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Maurice à la poule
Zschokke Matthias ; Zurcher Patricia
ZOE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782881826405
Maurice passe ses jours crans son bureau du quartier nord de Berlin, là où débarquent les habitants de l'Est, une zone déclarée "sensible". Il écrit à son ami et associé Hamid à Genève, le plus souvent il ne fait rien. De l'autre côté de la cloison, quelqu'un joue du violoncelle, cela l'apaise, mais il ne réussit pas à dénicher le musicien tant le dédale des immeubles est inextricable. Il fréquente souvent le Café Solitaire, la Papeterie de Carole, passe devant le Bar à Films de Jacqueline, des lieux dont les propriétaires changent souvent pour cause de faillite. Dans ce roman fait de détails, d'esquisses et de lettres, Zschokke met en scène des existences sans gloire, des êtres blessés par la vie, pour qui il nourrit une tendresse sans limites. "Zschokke nous tient en haleine avec presque rien... Il raconte avec tant d'obstination et de dissimulation que l'on pense tantôt à Beckett, tantôt à Robert Walser." Biographie de l'auteur Né à Berne, Matthias Zschokke s'est installé à Berlin en 1980. Écrivain, dramaturge, cinéaste, il a reçu le Prix Robert Walser pour son premier roman, Max (Zoé, 1988), et le Prix Schiller pour Maurice à la poule.
Amman, Budapest, Baden-Baden, Saint-Luc, New York, et en entrée, Berlin. De la ville omniprésente dans son uvre, Matthias Zschokke nous entraîne dans le vaste monde. Fidèle à son sens de l observation et à son regard plein d humour et d empathie, il se propose de nous guider, au gré de ses pérégrinations, de mégapoles en coins perdus, sautant de l un à l autre tout en prenant le soin de relier, par les mots et la mémoire, des endroits qu à priori tout oppose. Plus que le voyage, c est le génie des lieux qui l intéresse, comme des personnages qui se révèlent peu à peu. Et même si le lecteur peut puiser dans cet ouvrage quelques bonnes adresses, il s agit avant tout ici de littérature. La subjectivité et la poésie qui habitent cette mosaïque de petits récits ne laissent aucun doute sur la nature de cette invitation au voyage d un genre très particulier.
Si les personnages du théâtre de Matthias Zschokke sont des adeptes de l'autodérision, si leur esprit est férocement perspicace et lucide, ils restent capables de grandes amours et sont au fond des romantiques. C'est tout l'art de Matthias Zschokke. Il ressort de ses pièces un esprit sombre, mais aussi tendre, espiègle et brillant. La Commissaire chantante sait raconter des histoires comme personne et sa maladresse est bien plus charmante que désespérante; L'Ami riche incarne moins un espoir dérisoire que l'espérance réelle d'un changement fondamental; et les protagonistes de L'Invitation pratiquent l'art de ne pas tricher dans un contexte de convenances sociales qu'ils sont tous incapables d'adopter. Les trois pièces réunies dans ce livre sont d'une profonde humanité, notre désir d'être aimé y est omniprésent. L'élégance mélancolique de la langue de Zschokke permet à ce théâtre de se lire comme de la littérature de fiction. Biographie de l'auteur Né en 1954 en Suisse précisément là où Robert Walser a passé son enfance et sa jeunesse, près du lac de Bienne, Matthias Zschokke s'est installé à Berlin en 1980 et n'a plus quitté cette ville. Ecrivain, dramaturge, cinéaste, il mène ces trois professions de front "comme on assaille une forteresse, en attaquant de tous les côtés". Il a reçu le Prix Robert Walser pour son premier roman, Max (Zoé, 1988), et de nombreux prix en Allemagne pour son théâtre et son cinéma.
Berlin, l'éternel faubourg est le premier des trois récits contenus dans cet ouvrage. Il pourrait constituer une réponse, en pied de nez, aux critiques littéraires ayant exprimé leur désir de lire enfin le roman du siècle sur Berlin. Car si ce texte concerne bien cette ville, il le fait avec une irrévérente légèreté, et glisse, l'air de rien, sur les sujets sensibles de l'actualité berlinoise. C'est que Matthias Zschokke, écrivain, dramaturge et cinéaste, Berlinois depuis plus de vingt ans, n'est pas porté sur les grands thèmes à la mode. Mais il sait enchanter le lecteur avec ses mélanges de profondeur et de légèreté, teintés d'une mélancolique espièglerie. Traduction et postface de Patricia Zurcher
Courriers de Berlin est à la fois une curiosité et une première car il est fait de mille cinq cents mails envoyés par l auteur à son meilleur ami, d octobre 2002 à juillet 2009.Matthias Zschokke est mélancolique, les hauts et les bas de son humeur s enchaînent à une vitesse vertigineuse. Ses messages laissent deviner un interlocuteur bourru, emporté, plus acerbe encore que lui-même; tous deux aiment la littérature, le théâtre, l opéra, le cinéma et la télévision, ainsi que les voyages, les restaurants et les parfums. Les livres qu ils lisent, les spectacles qu ils voient suscitent des avis féroces, Courriers de Berlin est un essai monumental sur la culture d aujourd hui et ses fabricants.C est aussi un livre sur l amitié.La critique allemande a été unanime à reconnaître dans ce texte une uvre pleine d humour au style aérien.
