritable paradis touristique, célébrée par les peintres orientalistes et les somptueuses affiches des compagnies maritimes, elle accueillait jusqu'à 120 000 vacanciers au début des années 1950. Mêlant histoire culturelle et économique, Colette Zytnicki propose une vision inédite de cette Algérie disparue. A travers l'invention d'une terre de tourisme, c'est un pan inexploré de la colonisation qui se dévoile.
La France et l'Algérie ont une histoire commune. Une histoire de 130 ans qui commence et se termine par des guerres. La première de ces guerres, déclenchée par un incident diplomatique, prend la forme d'une expédition punitive qui aboutit à la colonisation de l'Algérie. L'historienne Colette Zytnicki analyse ce court laps de temps, entre 1830 et 1848, où les ferments d'une tragédie se mettent en place. En moins de vingt ans, la France conquiert la régence d'Alger et obtient, le 23 décembre 1847, la reddition de l'émir Abd el Kader. Le général Bugeaud en tête, la colonisation se fait au prix de violences, d'exactions et l'expropriations qui n'épargnent ni les combattants ni les civils. Au terme de cette première guerre, les terres algériennes forment trois départements qui resteront français jusqu'aux accords d'Evian, en 1962.
Célébré après sa mort comme un héros de l'histoire coloniale, le maréchal Bugeaud fut le principal acteur de la conquête de l'Algérie. Son nom est associé aux razzias et aux enfumades dont la mémoire est encore vive, en France comme en Algérie. Gouverneur de 1841 à 1847, sa mission première était de faire la guerre et la seconde, de coloniser. A Paris, son mandat fut considéré comme un succès quand son principal adversaire, Abd el-Kader, rendit les armes. Pourtant, à son époque déjà, de nombreuses voix s'élevèrent contre ses méthodes brutales et sans pitié pour les combattants comme pour les civils. Journalistes, hommes politiques, intellectuels dénoncèrent une violence devenue la marque même de cette première guerre d'Algérie. Ce livre pose un regard sans complaisance sur cette page sombre de la colonisation. "Regarder l'histoire en face est nécessaire, et telle est l'ambition de ce livre". Colette Zytnicki
Sud-Nord, c'est la description d'un mouvement des trajectoires d'hommes, de leurs cultures et de leurs mémoires de part et d'autre de la Méditerranée. Un mouvement accompagné de ruptures, teinté de nostalgie, mais aussi fécond et créateur. Entre le Nord et le Sud, la décolonisation apparaît à présent comme un tournant et non comme une fin. Malgré bien des dissentiments, le passé commun revient peu à peu et se dévoile sous un jour nouveau. Proposant une approche renouvelée de l'histoire des colonies, ce livre met l'accent sur les influences, dans la société française contemporaine, des mouvements migratoire et culturels engendrés par la décolonisation. Il s'attache également à étudier la constitution d'un savoir, depuis la période coloniale, à travers la cuisine, la langue et la littérature véhiculé par les musulmans du Maghreb, les Français d'Afrique du Nord, les juifs et les chrétiens désormais installé en France. Résultat d'une coopération entre des chercheurs de France et de Tunisie, cet ouvrage illustre en lui-même l'existence du Sud dans la culture du Nord.
Pour prévenir les difficultés à l'adolescence, la communication est la voie privilégiée. Il est donc important de la considérer comme une composante essentielle de la relation et du bien-être à l'adolescence. Elle s'avère être douloureusement affectée lorsque les adolescents sont en souffrance émotionnelle ou psychique ou encore lorsqu'ils rencontrent des difficultés à trouver leur place dans le monde. La communication peut alors être rompue et mener l'adolescent au conflit avec les parents ou les enseignants. L'adolescence est en effet une période où les comportements des jeunes peuvent varier brutalement et obliger les adultes à réajuster leur posture en permanence et souvent dans l'urgence face aux ados. Ainsi, parents comme enseignants sont souvent amenés à s'interroger sur la meilleure manière de communiquer : "comment m'y prendre avec mon/les ado. sâ? " , "dois-je insister quand il. s ne me répond. ent pasâ? " , "dois-je hausser le ton ou au contraire continuer à m'exprimer calmementâ? " . Afin d'éviter que la communication ne devienne l'objet de tensions et source de conflits, il est nécessaire d'aborder ces questions avec philosophie et détachement. Cet ouvrage apportera aux parents et aux enseignants quelques propositions concrètes issues de la clinique, de la recherche et de l'enseignement afin de relancer la communication avec les ados et d'éviter que certaines situations ne s'enlisent. Des apports théoriques permettront aux adultes d'appréhender avec davantage de sensibilité les problématiques liées à l'adolescence, à la parentalité et de comprendre les bases d'une communication efficace. Enfin, des outils spécifiques aideront les adultes à identifier les obstacles et les leviers pour surmonter les situations conflictuelles ou les ruptures communicationnelles et mieux envisager pas à pas la relance de la communication.
