Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le poème de la sainte liturgie
Zundel Maurice ; Donzé Marc
AD SOLEM
20,10 €
Épuisé
EAN :9782372980272
La première version du Poème de la sainte liturgie remonte à 1926. Son auteur, désigné sous le nom de frère Benoît, était l'abbé Maurice Zundel. Cette édition diffère des versions qui ont suivi par son caractère poétique. Frère Benoît prend appui sur le déroulement de la liturgie pour développer une méditation eucharistique sur l'homme - en particulier sur le rôle et la signification de la corporéité dans l'oeuvre du salut. Une idée directrice éclaire tout le livre : le Verbe s'est fait chair pour que la chair devint Verbe. Dans et par le Christ, l'univers reçoit une splendeur nouvelle ; une mystérieuse unité (au sens du mystère de l'amour) se trouve tissée entre la matière revêtue de lumière et Dieu. Cette unité est vécue de manière éclatante dans la liturgie, où des éléments matériels servent à la communication de la grâce de Dieu. Par la Croix vers la Résurrection, le Christ a tout offert pour que nous puissions tout lui offrir : de la plus humble matière, jusqu'à la plus haute lumière, en passant par notre corps et notre âme. C'est à ce monde déjà transfiguré et pourtant encore attendu que veut ouvrir Le Poème de la sainte liturgie. Comme une action de grâce.
Qui est Jésus de Nazareth ? Nous avions été tellement bercés d'homélies pieuses que la question ne nous atteignait plus ! Voici soudain que Maurice Zundel, nous transportant au-delà de nous-mêmes, nous propulse d'un coup à la fine pointe de Pâme, au creux du Cœur. Nous n'y pensions plus et nous voilà bouleversés. Nous ne sommes pas seuls : celui qui se révèle comme fun des plus grands mystiques de notre temps, a connu une vie discrète même si certains avaient compris qu'il fallait le mettre au rang des plus grands mystiques avant que sa pensée ne connaisse depuis quelques années une extraordinaire audience auprès de ceux que les sermons ennuient et que l'Eglise déçoit. Il conduit le lecteur bien loin des sacristies, au bord de ce chemin de Palestine là où un homme qui se dit Fils de Dieu pose à un pêcheur du lac, la question qui va bouleverser son destin et celui du monde. Nous nous étions approchés, vaguement curieux sur la pointe des pieds pour n'être pas impliqués et soudain c'est à nous qu'est posé la question, c'est de notre destin qu'il s'agit ; c'est notre monde qui bascule. Tant de livres que nous avions lus sans que notre vie en soit changée ou même éraflée ! Ici, nous partons pour une aventure. Maurice Zundel pose sa main sur notre épaule et ne la lâchera plus qu'il ne se soit assuré qu'une autre main s'est emparée de nous. Une petite foule qui ne cesse de grossir nous fait place sur un chemin qui est celui du quitte ou double de notre éternité.
Comme ils sont rares les maitres à penser qui résistent au temps ! Pourtant Maurice Zundel, dont la vie fut si humble qu'elle n'était connue que de quelques-uns, rencontre aujourd'hui une notoriété qui ne cesse de croître au rythme d'un bouche à oreille qui déborde largement le cercle des croyants pour atteindre le peuple immense des hommes de bonne volonté. Étonnant destin d'un chercheur de Dieu qui ne prit jamais la posture du maître à penser et dont l'espérance frappait à une autre porte que celle des gloires humaines. Le pape Paul VI parlait d'une pensée traversée de fulgurances. Ce petit livre propose un florilège de ces fulgurances glanées par de jeunes lecteurs enthousiastes qui ont voulu partager leur trésor. L'?uvre est immense, elle coule depuis la source vive jusqu'à l'océan, tantôt si discrète qu'il faut faire silence pour la percevoir, tantôt tellement majestueuse qu'elle nous bouscule et nous emporte bien au-delà des rives de nos habitudes. Pas question donc d'essayer de la canaliser ou de la réduire à quelques volées d'écume ! Mais essayons d'en saisir quelques perles pour ensuite la goûter dans toute son ampleur. Un livre découverte
Avec une simplicité déconcertante, Zundel nous introduit au coeur de ces mystères : la fragilité et la souffrance de Dieu, la Nouvelle Alliance scellée par le pacte de la Croix, "où l'homme égale Dieu" . Ce livre rassemble des textes inédits de Maurice Zundel. Ils seront pour les prêtres une inspiration inépuisable pour leur ministère, et les laïcs y verront jaillir la source d'une Parole enfin libérée des limites de nos interprétations.