Questionner les frontières - du monde réel, de la raison et de la folie, du silence et de la parole, ou celles des langues. Tenter de guérir d'un défaut d'origine par l'exercice de la traduction. Passer enfin de l'étude des autres ou du pastiche à l'invention de soi: telle fut l'ambition d'Adrien Pasquali, dont l'oeuvre protéiforme ressemble à une autobiographie de l'esprit. Fils d'immigrés italiens né à Bagnes (en Valais) en 1958, auteur d'une thèse de doctorat sur Ramuz et d'une ?uvre critique abondante, il était devenu l'un des meilleurs auteurs de sa génération. II s'est donné la mort à Paris en 1999, vouant sa trajectoire d'écriture à un fondamental inachèvement. " Migrant " d'une langue à l'autre d'autant plus fasciné par les récits de voyage qu'il ne voyageait pas; écrivain hanté par les pièges et les jeux du langage; chercheur curieux de génétique textuelle que le travail sur autrui ramène en définitive à soi: ce sont là les multiples facettes intimement solidaires d'Adrien Pasquali, que cette première monographie critique mettra en perspective en convoquant pour ce faire trois générations de chercheurs. Puisse-t-elle permettre de mieux faire lire et aimer la voix énigmatique de celui qui, en 1998, décrivait sa situation comme une " impasse irrésolue "... (S.D.)
Voici trois textes réunis autour d'un sujet rarement traité par Bouvier : son enfance. Dans le récit central éponyme, l'écrivain raconte les étés passés dans la propriété des grands-parents maternels et comment, petit garçon de huit ans, il triompha de l'"une des figures les plus détestées de [s]on enfance" : Bertha, la gouvernante prussienne tyrannique.
Les lettres d'Annemarie Schwarzenbach (1908-1942) à son ami Claude Bourdet - futur grand Résistant et journaliste politique qui deviendra en 1950 l'un des fondateurs de l'ancêtre du Nouvel Observateur - permettent de suivre l'évolution de cette femme écrivain, journaliste et photographe depuis ses premiers pas en littérature jusqu'à la veille de son fameux voyage Genève-Kaboul en voiture avec Ella Maillart. Certes, la voix de Claude Bourdet manque cruellement - ses lettres ont été détruites par la mère d'Annemarie après sa mort -, mais elle n'est pas totalement absente, car on en trouve des échos passionnants dans ses lettres à sa mère, la poétesse Catherine Pozzi, dont se nourrissent les notes du présent ouvrage, et dans un texte émouvant qu'il écrivit en son souvenir et qui est publié ici pour la première fois dans son intégralité. Au fil de ces lettres, envoyées des quatre coins du monde, se révèlent les multiples et parfois surprenantes facettes de la personnalité d'Annemarie Schwarzenbach: femme engagée dans la lutte contre les nazis et contre toute idéologie, femme secrète, torturée par les doutes et un mal-être profond, femme de terrain, toujours ouverte au monde, femme d'une brûlante actualité, éprise de liberté, vivant au rythme de l'écriture et d'incessants départs.
Jenna et Joanna, deux écrivaines à succès, mènent une vie tranquille entre leurs familles et les plateaux de télévision. Dans le monde simplifié qui est le leur, les livres sont devenus de banals objets, dont la valeur et l'intérêt s'arrêtent à la couverture. Présentateur, acheteur ou écrivain, plus personne ne songe à les ouvrir. Le geste est tombé dans l'oubli. Mais cette simplification va plus loin et s'étend à tous les domaines de la vie. La musique est un objet. Les enfants peuvent être des autocollants. Les amis ne sont plus qu'un mot. Il n'y a plus de for intérieur. Satire du monde du livre ou fable hyperréaliste, ce roman est avant tout une réflexion sur les façons que nous avons de vivre aujourd'hui. Dans cet univers confiné aux accents futuristes on progresse entre inquiétude et rire, pour s'apercevoir enfin que c'est de notre quotidien qu'il s'agit.