C'est l'époque où la duchesse de Berry invente les bains de mer, Charles Bourseul le téléphone, Aristide Boucicaut les grands magasins, où les premières lignes de chemin de fer relient la gare Saint-Lazare à Saint-Germain, celles du métro la Porte Maillot à Vincennes, où un jeune ingénieur esquisse la silhouette de la tour Eiffel, où le baron Haussmann métamorphose Paris, où l'avenue de l'Opéra s'illumine à l'électricité. L'époque où Alice Guy tourne le premier court-métrage de fiction, où Paul Durand-Ruel expose les impressionnistes, où la comtesse de Ségur publie ses récits pour enfants, où le couturier Worth habille la duchesse de Guermantes. Celle, aussi, du premier krach boursier, des méfaits du chômage, des grèves réprimées dans le sang et de la rédaction du Capital... Un siècle entier, le XIXe, où l'on crut, avant la catastrophe de 1914, que le progrès n'avait pas de limites, qu'il assurerait le bien-être des hommes, que le monde serait toujours meilleur. Un siècle d'effervescence et de magie, fondateur de notre modernité. A travers une série en trente épisodes retraçant le surgissement de ces avancées révolutionnaires, qui ont dessiné l'univers dans lequel nous vivons, sont mises en scène autant d'histoires vécues qui font écho à nos joies et à nos peurs d'aujourd'hui.
Personnage de jeu vidéo, motif de pyjama, créature de Harry Potter ou support de "tutos beauté" : la licorne, icône de la pop culture, est aujourd'hui partout. Mais si on l'associe volontiers au Moyen Age tardif, et en particulier à la spectaculaire autant qu'énigmatique tenture La Dame à la licorne du musée de Cluny, sait-on que cet animal mythique trouve ses origines dans l'Antiquité grecque et l'Ancien Testament ? Qu'elle a oscillé dans la littérature médiévale entre les genres mâle et femelle, devenant tour à tour bête féroce capable d'éventrer l'éléphant et symbole de pureté virginale ? Et qu'en tant qu'exemple canonique d'objet dont il faut déterminer ou non s'il existe - ou s'il est possible qu'il existe et ce que cela signifie -, elle a passionné les philosophes, de Duns Scot à Bertrand Russell en passant par Kant et Leibniz ? Saisissant cette figure sans cesse réinventée dans toutes ses dimensions, un collectif de philosophes et de spécialistes d'histoire de l'art et de littérature lève le voile sur les mystères de cet animal-totem devenu l'incarnation de la nostalgie de l'innocence et de l'insatiable besoin de réenchantement de notre monde contemporain.
Des maquis, on connaît la légende. Celle de ces jeunes hommes qui, à partir de 1942, choisissent la clandestinité pour combattre l'occupant. Celle des batailles des Glières ou du Vercors. Celle des résistants qui libérèrent des villes entières, avant même l'arrivée des armées alliées. Hors de ces images d'Epinal, pourtant, les maquisards restent des inconnus. De quel milieu venaient-ils ? A quelles motivations obéissaient-ils ? Comment ont-ils été formés, comment se sont-ils comportés devant l'ennemi ? Comment ont-ils vécu ensemble, parfois pendant près de deux années, dans des conditions matérielles souvent très précaires ? De quels soutiens ont-ils pu bénéficier parmi les populations locales ? Ont-ils inconsidérément livré celles-ci aux représailles allemandes ? Les réponses ne sont pas univoques. Car, depuis la fin de l'année 1942, lorsqu'apparaissent les premiers camps, jusqu'aux combats de la Libération, l'expérience n'a pas été la même selon les périodes et les contextes, variant considérablement en fonction de la date de formation du maquis, des territoires concernés, du niveau d'encadrement des camps ou du type d'actions entreprises. Et à chaque fois, les réalités de terrain ont fait l'objet de tous les fantasmes, dans l'incessante guerre psychologique qui opposait Londres à Vichy... La première grande synthèse sur l'histoire des maquisards à l'échelle de toute la France, à partir de recherches menées pendant plus de dix années dans de nombreux fonds d'archives, nationaux ou départementaux, et des témoignages des derniers survivants.
Résumé : Accueillant avec optimisme la mobilisation d'août 1914, des nobles de tout âge s'engagent sous les drapeaux, en particulier dans la cavalerie, l'infanterie et l'aviation. Dès les premiers mois du conflit, un immense décalage se fait jour entre leurs idéaux guerriers, hérités d'une prestigieuse tradition militaire, et la réalité brutale de combats où les avancées technologiques, l'attente et l'inaction cristallisent la hantise d'une mort sans gloire. Issues d'un monde où l'exploit individuel, le sacrifice et le dépassement de soi sont particulièrement valorisés, les noblesses françaises connaissent une désillusion amère et restent le plus souvent en marge de la camaraderie des tranchées. Au fil des années, toutefois, ces combattants de tous grades découvrent, entre incompréhension, condescendance et bienveillance, des compatriotes qu'ils connaissent mal. Cette expérience d'altérité, qui ébranle les hiérarchies d'avant-guerre, est d'autant plus déstabilisante qu'entre 1914 et 1916, ce sont près d'un quart des 5 870 aristocrates mobilisés qui perdent la vie : une hécatombe, frappant une catégorie sociale déjà fragilisée. A travers les correspondances, récits et souvenirs de ces combattants, qui ont laissé d'innombrables archives et témoignages restés dans l'ombre jusqu'à aujourd'hui, ce livre est une contribution inédite à l'histoire sociale et culturelle de la Première Guerre mondiale.