Maurice Zundel (1897-1975), prêtre suisse, mena une vie de prédicateur itinérant -en France et à l'étranger -, pratiquement inconnu de son vivant. Sa vision de l'homme, "libre de soi et de tout, (pouvant) se jeter dans les bras de Dieu qui est liberté", rencontre aujourd'hui l'attente d'un très large public.
Résumé : Ces Fragments réunissent thématiquement une collection de propos échangés entre Dom Jean-Baptiste Porion (1899-1987) et un autre moine chartreux, notamment sur le taoïsme, la mystique d'Hadewjich d'Anvers et des Rhéno-flamands, ou les réformes de Vatican II, recueillis sans ordre explicite au fil des ans et des dispositions intérieures. Ceux qui liront ce livre ne seront pas nécessairement chartreux, ni religieux ni même, peut-être, prédisposés au silence contemplatif ou à la prière. Ils y découvriront la hauteur d'une pensée qui ne s'est pas détournée des plus hautes sagesses : issues du temple de Delphes, des écrits taoïstes de Lao Tseu ou de Tchouang Tseu, de la mystique nuptiale des béguines ou de celle de l'Essence des Rhéno-Flamand. Cette sagesse, une et multiple à la fois, a trouvé sa croissance et son équilibre sur le fin fil de l'Absolu où l'amour de Dieu livre son éclat dans une déprise patiente et tranquille de soi : "Celui qui dit je vois, ne dit plus je veux" . C'est l'essence même de la vocation cartusienne qui est exposée ici à travers le cristal d'une intelligence exceptionnelle, douée d'un rare pouvoir d'analyse et de synthèse, érudite et passionnée et pour qui le chemin de soi à Dieu n'emprunte aucune courbe, attachée à la seule voie droite de l'oubli du monde, le regard plongé dans l'infini. Maximilien Porion est né à Wardrecques (Pas-de-Calais) le 21 mars 1899. Il fit profession à La Valsainte le 1er novembre 1925 et devint procureur général des Chartreux à Rome en 1946. Il retourna à La Valsainte en 1981, où il mourut le 4 aout 1987. Il est l'auteur notamment de Amour et Silence. Edition établie et présentée par Nathalie Nabert
La manière dont on conçoit l'éducation varie du tout au tout selon que l'on défend la possibilité de l'erreur et de la vérité du jugement moral, et l'universalité de la raison pratique - ce que C. S. Lewis désigne par le terme de voie, ou "Tao", dans ce livre de 1943. Pour ceux qui sont à l'intérieur de la voie, l'éducation consiste à favoriser la naissance de ces réactions au monde qui sont justes en elles-mêmes, indépendamment du fait qu'on les éprouve ou non - ces réactions dont la possibilité définit l'humanité même. Ceux qui sont étrangers au Tao doivent par contre, s'ils sont logiques, regarder tous les sentiments comme également irrationnels, comme des sortes de buées qui nous cachent la réalité. Ce n'est pas que ce soient des hommes mauvais : ce ne sont plus des hommes du tout. En sortant du Tao, ils sont entrés dans le vide. Quant à ceux qu'ils dominent, ils ne sont pas forcément malheureux ; ce ne sont pas des hommes non plus : ce sont des produits fabriqués. La victoire finale de l'homme ce n'est pas un affranchissement de I'"ordre naturel" ; c'est au contraire un retour à la nature, mais qui s'affranchit de toute médiation culturelle. Aujourd'hui, cette libération s'appelle "écologisme" et "transhumanisme n. Ce sont les autres noms de l'abolition de l'homme.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.